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Ponts thermiques : les identifier pour mieux les supprimer

Rédigé par ENGIE

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Les ponts thermiques sont à l’origine de 5 à 10 % des déperditions thermiques d’un logement mal isolé d’après l’ADEME. Mais lorsque le bâtiment est bien isolé, cette proportion s’envole ! Une bonne raison de les identifier et de les supprimer.

Si vous souhaitez réduire votre consommation énergétique, pas de secret ! Les travaux d'isolation restent le moyen le plus efficace. À la condition expresse de ne pas négliger la problématique des ponts thermiques. Dans le cas contraire, les effets bénéfiques des travaux d’isolation pourraient en pâtir. Mais qu’est-ce qu’un pont thermique ? Comment le localiser et traiter le problème ? ENGIE fait le point.

Une question sur les travaux d'isolation ? Nos conseillers experts sont là pour vous aider

Le pont thermique : qu’est-ce que ce “talon d’Achille” de l’isolation ?

Le terme “pont thermique” désigne une zone d’un bâtiment présentant une résistance thermique moindre, desquelles d’importantes pertes de chaleur sont constatées. 

Il s’agit d’un défaut d’isolation : à ce point spécifique de la construction, l’isolation est moins performante et/ou moins présente que dans le reste du logement, voire rompue. Soit parce que l’isolation y est discontinue, que l’isolation y soit absente ou que le matériau isolant s’est détérioré.

Les ponts thermiques causent des pertes de chaleur qui peuvent être massives, pesant fortement sur votre facture énergétique.

Pont thermique : à quoi est-il dû ? 

Cette faille dans l'isolation de votre habitation peut avoir des causes variées. Parmi les origines les plus courantes, la mauvaise conception de l'ouvrage est celle que l'on retrouve le plus souvent. Toutefois l’utilisation d'équipements et de matériaux peu performants, de mauvaise qualité ou inadéquats est également une explication commune. 

Les trois types de ponts thermiques

On dénombre trois familles de ponts thermiques, déterminées selon l'emplacement et l'origine de ces derniers.

  • Les ponts thermiques linéiques correspondent à une déperdition de chaleur située à la jonction entre deux parois connexes et juxtaposées l’une à l’autre. Il peut s'agir de la jonction entre deux murs extérieurs, entre la dalle et un mur extérieur ou encore entre un mur porteur et la dalle ou le plafond.
  • Les ponts thermiques dits ponctuels, ou 3D, apparaissent quant à eux au point de jonction entre au moins trois structures différentes : la dalle et le coin entre deux murs extérieurs par exemple. 
  • Les ponts thermiques structurels se présentent lorsque la technique d’isolation mise en œuvre est mauvaise ou que l’isolant est de faible qualité. On constate alors une déperdition de chaleur au niveau de la structure des ouvertures. Des brèches d'isolation dues à l'installation de clou, de vis ou de fixation peuvent également se manifester, de même qu’à la sortie vers l'extérieur de câbles électriques.

Quelles sont les principales conséquences d’un pont thermique ? 

Inconfort, dépenses énergétiques en hausse et dégradation à long terme du logement sont les trois principales conséquences de la présence de ponts thermiques.

Un logement inconfortable

Avez-vous déjà eu cette sensation de courant d'air froid à l'intérieur alors que le chauffage de votre logement fonctionne ? Cette sensation de parois froides en hiver, source d'inconfort, est la conséquence directe de la présence de ponts thermiques dans votre habitation. 

À noter que l'été, vos murs auront tendance à accumuler et à diffuser la chaleur du soleil, ce qui ne joue pas non plus en faveur de votre confort thermique ! 

Dégradation de votre logement : les ponts thermiques en cause

En présence de pont thermique, un phénomène de condensation peut apparaître dans votre habitation. Avec l'accumulation d'humidité, l'isolant placé à proximité a de grandes chances de se dégrader. Plus grave encore, la structure même du mur peut, à long terme, être atteinte.

De plus, l'humidité favorise le développement de moisissures et de champignons, surtout lorsque les ponts thermiques sont assortis d'une mauvaise ventilation. Chez les sujets les plus sensibles (enfants, personnes âgées, personnes à la santé fragile), ces champignons et moisissures peuvent générer des irritations ou des allergies.

Des dépenses énergétiques accrues en cas de ponts thermiques

Enfin, les ponts thermiques ont une incidence financière. Dans un logement inconfortable, les habitants ont tendance à augmenter la température du chauffage ou de la climatisation. Les besoins énergétiques sont de fait beaucoup plus élevés que dans un bâtiment bien isolé… De même que le sont les factures ! 

Même s'il est difficile d'évaluer financièrement l'impact des ponts thermiques, on mesure l'importance de limiter toutes les sources de déperdition de chaleur quand on sait que la facture moyenne annuelle de chauffage des Français s'élève à 1661 € (1). Le chauffage représente ainsi 67 % de la consommation énergétique des foyers français. 

J’isole mon logement avec ENGIE

À noter que même dans les bâtiments à faible consommation énergétique, les ponts thermiques peuvent avoir un impact négatif : ils peuvent parfois gêner leur labellisation(2).

Quel est le poids des ponts thermiques dans les déperditions de chaleur d’un logement ?

Le pourcentage de déperdition de chaleur due aux ponts thermiques est fonction de la qualité de l’isolation d’un bâtiment. Plus l’isolation d’une construction est performante, plus la part des ponts thermiques dans les déperditions de chaleur y est importante (> 30 %) mais pour un volume total de déperdition faible (< 0,3 W/m²K) (2)

Inversement, dans un bâtiment non isolé, les ponts thermiques ne représentent qu'un pourcentage limité (< 20 %) de déperditions totales fortes (> 1W/m²K) (2).

Où trouve-t-on les ponts thermiques le plus souvent ? 

Les principaux ponts thermiques se situent à la jonction des différentes parties d’un bâtiment.

On croise donc très communément des ponts thermiques aux endroits suivants : 

  • Entre les murs et les planchers ;

  • Entre les façades et les murs porteurs intérieurs ; 

  • Entre les murs de façades et les toitures ;

  • Entre les murs et les menuiseries des fenêtres.

En France, les ponts thermiques représentent une part importante des déperditions énergétiques. Les bâtiments construits dans les années 1950 à 1970 sont les plus atteints, du fait de leurs dalles en béton et de leur isolation médiocre car à l’époque il n’existait presque aucune norme en matière d’isolation. Quant à la "vieille pierre", elle dispose de relativement bonnes propriétés isolantes. C'est la raison pour laquelle les bâtiments anciens (comme les immeubles haussmanniens par exemple) ne sont pas nécessairement les plus mal isolés, du moins pour ce qui est de la structure elle-même. Ils peuvent en revanche présenter de nombreux ponts thermiques, notamment au niveau des fênetres si elles sont d'époque. 

Quels sont les ponts thermiques auxquels on ne pense pas immédiatement ?

Toutes les ouvertures de la maison sont de potentielles sources de ponts thermiques : les portes, les fenêtres, les vérandas, les loggias. Mais d’autres ponts thermiques existent, auxquels on pense moins : 

  • La liaison entre les murs de l’habitation et la dalle de béton du balcon ;

  • Au niveau des ouvertures au niveau de la toiture (velux, cheminée, etc.) ;

  • Au niveau des trous d’air consécutifs à l’installation de prises électriques ou de sorties de câble.

Réalisez des travaux d’isolation à la maison

Comment repérer la présence d’un pont thermique ?

Vous pensez que des ponts thermiques entravent la performance de votre logement ? Voici trois façons de les repérer, de la moins fiable à la plus fiable. 

Vous pouvez d'abord utiliser votre ressenti : vous avez une sensation de froid alors que la pièce est chauffée, vous constatez des points de moisissures, les parois sont froides ou à l’inverse chaudes.

Pour un peu plus d’exactitude, vous pouvez utiliser une caméra infrarouge. Celle-ci mesure la température des matériaux à distance. Attention, ce matériel n'est toutefois pas d'une précision ultime : seules les variations de température très importantes sont relevées.

Si vous souhaitez opter pour la solution la plus fiable de détection des ponts thermiques, commandez auprès d'un expert en isolation (de préférence RGE) un diagnostic thermique de votre logement. Grâce à lui, vous aurez par ailleurs l’évaluation du coût des déperditions induites, et disposerez de pistes pour améliorer la performance énergétique de votre logement (isolation en général, éclairage, ventilation, équipement…).

Comment vous débarrasser des ponts thermiques chez vous ?

Selon les endroits où apparaissent les ponts thermiques, les actions à mener pour vous en débarrasser peuvent diverger. Vous serez ainsi peut-être amenés à revoir l’isolation des murs, l’isolation des fenêtres, l'isolation des planchers bas ou encore l’isolation des portes.

Sur un bâtiment non ou mal isolé, le plus rapide et le plus économique consiste dans une isolation par l’intérieur des murs (assemblage de Placoplatre BA 13 et d'une couche de polystyrène, par exemple). Cette solution ne traite cependant pas l'origine du pont thermique, contrairement à l’isolation par l’extérieur, plus aboutie, qui annihile ou réduit considérablement les ponts thermiques.

En effet, une isolation par l’extérieur crée une enveloppe isolante tout autour du logement. Avec ce procédé, on améliore la performance thermique en suivant les étapes suivantes :

  • Projections d’enduits isolants ou pose d’isolants en panneaux ;

  • Projection d’enduit de marouflage ; 

  • Pose de treillis d’armature ;

  • Projection d’un enduit de finition. 

Le plus ? On évite la perte d’espace à l’intérieur ! 

L'isolation des plafonds et peut-être plus encore des planchers (par une dalle flottante ou un système maçonné) sont tout aussi indispensables.

Pour lutter contre les ponts thermiques, il est également recommandé d'utiliser des rupteurs de ponts thermiques. Ces dispositifs agissent contre les déperditions de chaleur aux points de jonction à risque, tels que la jonction dalle/balcon, plancher/mur extérieur, plancher/balcon…

N’oubliez pas non plus d’isoler les fenêtres ou les changer pour faire disparaître les ponts thermiques (notamment si on a des fenêtres simples vitrage et/ou cadre en aluminium). 

À noter enfin que la précision du travail effectué est très importante lorsqu’il s’agit de travaux d’isolation du logement et de réduction des ponts thermiques. Le choix du professionnel qui effectuera les travaux, de préférence RGE, ne doit donc pas être négligé. Il faut donc garder en mémoire que le devis le plus attractif ne sera pas forcément celui qui coûte le moins cher.

Travaux de reprise d’isolation : quelles sont les aides ? 

Sous conditions de ressources et de nature des travaux, vous pouvez prétendre à des aides et financement de l'Etat  : MaPrimeRénov', Éco-PTZ, TVA à taux réduit, Prime Économies d’Énergie D’ENGIE.

Pont thermique : ce qu'il faut retenir

  1. On appelle pont thermique une zone particulière d’un bâtiment où l’isolation est moins performante, provoquant une déperdition de chaleur plus importante que dans le reste de l'habitation.

  2. Préjudiciables à la fois en termes de confort, de salubrité du logement, de conservation du bâtiment, les ponts thermiques démultiplient également les dépenses d’énergie… Et le montant de votre facture !

  3. Pour s’en débarrasser, des travaux d’isolation doivent être menés. Privilégiez l’intervention d’un spécialiste qualifié RGE : non seulement il les détectera avec plus de précision, mais il mettra en œuvre les techniques efficaces pour en venir à bout.

  4. Il vous permettra en outre de bénéficier des aides mobilisables, sous réserve de remplir les conditions d’éligibilité : MaPrimeRénov', Éco-PTZ, TVA à taux réduit ou encore la Prime Économies d’Énergie D’ENGIE.

Comment estimer le montant des aides auxquelles je peux prétendre ?

Pour vous aider à y voir clair sur votre budget avant de lancer vos travaux, nous avons développé un outil pour évaluer le montant des aides dont vous pourriez bénéficier, notamment de la Prime Économie d’Énergie d’ENGIE.

Quels sont les avantages d’une bonne isolation thermique ?

Confort en hausse, consommation d’énergie et impact environnemental en baisse sont les atouts les plus connus d’une bonne isolation. Mais saviez-vous qu’un logement peu énergivore (classe A, B ou C) est également valorisé lors d’une vente ou d’une mise en location par rapport à un logement de classe G. C’est ce qu’on appelle la valeur verte.

En dehors des ponts thermiques, quels sont les travaux de rénovation énergétique prioritaires ?

En général, l’isolation est le point le plus critique des maisons peu performantes. Lorsqu’on souhaite réaliser des travaux de rénovation, il est donc recommandé de revoir ce point en premier, avant de s’intéresser à la ventilation et au changement d’énergie et/ou d’équipements.

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