Dossier ENGIE
Humidité dans la maison : comment l’identifier, comprendre sa cause et la traiter ?
Buée, moisissures ou odeurs de renfermé : l’humidité dans une maison ne passe jamais inaperçue ! Pour retrouver un intérieur sain et confortable, suivez le guide !
Résumé de l'article
- Une maison humide se repère par des signes visibles : buée et condensation sur les vitres, moisissures, odeurs de renfermé, peinture qui cloque ou papier peint qui se décolle.
- Identifier la cause est indispensable : la condensation vient souvent d’un excès de vapeur d’eau et d’une mauvaise ventilation, tandis que les infiltrations d’eau viennent de l’extérieur et les remontées capillaires remontent depuis le sol.
- Le taux d’humidité idéal dans un logement se situe entre 45 % et 60 % : au-dessus, l’humidité excessive peut entraîner des moisissures et des problèmes respiratoires, et en dessous l’air trop sec devient irritant.
- Des gestes simples réduisent déjà l’excès d’humidité : aérer 5 à 10 minutes matin et soir, utiliser hotte et extraction en salle de bain, vérifier la VMC (ventilation mécanique contrôlée), limiter le linge qui sèche dedans et maintenir une température stable.
- Si le problème persiste, des travaux sont souvent nécessaires : améliorer l’isolation, remplacer des fenêtres, traiter les murs humides (drainage, barrière étanche) et installer un système de ventilation performant (simple flux hygro, double flux) pour assainir durablement l’air ambiant.
Une question sur les travaux ? Nos conseillers experts sont là pour vous aider
Une maison trop humide peut rapidement devenir inconfortable. Pourtant, des solutions parfois très simples peuvent suffire à chasser buée et condensation. Alors, comment repérer d’où vient l’humidité (condensation, infiltrations, remontées capillaires) ? Et comment, entre gestes simples du quotidien et travaux de plus grande ampleur, se débarrasser de l’humidité dans une maison ? Les réponses adaptées à chaque cas sont dans cet article.
À quoi reconnaît-on une maison humide ?
Les signes visibles
L’humidité dans une maison se manifeste souvent par des signes simples à repérer :
Une buée persistante sur les fenêtres et une condensation excessive sur vitres, surtout le matin ou après une douche. Il s’agit du signe le plus flagrant d’un air trop chargé en vapeur d’eau.
Une peinture qui cloque, un papier peint qui se décolle, notamment dans les angles et autour des fenêtres.
Des traces de moisissures sur les murs et plafonds (souvent noires ou verdâtres), qui indiquent une humidité installée depuis quelque temps.
Des odeurs de renfermé qui témoignent d’un mauvais renouvellement de l’air.
Si vous constatez l’un ou l’autre de ces indices, ne tardez pas à adopter les bons gestes pour assainir votre intérieur.
Les signes ressentis
Quand certains signes de l’humidité se voient, d’autres sont plus de l’ordre du ressenti :
vous avez froid, même lorsque le chauffage fonctionne et que la température indiquée est convenable ;
vous rencontrez des difficultés à chauffer votre maison, malgré un chauffage performant : l’air humide nécessite davantage d’énergie pour atteindre la même température de confort ;
vous avez la sensation que l’air est “lourd”.
Cette atmosphère peut-être le signe que votre maison est trop humide et qu’il est temps d’agir efficacement pour retrouver un intérieur sain.
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Comment savoir d’où vient l’humidité ?
Avant de choisir la solution adaptée pour réduire l’humidité, il est d’abord nécessaire d’en comprendre l’origine. Car, d’une cause à l’autre, les remèdes ne seront pas nécessairement les mêmes.
La condensation
Commençons par la cause la plus fréquente de l’humidité dans les logements : la condensation.
Dans les maisons plutôt bien isolées mais mal ventilées, il n’est pas rare de voir se former des gouttelettes d’eau sur les surfaces froides de votre habitation, comme vos vitres voire un mur. Cette condensation, issue de la vapeur d’eau produite à l’intérieur (douche, cuisson, respiration, linge qui sèche…), peut alors favoriser l’apparition de moisissures ou d’odeurs désagréables.
Les infiltrations d’eau
Contrairement à la condensation, produite par les activités à l’intérieur de la maison, les infiltrations résultent d’une entrée d’eau dans vos murs depuis l’extérieur :
une toiture endommagée,
une fissure dans une façade,
des joints de menuiseries fatigués
des gouttières bouchées, etc.
Si vous constatez des taches irrégulières, la peinture d’un mur qui s’effrite ou qui cloque, la tapisserie qui se décolle, il est possible que vous soyez en présence d’une infiltration.
Attention ! Plus le problème dure, plus la structure peut être fragilisée. Il s’agit donc d’un sujet à prendre au sérieux.
Les remontées capillaires
Alors que dans le cas d’une infiltration, l’humidité vient du haut, cette dernière remonte depuis le sol à travers les murs (comme l’eau dans une éponge) dans le cas des remontées capillaires.
On trouvera ce type de problème dans les bâtiments anciens, dont les barrières étanches laissent à désirer, et on le reconnaîtra aux symptômes suivants :
tâches à la base des murs,
plinthes abîmées
odeurs persistantes d’humidité.
Condensation, infiltrations, remontées capillaires : comment les distinguer ?
Identifier la bonne cause, c’est déjà la moitié de la solution ! Pour comprendre la cause de l’humidité de votre maison, voici un tableau récapitulatif.
Type d’humidité |
Origine |
Où apparaît-elle ? |
Signes caractéristiques |
|---|---|---|---|
Condensation |
Beaucoup de vapeur d’eau produite à l’intérieur combinée à une mauvaise ventilation |
Vitres, angles, murs froids |
Buée, Gouttelettes, Moisissures superficielles, Odeur de renfermé |
Infiltrations d’eau |
Entrée d’eau par l’extérieur (toiture, façade, fenêtres, gouttières) |
Zones localisées, souvent en hauteur ou sur un mur exposé |
Taches irrégulières, Mur humide, Enduit qui s’effrite |
Remontées capillaires |
Humidité du sol qui remonte dans les murs |
Base des murs, plinthes |
Taches horizontales, Salpêtre, Décollement des revêtements |
Comment mesurer le taux d’humidité ?
Vous souhaitez vérifier si l’air de votre logement est équilibré ou trop humide ? Mesurez le taux d’humidité.
Quel est le taux d’humidité idéal dans une maison ?
Dans une habitation, le taux d’humidité recommandé se situe entre 45 % et 60 %. En dessous, l’air devient trop sec ; au-dessus, l’excès d’humidité favorise la condensation, l'apparition de moisissures et des conséquences directes sur votre bien-être ainsi que sur la santé des occupants.
Quels sont les risques pour la santé ?
Un air trop humide peut avoir des répercussions sur la santé. Il favorise notamment l’apparition d’allergies et d’irritations respiratoires. L’humidité excessive crée aussi un environnement propice au développement des moisissures et des acariens, deux facteurs qui peuvent aggraver l’asthme ou déclencher des réactions chez les personnes sensibles. Inversement, un air trop sec peut entraîner des maux de gorge ou des irritations.
Les outils de mesure
Pour connaître précisément le taux d’humidité d’une pièce, plusieurs outils simples peuvent vous aider :
L’hygromètre : posé dans une pièce, il affiche en quelques secondes le taux d’humidité de l’air. C’est l’outil le plus courant et le plus fiable pour vérifier si votre logement se situe dans la zone de confort ou s’il est trop humide.
Le thermomètre, qui permet d’identifier les zones froides (murs ou fenêtres), là où la condensation risque de se former en priorité.
les capteurs connectés, qui mesurent l’humidité en continu et vous alertent en cas de dépassement du seuil idéal.
Comment déshumidifier simplement une maison ?
Avant d’entreprendre des travaux de grande ampleur, plusieurs gestes simples permettent déjà de réduire efficacement l’humidité. Faciles à mettre en place, ils peuvent suffire à améliorer votre confort intérieur.
Aérer quotidiennement
La première solution consiste à aérer largement 5 à 10 minutes matin et soir. Pensez à laisser les portes intérieures ouvertes, vous créerez ainsi un courant d’air facilitant le renouvellement de l’air. Après une douche ou une séance de cuisson, aérer également. La vapeur d’eau pourra s’évacuer avant de se déposer sur les murs.
N’obstruez pas les grilles d’aération. Même si l’on a parfois l’impression de « perdre de la chaleur », elles garantissent un renouvellement d’air indispensable pour éviter la condensation.
Enfin, utilisez les hottes et ventilations spécifiques à la cuisine et à la salle de bain si vous en avez. Laissez les fonctionner 10 à 15 minutes après la fin de votre activité, le temps que toute l’humidité soit expulsée.
Installer des déshumidificateurs
Les déshumidificateurs électriques peuvent aussi être utiles dans des pièces très humides et/ou difficiles à ventiler. Ils fonctionnent en aspirant l’air, en le refroidissant pour en extraire l’humidité, puis en restituant un air plus sec. Certains modèles des plus robustes sont capables d’extraire plusieurs litres d’eau par jour.
Adopter de bonnes pratiques
Pour améliorer la qualité de l’air et le confort de votre logement, d’autres gestes simples peuvent être adoptés :
Mettez des couvercles sur les casseroles : non seulement la cuisson sera plus rapide (et vous ferez des économies d’énergie), mais en plus, vous dégagerez moins de vapeur d’eau.
Évitez de sécher le linge à l’intérieur si vous en avez la possibilité.
Chauffez de manière régulière, plutôt que par à-coups : un air trop froid favorise la condensation.
Prenez des douches plus courtes et moins chaudes pour limiter la production de vapeur.
Faites réviser régulièrement votre VMC : des bouches propres et un débit d’air perceptible à la main permettent de mieux ventiler l’air et vous débarrasser plus facilement de l’humidité.
Éloignez les meubles des murs froids de quelques centimètres pour permettre à l’air de circuler.
Limitez les textiles épais (tapis, moquettes) dans les pièces humides.
Surveillez les zones à risque (angles, derrière les armoires, autour des fenêtres) et nettoyez immédiatement toute trace de moisissure.
Et pour aller plus loin ?
Si les bonnes pratiques du quotidien ne réduisent pas suffisamment l’humidité, des travaux de plus grande ampleur seront sans doute à envisager. Ces interventions corrigent les causes profondes : mauvaises performances thermiques, ventilation insuffisante ou défauts structurels.
Renforcer l’isolation thermique
Corriger les performances thermiques en demi-teinte de votre logement vous permettra de retrouver un certain confort : en réduisant les ponts thermiques et en isolant mieux vos murs, vous limiterez les zones froides propices à la formation de la condensation.
Notez qu’isoler les murs, la toiture ou les planchers bas vous permettra aussi de stabiliser la température intérieure.
Côté matériaux, on privilégiera des isolants adaptés aux parois humides (laine de roche, isolants respirants), qui laisseront les murs sécher tout en améliorant leur performance thermique.
Même si ces interventions sont accessibles à des bricoleurs chevronnés, mieux vaut faire appel à l’expertise d’un professionnel.
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Remplacer des fenêtres
De la même manière, remplacer d’anciennes menuiseries peu étanches par du double vitrage (voire un triple vitrage dans les zones très froides) réduit la condensation et les courants d’air froid. Vous limiterez ainsi l’apparition de gouttelettes et de moisissures autour des fenêtres.
Traiter les murs humides
Lorsque l’humidité est structurelle, des travaux plus spécifiques s’imposent :
un drainage extérieur pour évacuer l’eau au pied des murs ;
l’injection d’une barrière étanche contre les remontées capillaires ;
la reprise des enduits pour permettre au mur de respirer ou pour protéger durablement la façade.
Rénover ou installer une ventilation performante
Enfin, pour maintenir un air sain et éviter que l’humidité ne s’accumule, ne négligez pas la ventilation. Vous pouvez opter, selon la configuration de votre logement, pour :
une VMC simple flux hygroréglable, qui adapte automatiquement le débit selon l’humidité ;
une VMC double flux, qui renouvelle l’air optimal et limite les pertes de chaleur ;
un système connecté, capable de suivre le taux d’humidité en temps réel et d’ajuster le débit de ventilation.
Humidité dans une maison : ce qu'il faut retenir
L’humidité dans une maison se repère facilement : buée persistante, moisissures, peinture qui cloque, odeurs de renfermé…
Identifier la cause est essentiel pour prendre les bonnes mesures. Condensation, infiltrations ou remontées capillaires n’ont pas les mêmes origines ni les mêmes solutions.
Le taux d’humidité idéal se situe entre 45 % et 60 %. Au-delà, l’inconfort augmente et les risques pour la santé (allergies, problèmes respiratoires) s’accentuent.
Des gestes simples peuvent déjà faire la différence : aérer régulièrement, utiliser hotte et VMC, éviter de sécher le linge à l’intérieur, maintenir une température stable, surveiller les zones sensibles.
Pour gagner durablement en confort, des travaux ciblés peuvent être nécessaires : isolation, remplacement des fenêtres, drainage, barrière anti-remontées capillaires ou installation d’une ventilation performante.
Ma VMC fait du bruit : est-ce lié à l’humidité ?
Une VMC saturée d’humidité peut produire un bruit inhabituel (sifflement, vibration). Nettoyez régulièrement les bouches, le caisson et les filtres pour rétablir un fonctionnement normal. Si le bruit persiste, demandez à un professionnel une révision complète.
Est-il dangereux de vivre dans une maison humide ?
Sans être dangereuse à proprement parler, une maison humide dégrade votre confort de vie et peut, à terme, engendrer des problèmes respiratoires, notamment parce qu’elle favorise le développement de moisissures, d’acariens et de bactéries.
L’humidité peut-elle venir d’un air trop froid ?
Oui, lorsque l’air intérieur est trop frais, la vapeur d’eau qu’il contient se condense plus facilement sur les parois froides (fenêtres, murs) et génère de l’humidité. Maintenir une température régulière et aérer deux fois par jour aide à limiter ce phénomène.