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DPE G : que faire pour en sortir ? Notre guide
Votre maison ou votre appartement est classé G au DPE ? Qu’est-ce que cela implique ? Et comment sortir de ce statut de passoire énergétique ? Découvrez-le en suivant les conseils d’ENGIE.
Factures anormalement élevées pour un usage normal, confort thermique déplorable en hiver comme en été : vivre dans une passoire thermique n’est pas des plus agréables. À tel point que le Gouvernement a annoncé leur retrait progressif du marché de la location. Alors, quelles caractéristiques partagent les logements classés G au DPE ? Et comment faire pour sortir du statut de passoire thermique si votre logement est concerné ? ENGIE vous en dit plus.
Réalisez des travaux d’isolation à la maison
Qu’est-ce qu’un DPE de classe G ?
Diagnostic immobilier obligatoire depuis 2006, le diagnostic de performance énergétique ou DPE évalue la performance énergétique d’un logement, à faire réaliser par un diagnostiqueur certifié. En fonction des résultats, il permet d’attribuer une étiquette énergie de A à G au bien immobilier, A étant la classe énergétique des logements les plus sobres énergétiquement, G celle des logements les plus énergivores (également dits “passoires énergétiques” ou “passoires thermiques”). Il attribue en outre une étiquette climat, mesurant la quantité de gaz à effet de serre produite par l’habitation.
Le DPE est obligatoire pour les ventes et locations
Le DPE est obligatoire pour la vente ou la location d’une maison ou d’un appartement. Depuis le 1er juillet 2021, il est par ailleurs opposable au vendeur et au bailleur.
Cela signifie que lorsqu’il y a eu volonté délibérée de duper l’acheteur ou le locataire quant à la véritable classe énergétique du bien, ces derniers ont légalement le droit de se retourner contre le vendeur ou le bailleur.
Les caractéristiques d’un logement de classe G au DPE
Une maison ou un appartement de classe énergie G au DPE est un bien extrêmement peu performant d’un point de vue énergétique. Il consomme beaucoup d’énergie : plus de 420 kWh/m² de consommation annuelle en énergie primaire. D’autre part, ses émissions de gaz à effet de serre dépassent les 100 kg CO2 eq/m².an.
À titre de comparaison, un logement classé A présente une consommation moyenne de 50 kWh/m².an et une émission de gaz à effet de serre de 5 kg eq CO2/m²/an.
Le cas particulier des logements situé à plus de 800 m d'altitude et dans une zone climatique froide
Les besoins énergétiques de ces logements sont particuliers compte tenu des conditions climatiques extrêmes. C’est pourquoi les critères pour fixer la classe de DPE sont plus souples :
La consommation d’énergie doit être supérieure à 500 kWh/m²/an ;
Les émissions doivent être supérieures à 110 kg de dioxyde de carbone eq/m².an.
Le 1er janvier 2018, la France comptait 29 millions de résidences principales, parmi lesquelles 17% étaient qualifiées de passoires thermiques. Les biens étiquetés F et G au DPE représentent en effet 4,8 millions de logements.
La consommation d’un logement de classe G au DPE
Un logement classé G au DPE est un logement pour lequel les dépenses énergétiques sont élevées. Voici, en moyenne, ce que consomment diverses catégories de passoires thermiques en moyenne par an.
Surface du logement |
Moyenne des consommations énergétiques par an d’un logement classé G au DPE* |
Moyenne des consommations énergétiques par an d’un logement classé C au DPE** |
|---|---|---|
Studio de 20m² |
8 400 kWh |
3 600 kWh |
T2 de 35m² |
14 700 kWh |
6 300 kWh |
T3 de 55m² |
23 100 kWh |
9 900 kWh |
T4 de 80m² |
33 600 kWh |
14 400 kWh |
Maison de 100m² |
42 000 kWh |
18 000 kWh |
Maison de 120m² |
50 400 kWh |
21 600 kWh |
Maison de 150m² |
63 000 kWh |
27 000 kWh |
*Sur la base d’une consommation minimale de 420 kWh/m² ** Sur la base d’une consommation maximale de 180 kWh/m²/an |
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En conclusion, un logement classé G au DPE consomme 133% d’énergie en plus qu’un logement plutôt performant d’un point de vue énergétique !
Qu’implique un DPE de classe G ?
Dans la majorité des cas en cas de vente d’un bien immobilier ou d’une mise en location, le DPE est obligatoire. Les exceptions, c’est-à-dire, les biens non soumis au DPE, sont en effet rares. Pourquoi ? Parce que le DPE permet aux futurs acquéreurs de disposer d’une estimation des dépenses énergétiques du logement. Ils peuvent ainsi mieux anticiper le coût des factures en matière de chauffage, d'eau chaude sanitaire, de climatisation, d’éclairage, de ventilation…
Dans cette logique d’information et de protection des locataires et des acheteurs, la loi Climat et Résilience prévoit un cadre légal spécifique en matière de vente et de mise en location des biens classés G au DPE.
L’interdiction progressive de la mise en location des passoires énergétiques
Depuis le 24 août 2022 en métropole, il est interdit, pour les bailleurs et propriétaires louant des biens classés G et F au DPE, d’augmenter le loyer. Cette interdiction vaut au changement de locataire, au renouvellement du bail ou pendant le bail.
Par ailleurs, la loi Climat et Résilience prévoit qu’à partir du 1er janvier 2023, les logements consommant plus de 450 kWh d’énergie finale par m² et par an (les “pires” logements notés G au DPE) soient considérés comme non décents. Il est donc interdit de conclure un nouveau bail pour ces biens sur le marché locatif en France.
De plus, au 1er juillet 2024, l’interdiction d'augmentation des loyers en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte pour les logements de classe G et F au DPE, entrera en vigueur.
Enfin, à partir du 1er janvier 2025, tous les logements classés G, en raison de leur non-respect des critères de décence, seront interdits à la mise en location.
L’audit énergétique obligatoire avant la mise en vente des passoires énergétiques de DPE G
La loi Climat et Résilience prévoit également depuis le 1er avril 2023 l’obligation de réaliser un audit énergétique avant la mise en vente de passoires thermiques (maisons et des immeubles en mono propriété notés G ou F). Cette disposition fait de l’audit énergétique une annexe obligatoire au Dossier de diagnostic technique (DDT).
Propriétaire d’un logement classé G au DPE : quels travaux réaliser ?
Pour sortir du statut de passoire thermique, de nombreux travaux de rénovation peuvent être envisagés. Avant toute chose, pensez à réaliser un audit énergétique afin de bénéficier de plusieurs scénarios de travaux énergétiques. Pratique, même si vous n’avez pas l’intention de vendre ou de louer !
Ainsi, en fonction des points faibles de l’appartement ou de la maison, vous distinguerez les travaux prioritaires permettant d’aller vers un logement performant des travaux les moins indispensables. Vous profiterez également d’un calendrier de travaux clair, d’une estimation de coût et d’une estimation des bénéfices attendus.
Les travaux d’isolation thermique par l’extérieur ou par l’intérieur sont des incontournables pour sortir d’une classe G au DPE. Prioriser l’isolation des combles, en raison des déperditions majeures engendrées par une toiture mal isolée. Si vous le pouvez, utilisez un isolant biosourcé : ils sont utilisables aussi bien pour une isolation par l’intérieur entre les chevrons ou pour une isolation des combles perdus.
En dehors de l’isolation, les travaux suivants sont les bienvenus pour renforcer la performance énergétique de votre logement :
- Le changement des fenêtres, en installant du double ou du triple vitrage. A minima, pensez à isoler vos fenêtres existantes ;
- La mise en place d’un système de ventilation efficace (VMC simple flux ou VMC double flux) ;
- Le remplacement de votre système de chauffage, comme le remplacement d’une chaudière fioul par une chaudière à granulés ;
- Le changement des appareils électriques pour des appareils avec une classe énergétique correcte ;
- L’installation de protections solaires et de volets…
Pourquoi réaliser ces travaux ?
Outre qu’ils sont nécessaires pour louer, ces travaux de rénovation énergétique permettent à la valeur de votre bien d’augmenter, à la vente comme à la location. C’est ce que l’on appelle la valeur verte, c’est-à-dire l’impact positif ou négatif du DPE sur les prix de vente des biens.
En effet, on remarque que les biens immobiliers mal classés au DPE (logement de classe G) subissent une décote de 2 à 18 % par rapport à un logement de référence de classe D.
À l’inverse, il existe une surcote pour les biens immobiliers classés A ou B au DPE.
La valeur verte exprime donc la hausse de valeur d’un bien doté d'une meilleure performance énergétique et environnementale par rapport à un autre, toutes choses égales par ailleurs (superficie, localisation, exposition…)
Quelles aides pour sortir du statut de passoire thermique ?
De nombreuses aides sont accessibles aux propriétaires occupants ou bailleurs d’une maison ou appartement de classe énergie G, afin qu’ils rénovent leur logement d’un point de vue énergétique :
MaPrimeRénov’, dont le bonus « sortie de passoire thermique » dédié aux biens notés G ou F sur leur DPE : gain financier supplémentaire allant jusqu’à 1 500 € ;
Les Certificats d’économies d’énergie tels que la Prime Économie d’Énergie d’ENGIE ;
Les aides des collectivités locales ;
Les aides d’Action Logement ;
La TVA à 5,5 %…
Locataire d’un logement de classe G : comment agir pour réduire la note énergétique de votre habitation ?
Même si peu de locataires franchissent le pas et entreprennent des travaux de rénovation énergétique à leurs frais, sachez que vous avez également droit à des aides, telles que la Prime Économie d’Énergie d’ENGIE ou encore le chèque énergie. Pensez toutefois à obtenir l’accord de votre propriétaire sur les travaux à réaliser si vous souhaitez vous lancer.
Vous pouvez également inciter votre propriétaire à engager des travaux de rénovation dans le bien que vous occupez. Rappelez-lui qu'il est éligible, en tant que bailleur, à certaines aides. Vous pouvez également mentionner le fait qu’in fine, la valeur marchande de son bien n’en sera que renforcée. Sachez toutefois qu’il ne peut pas être contraint de les réaliser en cours de bail. En revanche, si le bail arrive à son terme, même par renouvellement tacite, il sera contraint de réaliser des travaux si le bien consomme plus de 450 kWh/m²/an pour continuer à le louer.
Enfin, il est intéressant de noter que certains gestes abordables au quotidien permettent de réduire la note énergétique d’un logement de classe G. Abaissez la température du chauffage selon les recommandations de l’ADEME, à savoir :
19° dans les pièces de vie ;
17°/18° dans les chambres ;
Baisser le chauffage la nuit et dans les pièces inoccupées.
Abaissez la température de chauffe de votre eau chaude sanitaire si vous avez la possibilité de la choisir et utilisez des régulateurs de débit. Mettez des rideaux épais aux fenêtres et aux portes, et veillez à fermer les volets la nuit. Changez les luminaires pour des ampoules LED et de matériel électrique pour des modèles moins énergivores. Limitez en outre le nombre d’appareils en veille : pensez à les éteindre voire à les débrancher. Enfin, suivez votre consommation : Nos clients ENGIE ayant eu un suivi régulier sur Ma conso ont réduit en moyenne de 12% leur consommation d’électricité(1).
DPE G : ce qu'il faut retenir des actions à mener
Le Diagnostic de Performance Énergétique, ou DPE, est un diagnostic obligatoire dans le cadre d’une vente ou de la mise en location d’un bien immobilier. Comme son nom l’indique, il évalue la performance du logement et lui attribue une lettre, de A à G.
Un DPE de classe G qualifie les logements les plus énergivores. Une partie d’entre eux ne remplissent d’ailleurs plus les critères de décence imposés par la loi. Depuis le 1er janvier 2023, les logements consommant plus de 420 kWh/m² d’énergie primaire et rejetant plus de 100 kg CO2 eq/m²/an ne peuvent plus être loués. Ils doivent en outre faire l’objet d’un audit énergétique obligatoire en cas de vente, en plus du DPE.
Pour sortir du statut de passoire thermique, des travaux d’isolation, de changement de système de ventilation, d’ouvertures et de chauffage sont nécessaires. Pour aider les propriétaires, des aides sont mobilisables, telles que MaPrimeRénov’ ou encore la Prime Économie d’Énergie.
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Il faut savoir qu’un locataire peut, avec l’accord du propriétaire, engager des travaux de rénovation énergétique dans un logement classé G au DPE. Il peut également toucher des aides pour les réaliser Toutefois, au vu de l’importance des travaux à réaliser, la charge revient le plus souvent aux propriétaires bailleurs.
Toutefois, si vous occupez un logement au DPE G et souhaitez limiter vos dépenses énergétiques, pensez aux écogestes et au suivi de votre consommation !
Comment suivre ma consommation d’énergie au jour le jour ?
ENGIE met à disposition de ses clients l’outil Ma conso. Facile à utiliser, il vous permet de suivre l’évolution de vos consommations sur votre ordinateur ou votre téléphone. Vous recevez même des notifications en cas de variation brutale de vos niveaux de consommation.
Quelles sont les aides à la rénovation pour les propriétaires bailleurs ?
Outre les aides classiques (MaPrimeRénov’, Prime Économie d’Énergie d’ENGIE, Éco-prêt à taux zéro ou encore la TVA à 5,5%), des dispositifs fiscaux peuvent alléger le coût des travaux et être ainsi considérés comme des aides pour les bailleurs : mécanisme du déficit foncier, dispositif Loc’Avantages, dispositif dit Denormandie.