Dossier ENGIE
Installation d’un sous compteur électrique
Vous partagez un logement ou gérez une location ? L’installation d’un sous-compteur permet de suivre précisément la consommation électrique d’une pièce ou d’un équipement. À la clé : une meilleure répartition des charges et un contrôle renforcé sur vos dépenses énergétiques. Alors, comment l’installer et à quel prix ?
Résumé de l'article
- Le sous-compteur électrique permet de mesurer la consommation d’une zone ou d’un appareil spécifique de manière indépendante du compteur principal (Linky).
- Il est utile pour répartir les charges en colocation, en location saisonnière ou pour suivre un poste de consommation précis (chauffe-eau, borne de recharge…).
- Son installation est accessible (à partir de 20 € pour le matériel, jusqu’à 200 € avec la pose), mais nécessite de couper l’alimentation générale et de respecter les normes électriques (rail DIN, câblage correct).
- Les sous-compteurs sont compatibles avec les compteurs Linky et peuvent être monophasés ou triphasés ; ils doivent être certifiés MID pour être conformes.
- Attention : il est interdit de refacturer à l’euro près un locataire via un sous-compteur, sauf dans certains cas comme la location saisonnière à prix coûtant.
Et si votre facture d’électricité ne racontait qu’une partie de l’histoire ? Installer un sous-compteur électrique permet de zoomer sur la consommation réelle de certaines zones ou équipements de votre logement. Que ce soit pour mieux maîtriser vos dépenses, répartir équitablement les charges en colocation ou anticiper une rénovation énergétique, cet outil discret peut changer votre suivi de consommation. Mais concrètement, comment l’installer et dans quels cas est-il vraiment utile ?
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Qu’est-ce qu’un sous-compteur électrique et quelle est son utilité ?
Sous-compteur électrique : de quoi parle-t-on exactement ?
Un sous-compteur électrique, aussi appelé compteur divisionnaire, est un petit appareil qui fonctionne comme une extension de votre compteur principal. Là où votre compteur général (Linky dans la très grande majorité des cas) mesure la consommation globale de votre logement, le sous-compteur va vous permettre de suivre précisément les dépenses sur un espace bien défini de votre installation électrique : un étage, une buanderie, un chauffe-eau ou même un atelier.
Il peut donc être très utile pour identifier les zones énergivores dans votre logement, mieux répartir les dépenses ou encore gérer une consommation partagée (colocation, location partielle, activité professionnelle à domicile…).
Comment fonctionne un sous-compteur électrique ?
Le sous-compteur s’installe directement sur le tableau électrique de votre logement, ne modifiant ainsi en rien votre installation existante, mais la complétant. Branché sur le circuit que vous souhaitez surveiller (par exemple celui du lave-linge ou de l’atelier du garage), il mesure alors, en kWh, uniquement ce que consomme ce circuit puis affiche les données sur un petit écran digital.
Sous-compteur monophasé ou triphasé ?
Selon la configuration de votre logement, votre sous-compteur peut être :
Monophasé, que l’on trouvera dans la majorité des logements résidentiels ;
Triphasé, adaptés aux installations couvrant des besoins élevés (logements spacieux, pompes à chaleur, etc.) ou éloignées du compteur principal.
Attention !
Quelle que soit la nature de votre installation, rappelez-vous que le sous-compteur installé dans votre logement doit être certifié MID (directive européenne sur les instruments de mesure).
Sous-compteur et Linky, est-ce compatible ?
Même si compteur Linky offre déjà de nombreuses données sur votre consommation (qui plus est lorsque vous branchez des solutions telles que Ma Conso+ sur sa prise TIC), il ne permet pas à lui seul de distinguer les consommations par pièce ou par circuit. Ainsi, un sous-compteur physique reste nécessaire. Et bonne nouvelle ! Les sous-compteurs sont parfaitement compatibles avec les compteurs Linky, en monophasé comme en triphasé.
Vous l’aurez compris, installer un sous-compteur électrique, c’est comme posséder une loupe permettant d’isoler la consommation d’un atelier, d’une borne de recharge, d’un étage ou d’une dépendance de votre maison, etc.
Mais concrètement, comment procéder à son installation ?
Choisissez bien votre modèle
Avant toute chose, prenez votre temps pour choisir le sous-compteur adapté à :
votre installation électrique (mono ou triphasé)
la puissance à mesure (en kVA)
vos besoins (avec ou sans affichage digital par exemple, compatibilité TIC Linky…).
Comparez bien les modèles entre eux, et n’hésitez pas à demander conseil à un électricien en cas de doute. Rappelez-vous que toucher à votre installation électrique n’est pas anodin. Si vous n’êtes pas bricoleur, faire appel à un professionnel est souvent l’option la plus prudente (et la plus efficace !).
Coupez l’alimentation générale
On ne le répétera jamais assez : avant toute intervention sur les circuits électriques de votre logement, coupez le courant au niveau de votre disjoncteur principal.
Vous sécurisez ainsi l’opération et évitez tout risque d’électrisation.
Identifiez l’emplacement adapté et montez le sous-compteur dans le tableau électrique
Avant de procéder au montage à proprement parler, identifiez l’emplacement du sous-compteur à installer, dans le tableau électrique principal.
Rappelons que vous devez le placer juste après le disjoncteur qui alimente la partie de l’installation que vous souhaitez mesurer, sur un rail DIN (support métallique standardisé).
Une fois ce dernier fixé, il ne vous reste plus qu’à insérer le sous-compteur. Attention ! Le câblage et l'ordre logique d’alimentation doivent suivre scrupuleusement le schéma fourni par le fabricant. Veillez également à laisser un accès facile à son affichage.
Une fois le branchement terminé, remettez le courant et vérifiez que la consommation qu’il affiche correspond bien à la partie de votre logement que vous souhaitez suivre.
Pour éviter toute erreur de branchement, qui pourrait provoquer un court-circuit ou fausser vos mesures, privilégiez l’intervention d’un professionnel qualifié. C’est la garantie d’un travail conforme aux normes électriques en vigueur !
Bon à savoir
Dans la majeure partie des cas, vous ajoutez le sous-compteur en aval du disjoncteur principal de votre tableau électrique, ce qui ne constitue pas une modification majeure de votre installation. Il n’est donc pas nécessaire de demander une attestation CONSUEL (Comité National pour la Sécurité des Usagers de l’Électricité), l’organisme chargé de vérifier que les installations électriques respectent les normes de sécurité avant leur mise en service.
Installation d’un sous-compteur électrique : combien ça coûte ?
Si vous envisagez d’installer un sous-compteur électrique chez vous pour mieux suivre votre consommation, à quel prix vous attendre ?
Le prix du matériel seul
Le tarif d’un sous-compteur dépend avant tout du modèle choisi (monophasé ou triphasé), de la marque, de ses fonctionnalités (écran rétroéclairé, connectivité, étanchéité) et du lieu d’installation (une installation en extérieur nécessite des protections supplémentaires par exemple).
Pour un équipement standard monophasé, suffisant pour la majorité des foyers, comptez entre 20 € et 50 €. Pour des modèles plus évolués (affichage digital, compatibilité extérieure, version triphasée), les prix peuvent grimper jusqu’à plus de 100 €.
Le prix de la pose
Vous préférez faire appel à un électricien pour poser votre sous-compteur ? Prévoyez alors un coût global d’installation (matériel + main-d’œuvre) entre 100 € et 200 €.
Il s’agit d’une fourchette indicative : selon l’accessibilité de votre tableau électrique et la complexité de l’intervention (ancienneté de vos circuits électriques, nécessité de refaire certains câblages), ainsi que le modèle de sous-compteur à poser et le tarif de l’artisan, ce montant peut être amené à varier.
Pourquoi installer un sous-compteur électrique ? Les cas d’usage
Surveiller un appareil ou une zone précise dans une maison individuelle
C’est l’un des usages les plus fréquents. Avec l’installation d’un sous-compteur sur un équipement spécifique (une pompe à chaleur, une borne de recharge pour voiture électrique, ou un chauffe-eau) ou pour une zone spécifique, il devient ainsi beaucoup plus facile d’évaluer l’impact sur vos factures. Vous pouvez ainsi prendre les bonnes décisions : modifier les horaires d’utilisation (en installant un contacteur jour/nuit pour votre ballon d’eau chaude par exemple) ou opter pour un pilotage intelligent.
Pour partager les frais dans une colocation ou une maison divisée
Vous partagez votre logement avec d’autres personnes ou vous l’avez divisé en plusieurs zones de vie indépendantes ? Un sous-compteur permet de suivre la consommation de chaque espace. Chacun peut ainsi participer aux frais à hauteur de ce qu’il consomme.
Pour suivre la consommation d’un locataire
Si vous louez une partie de votre maison en meublé (location saisonnière par exemple), l’installation d’un sous-compteur peut être utile pour estimer le montant des charges forfaitaires à payer par le locataire.
Ce que dit la loi
Attention ! Légalement, vous n’avez pas le droit d’utiliser un sous-compteur pour refacturer l’électricité à vos locataires à l’euro près. Cela reviendrait à revendre de l’énergie, ce qui est réservé aux fournisseurs agréés et porterait atteinte au principe de libre choix du fournisseur d’électricité.
Il existe quelques exceptions, comme la location saisonnière évoquée plus haut : vous pouvez refacturer, mais “à prix coûtant” uniquement. Dans le cadre d’une location longue durée, pour éviter toute infraction à la loi, il faudra un compteur individuel.(1)
L’installation d’un sous-compteur en copropriété
Vous habitez un immeuble ou une résidence en copropriété ? Dans ce cas, l’installation de sous-compteur peut être intéressante pour répartir les frais liés à des équipements communs (local technique, éclairage, bornes de recharge, etc.). Toutefois, sachez qu’un accord de la copropriété, voté en Assemblée Générale, est nécessaire avant toute intervention.
En résumé, la pose d’un sous-compteur est un geste astucieux pour mieux identifier les gisements d’économies d’énergie. Associé à une solution de pilotage intelligent et/ou à un service de suivi des consommations (tel que Ma Conso+), il devient un véritable allié pour alléger vos factures.
Sous compteur électrique : ce qu'il faut retenir
Le sous-compteur électrique permet de mesurer précisément la consommation d’une zone ou d’un appareil spécifique dans le logement, en complément du compteur principal (comme Linky).
Très utile pour les logements partagés, les locations ou les appareils énergivores, il facilite la répartition des charges et le suivi des consommations, tout en aidant à identifier des économies potentielles.
Il peut être monophasé (logement standard) ou triphasé (grande puissance), et doit être certifié MID pour être conforme.
Son installation est relativement accessible pour les plus bricoleurs d’entre-nous. Toutefois, comme toute manipulation sur votre circuit électrique, tout dysfonctionnement peut être dangereux. Faites appel à un électricien qualifié au moindre doute.
Le matériel coûte entre 20 et 50 € pour un modèle standard, et son installation globale (fourniture et pose) peut atteindre jusqu’à 200 € selon la complexité de l’intervention.
Est-il légal d'avoir un sous-compteur électrique ?
Bien sûr, à condition de ne pas vous en servir pour refacturer à l’euro près les consommations de vos locataires.
Faut-il déclarer l’installation d’un sous-compteur à son fournisseur d’électricité ?
Ce n’est pas nécessaire tant que le sous-compteur reste un dispositif interne à votre installation. Votre fournisseur se base uniquement sur le compteur principal, qui n’est pas modifié avec l’installation d’un sous-compteur.
Existe-t-il des aides financières pour l’installation d’un sous-compteur ?
Non, aucune aide spécifique n’est prévue pour l’installation d’un sous-compteur électrique seul dans un logement résidentiel. Si l’installation du sous-compteur s’inscrit dans un projet plus large de rénovation énergétique (par exemple, la rénovation complète de l’installation électrique en vue de l’amélioration de la performance énergétique du logement), certaines aides peuvent, sous conditions, être mobilisées.