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Dossier ENGIE

Fonctionnement d’un méthaniseur : comment les déchets deviennent du gaz vert

Rédigé par ENGIE

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Vos restes de table, les déchets agricoles ou ceux de l’industrie agroalimentaire peuvent devenir… de l’énergie ! Grâce aux méthaniseurs, un procédé 100 % naturel qui permet de transformer nos déchets organiques en biogaz, un gaz renouvelable, local et décarboné. Dans cet article, ENGIE vous explique simplement le fonctionnement d’un méthaniseur et pourquoi il joue un rôle essentiel dans la transition énergétique.

Résumé de l'article

  • Un méthaniseur transforme des déchets organiques (alimentaires, agricoles, boues, effluents) en biogaz, via un processus naturel de fermentation anaérobie (sans oxygène).
  • Le biogaz brut est composé de méthane, de CO₂ et d’eau ; après épuration, il devient du biométhane, un gaz vert injectable dans le réseau de gaz ou utilisable pour le chauffage, la cuisson ou la mobilité.
  • La méthanisation produit aussi un digestat, utilisé comme engrais naturel, réduisant le recours aux produits chimiques en agriculture.
  • Ce procédé permet de réduire les déchets, de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de produire une énergie renouvelable locale, avec des retombées économiques pour les territoires.
  • ENGIE développe des projets de méthanisation en France via sa filiale ENGIE Bioz, avec déjà plusieurs unités en service, contribuant activement à la transition énergétique.

Un méthaniseur est une installation industrielle ou agricole qui permet de transformer des déchets organiques en biogaz, grâce à un processus naturel appelé méthanisation. Ce biogaz, une fois purifié, devient du biométhane, un gaz vert que l’on peut utiliser comme le gaz naturel, pour se chauffer, cuisiner, faire rouler des véhicules ou alimenter le réseau gazier français.

Dans un monde en quête de solutions pour sortir des énergies fossiles, la méthanisation s’impose comme un levier local, circulaire et vertueux. Elle valorise ce que l’on jetait hier, et le transforme en énergie utile aujourd’hui. Découvrez le fonctionnement du méthaniseur, un acteur discret mais puissant de la transition écologique et énergétique, dans cet article ENGIE.

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Comment fonctionne un méthaniseur ? Étape par étape

La collecte des déchets organiques

Tout commence par la récupération de matières biodégradables :

  • Déchets alimentaires (restes de repas, invendus de supermarchés…)

  • Résidus agricoles et effluents d’élevage (lisiers, fumiers et autres déjections d’animaux, cultures intermédiaires)

  • Boues de stations d’épuration

  • Déchets issus des industries agroalimentaires

Ces matières organiques sont triées, parfois broyées et homogénéisées pour former une substance adaptée au processus biologique.

Le saviez-vous ?

Un biodéchet est un déchet organique ou déchet vert, d’origine végétale ou animale, qui peut se décomposer naturellement. Cela inclut les épluchures, les restes alimentaires, le marc de café ou encore le fumier et le lisier. Les lisiers sont des déjections animales qui présentent un faible taux de matière sèche, comme de la paille ou autre matériau de litière.

La fermentation anaérobie

Le cœur du méthaniseur est un digesteur : une grande cuve fermée, chauffée à environ 38 °C (comme un estomac), dans laquelle les déchets sont brassés en absence d’oxygène.

Des bactéries méthanogènes (micro-organismes qui produisent du méthane comme produit final de leur digestion anaérobie), naturellement présentes dans l’environnement, décomposent la matière organique en plusieurs étapes, pour finalement produire un mélange gazeux : le biogaz.

La production de biogaz

Le biogaz produit par la fermentation anaérobie est composé, en moyenne, de :

  • 50 à 70 % de méthane (CH₄), la molécule énergétique recherchée 

  • 30 à 40 % de dioxyde de carbone (CO₂) 

  • Vapeur d’eau et quelques traces d’autres gaz

Ce biogaz peut être utilisé directement en cogénération (production simultanée d’électricité et de chaleur), ou subir une purification pour devenir du biométhane.

Le digestat : un fertilisant naturel

Après la fermentation, il reste, dans le digesteur, une matière semi-liquide appelée digestat. Riches en nutriments (azote, phosphore, potassium), ces boues des stations de méthanisation, sont utilisées comme fertilisant naturel en agriculture, en remplacement des engrais chimiques.

Ce retour au sol ferme la boucle d’une économie circulaire, où rien ne se perd.

Biogaz et biométhane : deux gaz, un même potentiel

Le biogaz est le gaz brut issu du processus de méthanisation. Il peut être utilisé directement pour produire de la chaleur ou de l’électricité localement.

Mais pour être injecté dans le réseau de gaz naturel, ou utilisé comme carburant, il doit être épuré. C’est-à-dire qu’il faut éliminer le CO₂, l’eau et l’hydrogène sulfuré, contenus dans celui-ci. L’étape suivante est le contrôle de sa composition, puis sa compression.

Ce gaz purifié devient alors du biométhane, un gaz vert aux mêmes caractéristiques que le gaz fossile, mais 100 % renouvelable.

Les usages du gaz vert

Le gaz vert est une énergie renouvelable. Son atout indéniable est qu’il remplace parfaitement le gaz naturel, que ce soit :

  • Pour le chauffage des logements

  • Pour la cuisson normalement prévue au gaz naturel

  • Pour la mobilité : carburant pour véhicules au bioGNV (gaz naturel pour véhicules)

Il peut être directement injecté dans le réseau pour alimenter tous les consommateurs.

Usines de méthanisation en France : exemples de projets concrets

De nombreux projets voient le jour sur le territoire. ENGIE, via sa filiale ENGIE Bioz, accompagne des installations locales d’unités de méthanisation, souvent en lien avec des agriculteurs, des industries agroalimentaires, et les collectivités.

Quelques exemples :

  • La centrale de Quimper (29), mise en service en 2017 :

Unité produisant 21 GWh/an de biométhane, équivalent à la consommation de gaz de 1900 foyers. Plus de 33 000 tonnes de déchets transformés chaque année, évitant ainsi l’émission de 4 200 tonnes de CO₂ et faisant l’économie de 60 tonnes d’engrais chimiques pour les agriculteurs partenaires. La ville de Quimper disposant d’un système de transport collectif roulant au gaz, cette usine est un véritable atout pour l’agglomération.

  • La centrale de l’Aize (63), mise en service en 2024 :

Unité produisant 22 GWh/an de biométhane, soit l’équivalent de la consommation en gaz de 2 000 foyers. 27 000 tonnes de déchets transformés par an, évitant le rejet de 4 500 tonnes de gaz à effet de serre. 17 exploitations agricoles sont partenaires de cette centrale. Celle-ci valorise également une partie de la chaleur produite par une industrie voisine, évitant ainsi du gaspillage énergétique.

Ces projets contribuent à la transition énergétique, dynamisent les territoires et permettent aux citoyens de s’impliquer dans une énergie produite localement.

Soutenir la filière

Vous pouvez, vous aussi, soutenir la filière, en souscrivant une option gaz vert + auprès d’ENGIE. Avec cette option, ENGIE vous garantit que le pourcentage de gaz sélectionné correspond à une quantité de gaz vert effectivement produite en France et injectée dans le réseau. Optez pour du gaz acheté directement aux producteurs partenaires et soyez acteur du développement des énergies renouvelables.

Les bénéfices environnementaux et économiques issus de la production de biogaz

Les atouts de ce procédé 100 % naturel sont nombreux et peuvent être résumés ainsi :

Moins de déchets

La méthanisation valorise des milliers de tonnes de biodéchets chaque année, qui seraient sinon incinérés ou mis en décharge.

Moins de gaz à effet de serre

En captant le méthane issu de la décomposition naturelle des déchets organiques, la méthanisation évite son rejet direct dans l’atmosphère. De plus, elle remplace des énergies fossiles.

Une énergie produite localement dans les unités de méthanisation

Les centrales biogaz sont disposées sur le territoire national, offrant à la France une plus grande indépendance énergétique.

Un cercle vertueux pour les territoires

L’installation d’usines de biogaz génère la création d’emplois durables, des revenus complémentaires pour les agriculteurs partenaires et permet de nouveaux débouchés pour les déchets.

Le fonctionnement d’un méthaniseur : ce qu'il faut retenir

  1. La méthanisation est un procédé naturel de décomposition des déchets organiques.

  2. Le fonctionnement d’un méthaniseur repose sur un principe simple aux impacts puissants : transformer nos déchets en énergie propre.

  3. La méthanisation produit du biogaz qui, une fois purifié, devient du biométhane pouvant être directement injecté dans le réseau national.

  4. Cette énergie est renouvelable, locale et utile à tous (chauffage, cuisine, transport).

  5. Elle permet de réduire nos déchets et nos émissions de CO₂.

  6. De plus en plus de projets se développent en France, portés par des acteurs engagés comme ENGIE.

  7. Cette technologie performante s’inscrit pleinement dans la trajectoire de neutralité carbone de la France.

Où va le gaz des méthaniseurs ?

Le gaz produit par les méthaniseurs, biogaz, puis biométhane une fois qu’il est purifié, peut être valorisé de plusieurs manières, selon les équipements en place sur le site et les besoins du territoire. 

Les trois valorisations principales sont :

  • L’injection du biométhane directement dans les réseaux de distribution. C’est l’usage le plus développé aujourd’hui. 
  • L’utilisation du biogaz dans un moteur de cogénération pour produire électricité et chaleur. Ce circuit court maximise l’efficacité énergétique, notamment en zone rurale.
  • La compression du biométhane pour devenir du bioGNV (gaz naturel pour véhicules). Il peut alors remplacer le diesel dans les véhicules prévus à cet effet.

Quels sont les inconvénients du méthaniseur ?

Si les méthaniseurs jouent un rôle clé dans la transition énergétique, ils présentent aussi quelques inconvénients à anticiper :

  • Odeurs et nuisances locales lors du stockage ou du transport des matières

  • Processus sensible qui requiert un suivi technique régulier pour garantir un bon rendement

  • Transport des matières générant des allers-retours de camions, et donc du bruit et du trafic pour les riverains

  • Coût d’investissement élevé (entre 8 et 10 millions d’euros). La mise en place d’un méthaniseur nécessite donc un engagement à long terme

Ces limites sont bien identifiées et encadrées par la réglementation française, pour favoriser des projets vertueux, locaux et durables.

Comment fonctionne une station de méthanisation ?

Une station de méthanisation, appelée aussi unité, usine ou centrale de méthanisation, transforme des déchets organiques en gaz vert, grâce à un processus naturel appelé fermentation anaérobie (sans oxygène). Voici les quatre grandes étapes :

  • Collecte des déchets organiques 

  • Fermentation dans le méthaniseur, dégradation des déchets et libération du biogaz 

  • Valorisation du biogaz pour cogénération ou transformation en biométhane 

  • Utilisation du digestat comme engrais naturel

Résultats : moins de déchets, une énergie locale et renouvelable, et un retour au sol bénéfique pour l’agriculture.

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