Dossier ENGIE
Quelles sont les principales différences entre le gaz de ville et le gaz naturel ?
Bien que les deux se confondent dans le langage courant, gaz de ville et gaz naturel ne sont pas synonyme. On vous explique.
Résumé de l'article
- Le gaz de ville et le gaz naturel sont deux produits différents : le gaz de ville était fabriqué à partir de charbon, le gaz naturel est extrait de gisements souterrains.
- Le gaz naturel a remplacé le gaz de ville en France dès les années 1960-1970 pour des raisons d'efficacité, de sécurité et de coût.
- En 2020, 35,8 % des foyers français se chauffaient au gaz naturel, qui sert aussi à la production d'eau chaude et à la cuisine.
- ENGIE, premier fournisseur de gaz naturel en France, propose des offres à prix fixe et une option Gaz Vert+ pour intégrer du biogaz.
- Pour ceux qui souhaitent se passer du gaz, les pompes à chaleur air-eau ou hybrides sont éligibles à des aides financières de l'État.
Le gaz de ville et le gaz naturel sont deux gaz bien distincts. Le gaz de ville, fabriqué à partir de charbon dans des usines municipales, n'existe plus en France depuis les années 1970. Il a été progressivement remplacé par le gaz naturel, un combustible fossile extrait de gisements souterrains, composé à 70-90 % de méthane. Si les deux termes sont souvent confondus dans le langage courant, leurs compositions, leurs modes de production et leurs propriétés sont très différents.
Aujourd'hui, quand vous êtes raccordé au réseau gazier, vous consommez du gaz naturel. Découvrez dans ce guide leurs différences, les usages du gaz naturel au quotidien, et les alternatives possibles si vous souhaitez vous en passer.
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Qu'est-ce que le gaz naturel ?
Votre maison est raccordée au réseau de gaz de votre commune ? Vous consommez donc du gaz naturel, un combustible fossile dont les réserves sont limitées. Composé entre 70 et 90 % de méthane (CH4), le gaz naturel s'est formé par la décomposition de matières organiques (plantes, animaux, micro-organismes) enfouies durant des millions d'années dans le sous-sol terrestre.
Par forage, il est extrait des réserves souterraines puis traité pour éliminer les impuretés. En effet, outre le méthane, on peut trouver de l'éthane, du propane, du butane, du dioxyde de carbone, de l'azote ou de l'hélium. Une fois traité, le gaz naturel est transporté par gazoduc ou sous forme liquéfiée (GNL) pour être utilisé comme source d'énergie.
Incolore et inodore à l'état naturel, il est très inflammable, ce qui lui confère un pouvoir calorifique élevé et en fait un excellent combustible pour le chauffage. Pour des raisons de sécurité, un odorant (le Tétrahydrothiophène ou THT), est ajouté avant distribution afin que toute fuite soit immédiatement détectable par l'odorat.
Bon à savoir
En France, le réseau de distribution du gaz naturel est géré par GRDF (Gaz Réseau Distribution France), qui assure le transport du gaz depuis les zones de production ou les points d'importation jusqu'à votre domicile. Les fournisseurs d’énergie tels qu’ENGIE commercialisent l'accès à ce réseau via leurs différentes offres de gaz.
Qu'est-ce que le gaz de ville ?
Aujourd'hui, un synonyme courant (mais impropre) de gaz naturel
Si le terme « gaz de ville » est encore souvent utilisé comme synonyme de « gaz naturel », il s'agit d'un abus de langage. Car le gaz de ville et le gaz naturel sont bien différents, tant dans leur composition chimique que dans leurs méthodes de production. Alors, de quoi parle-t-on vraiment ?
Historiquement, un gaz fabriqué à partir de charbon
Très utilisé au XIXe et au début du XXe siècle, le gaz de ville était produit par la distillation de la houille (charbon) en l'absence d'oxygène dans des usines à gaz (qui sont à l’origine de l’expression pour désigner quelque chose de complexe). Ce processus, appelé gazéification, permettait d'obtenir un mélange gazeux dont la composition était très différente du gaz naturel, majoritairement composé...d’hydrogène !
Composant
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Part dans le gaz de ville
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Part dans le gaz naturel
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|---|---|---|
Hydrogène (H2)
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~50 %
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Traces
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Méthane (CH4)
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~30 %
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~70 à 90 %
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Monoxyde de carbone (CO)
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~8 %
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Absent
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Autres
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~12 %
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~10 à 30%
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Le gaz de ville servait à l'éclairage public et domestique, au chauffage et à la cuisson. Il a été progressivement abandonné au profit du gaz naturel dès les années 1960, et ce pour plusieurs raisons :
- Un pouvoir calorifique supérieur pour le gaz naturel, qui chauffe plus efficacement à volume égal.
- Une moindre pollution : le gaz naturel émet moins de polluants à la combustion que le gaz de ville.
- Moins de risques d'intoxication : le gaz de ville contenait environ 8 % de monoxyde de carbone (CO), un gaz potentiellement mortel en cas d'inhalation.
- Des réserves plus abondantes : les gisements de gaz naturel se sont avérés plus faciles à exploiter que les ressources de houille nécessaires à la production du gaz de ville.
Bon à savoir
Le basculement du gaz de ville vers le gaz naturel dans les années 1960-1970 a été l'une des grandes transformations énergétiques françaises. Les usines à gaz municipales ont été démantelées, et les réseaux de distribution modernisés pour accueillir le gaz naturel importé notamment d'Algérie, de Norvège et des Pays-Bas.
Critère
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Gaz de ville
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Gaz naturel
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|---|---|---|
Origine
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Fabriqué (distillation du charbon)
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Extrait (gisements souterrains)
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Composant principal
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Hydrogène (~50 %)
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Méthane (70-90 %)
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Toxicité
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Élevée (8 % de CO)
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Faible (pas de CO)
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Pouvoir calorifique
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Modéré
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Élevé
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Impact environnemental
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Fort (charbon)
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Moins fort (émissions de CO2 moins élevées)
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Période d'utilisation
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XIXe aux années 1970
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Depuis les années 1960
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Disponibilité en France
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Disparu
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Réseau national actif
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Odeur
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Odeur naturelle (soufre)
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Odorisant ajouté (mercaptan)
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Quels sont les usages du gaz naturel au quotidien ?
Si l'électricité s'est substituée au gaz de ville pour l'éclairage des rues, le gaz naturel s'est quant à lui fait une place de choix dans les foyers français, couvrant trois grands besoins du quotidien.
Le chauffage au gaz
Le gaz naturel est devenu la première énergie de chauffage domestique en France : en 2020, 35,8 % des ménages se chauffaient grâce au gaz de réseau, contre 32,1 % par l'électricité (hors pompes à chaleur). Compatible avec les chaudières et systèmes de chauffage central (radiateurs ou planchers chauffants), il est reconnu pour sa chaleur douce, homogène et diffuse, ce qui en fait une option privilégiée aussi bien en maison individuelle qu'en habitat collectif.
La production d'eau chaude sanitaire
Grâce à son pouvoir calorifique intéressant, le gaz naturel est aussi une énergie majeure pour la production d'eau chaude sanitaire. Deux solutions existent : le ballon tampon adossé à la chaudière, ou le chauffe-eau à gaz instantané, apprécié pour sa capacité à fournir de l'eau chaude en continu sans stockage.
La cuisine au gaz
Le contrôle précis de la température offert par la cuisson au gaz reste plébiscité. Populaire parmi les chefs cuisiniers comme les particuliers, le gaz permet de saisir, cuire ou rôtir avec une réactivité immédiate que l'électricité ne peut pas toujours égaler.
Le biométhane : une alternative moins polluante
Le gaz naturel reste un combustible fossile dont l'extraction, le transport et l'usage génèrent des émissions de CO2. Pour réduire votre empreinte carbone tout en conservant le confort du gaz, il existe une alternative : le biogaz (ou gaz vert).
Le biogaz est un méthane issu de la valorisation de déchets organiques (résidus agricoles, déchets alimentaires, boues de stations d'épuration). Produit par méthanisation, il est ensuite purifié en biométhane et injecté dans le réseau de distribution, où il se mélange au gaz naturel classique.
Avec l'option Gaz Vert+ d'ENGIE, vous choisissez la part de votre consommation que vous souhaitez injecter en gaz vert : de 5 à 100 %. ENGIE s'engage alors à se fournir en biogaz auprès de la filière de production française et à ce que cette quantité soit effectivement injectée dans le réseau. Un geste concret pour la transition énergétique, sans changer vos équipements.
Bon à savoir
Le gaz vert est produit localement en France, ce qui réduit la dépendance aux importations de gaz naturel. La filière biogaz française compte aujourd'hui plus de 600 sites de méthanisation injectant dans le réseau, et ce nombre est en croissance rapide.
Et si vous souhaitez vous passer du gaz ?
Si vous cherchez une alternative au gaz pour votre chauffage, deux solutions principales s'offrent à vous :
La pompe à chaleur air-eau (PAC)
La pompe à chaleur air-eau capte la chaleur présente dans l'air extérieur pour la transmettre à votre circuit d'eau de chauffage. Elle peut s'avérer plus économique qu'une chaudière gaz sur le long terme, à condition que votre logement soit correctement isolé.
La PAC hybride
La PAC hybride combine intelligemment l'action d'une chaudière à gaz et d'une pompe à chaleur air-eau. C'est la solution idéale si votre maison n'est pas adaptée au passage à une PAC seule, par exemple si l'isolation est moyenne ou si les températures hivernales sont très basses dans votre région.
À la clé : des économies d'énergie sur le long terme et une empreinte carbone réduite. Et contrairement aux chaudières gaz les plus performantes, l'installation d'une PAC air-eau est éligible à des aides financières de l'État : MaPrimeRénov', dispositif des CEE (dont la prime économie d'énergie d'ENGIE), TVA réduite, éco-prêt à taux zéro.
Quelle est la différence entre le gaz de ville et le gaz naturel ?
Le gaz de ville était un mélange gazeux fabriqué à partir de charbon (houille) dans des usines municipales, composé principalement d'hydrogène (~50 %) et de méthane (~30 %). Le gaz naturel est un combustible fossile extrait de gisements souterrains, composé à 70-90 % de méthane. Le gaz de ville n'existe plus en France depuis les années 1970 : il a été remplacé par le gaz naturel, plus efficace et plus sûr.
Le gaz de ville est-il dangereux ?
Le gaz de ville historique contenait environ 8 % de monoxyde de carbone (CO), un gaz toxique potentiellement mortel en cas d'inhalation. C'est l'une des raisons pour lesquelles il a été remplacé par le gaz naturel, qui ne contient pas de CO. Le gaz naturel actuel est bien plus sûr, et un odorant est ajouté pour détecter toute fuite.
Quel est le pouvoir calorifique du gaz naturel par rapport à d'autres combustibles ?
Le gaz naturel possède un pouvoir calorifique inférieur (PCI) compris entre 38,2 et 49,6 GJ/t en France, selon sa provenance. À titre de comparaison, le fioul domestique atteint 42,6 GJ/t et le bois sec (pellets à 5 % d'humidité) environ 18 GJ/t. Le gaz naturel offre donc un excellent rendement énergétique.
Comment raccorder ma maison au réseau de gaz naturel ?
Vérifiez d'abord que votre logement est éligible au raccordement. Contactez ensuite GRDF ou votre gestionnaire local, qui vous fournira un devis après analyse de faisabilité. Une fois le devis accepté, les travaux sont réalisés pour connecter votre maison. Prévoyez quelques semaines pour finaliser le raccordement.
Quels sont les impacts environnementaux du gaz naturel ?
Le gaz naturel émet du CO2 lors de sa combustion, mais environ 30 % de moins que le charbon et 45 % de moins que le fioul. Son extraction et son transport génèrent aussi des émissions (fuites de méthane notamment). Pour réduire cet impact, vous pouvez opter pour l'option Gaz Vert+ d'ENGIE, qui intègre du biogaz produit localement en France.