Chaudière gaz naturel

Comment se passe un entretien de chaudière ?

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Qu’elle fonctionne au gaz, au fioul, au bois ou encore au charbon, votre chaudière doit obligatoirement être contrôlée une fois par an1. Vous ne couperez donc pas à la visite d’un chauffagiste ! Alors, pour pouvoir briller un peu quand il arrivera chez vous, et surtout vérifier que tout se passe bien, voici comment va se dérouler la visite d’entretien de votre chaudière.

Lors de son passage, le chauffagiste commence par vérifier l’état de votre chaudière, la nettoie, optimise les réglages, ...

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L’entretien de ma chaudière, à quoi ça sert ?

Pas seulement à la faire briller comme un sou neuf ! L’objectif de l’entretien de votre chaudière, c’est avant tout d’allonger sa durée de vie et de garantir votre sécurité. Parce que vous ne le savez peut-être pas, mais une chaudière mal entretenue peut être à l’origine de fuites de monoxyde de carbone, un gaz invisible et inodore qui présente un gros risque pour votre santé. Mieux vaut donc ne pas zapper la visite annuelle de contrôle par un professionnel ! Surtout que cela ne vous prendra environ qu’une heure de votre temps.

Une chaudière bien entretenue, c’est…

5 fois moins de pannes et une espérance de vie multipliée par 2.

8 à 12 % de combustible consommé en moins donc des économies d’énergie2 !

Les grandes étapes de la visite d’entretien d’une chaudière

Lors de son passage, le chauffagiste commence par vérifier l’état de votre chaudière. Puis, il la nettoie et optimise ses réglages. Il évalue les performances énergétiques et les émissions de polluants atmosphériques. Enfin, si votre chaudière n’est pas étanche, il mesure le taux de monoxyde de carbone dans l’air ambiant pour être sûr qu’il n’y a aucun risque. A l’issue de la visite (ou maximum dans les 15 jours qui la suivent), il vous remet une attestation indiquant les différents points contrôlés et corrigés, mais aussi des conseils pour utiliser au mieux votre chaudière. C’est cette attestation qui vous servira auprès de l’assurance en cas de sinistre : à garder précieusement donc !

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Quand y a-t-il risque d’intoxication au monoxyde de carbone ?

Le chauffagiste devra vous alerter si le taux de monoxyde de carbone est :

Compris entre  10 et 50 ppm3 : il peut s’agir d’une anomalie de fonctionnement pour laquelle le professionnel pourra rechercher une solution.

Supérieur à 50 ppm : il y a danger, le professionnel doit arrêter aussitôt votre chaudière.

Zoom sur les 10 points de contrôle d’une chaudière

Les grandes généralités, c’est bien beau. Mais vous, vous avez toujours préféré connaître les moindres détails ? Rien que pour vous, voici la checklist des points précis que doit vérifier le chauffagiste lors de l’entretien de votre chaudière.

Faites appel à un professionnel qualifié !

On oublie le chauffagiste dont le numéro a été déposé dans votre boîte aux lettres. Pour un entretien de qualité, adressez-vous à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Idem lors d'un emménagement, n'hésitez pas à faire appel à des professionnels pour la première inspection de votre chaudière.

Vous voulez aller encore plus loin ?

Maintenant que nous avons ensemble passé en revue le pourquoi et le comment des dix points de contrôle, voici point par point, l’utilité de ces vérifications.

1. Ce nettoyage permet d’améliorer les performances du système, d’augmenter le rendement et la longévité de votre chaudière C’est l’échangeur principal qui est la pièce maitresse de ce contrôle. Si cet échangeur est sale, il surchauffe, l’échange de chaleur se fait moins bien (et donc chauffe moins bien l’eau chaude).

2. Ce deuxième point de nettoyage améliore également les performances de la chaudière mais également la sécurité de l’ensemble car la mauvaise combustion est à la source des dégagement de monoxyde de carbone. Les chaudières récentes n’ont plus de veilleuses, donc ce n’est plus toujours un point de contrôle ! Pour celles qui en sont encore équipées, la veilleuse s’éteint si elle s’encrasse trop, c’est une sorte de sécurité naturelle.

3. Ce point de contrôle de la pompe est binaire : soit elle fonctionne, soit elle ne fonctionne pas. Si la pompe fonctionne il faut s’assurer que l’eau circule correctement

4. Les organes de régulations sont là pour votre confort et pour bénéficier d’une chaudière s’adaptant aux besoins et aux changements de température et donc d’optimiser vos consommations.

5. Environs une dizaine d’éléments cruciaux sont passés au crible pour la sécurité de votre chaudière. Deux exemples. La température maxi (et qui au-delà doit déclencher un arrêt …qu’il faut vérifier) est testée ainsi que la valeur de la résistance (valeur ohmique, exprimée donc en Ohm) pour que votre eau ne chauffe pas au-delà de 120°.

6. Pression et débit :  attention rien à voir ! La pression c’est la force qu’il y a dans le tuyau. Le débit c’est la quantité qui sort du tuyau.
Un exemple concret ? Prenez un tuyau d’arrosage (avec un robinet ouvert en amont !). Si vous ouvrez plus le robinet, le débit sera plus fort mais la pression sera la même. Remplacez le tuyau par un tuyau plus large, le débit augmente mais la pression restera la même.
Pour votre chaudière si le débit n’est pas suffisant on peut ouvrir le robinet mais si la pression n’est pas assez forte, c’est un autres problème (à voir avec votre fournisseur d’énergie).

7. Ce point est un élément de confort vous permettant de vous assurer une eau suffisamment chaude même en cas de sollicitations importantes.

8. Ce point est utile à la sécurité de l’appareil : le vase d’expansion est un peu comme un pneu. Il assure que la pression soit la même dans les tuyaux (des radiateurs par exemples). Il se présente comme une sorte de pneu, qu’on peut gonfler ou dégonfler selon le cas, l’eau se dilatant lorsqu’elle est chauffée.

9. Ce point sert à la sécurité pour la partie étanchéité des canalisations de gaz et performance du circuit de chauffage pour le circuit hydraulique. On contrôle visuellement les fuites d’eau avec une simple observation visuelle. Pour le gaz, sur les tuyaux suspectés de fuite (ou les raccords de tuyaux) on appose une mousse qui créera des bulles si fuite il y a.

10. Elément capital qui permet de s’assurer que le fonctionnement de la chaudière ne présente aucun danger. Si le résultat n’est pas conforme : vérification de la ventilation du local, du conduit de fumée et des autres éléments de l’appareil en lui-même (cf les précédents points. Pour tester cette présence de monoxyde de carbone (noté CO) le technicien dispose d’un détecteur de CO qu’il place à côté de la chaudière. L’unité de mesure est le PPM (Particules Par Million). Au-dessus de 50 PPM la chaudière doit être arrêtée.
Attention ce test n’est pas effectué pour les chaudières étanches autrement appelées chaudières ventouses (des chaudières qui n’ont pas besoin d’air de la pièce pour la combustion (il prend l’air de l’extérieur et il recrache les produits de combustion à l’extérieur).

Entretenir ma chaudière

1 Selon le décret n° 2009-649 du 9 juin 2009 relatif à l'entretien annuel des chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kilowatts.

2 Ademe, « Chaleur et confort sans gaspillage, le chauffage, la régulation, l’eau chaude ».

3 Le taux de monoxyde de carbone s’exprime en partie par million (ppm).

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