Dossier ENGIE
Pression de chaudière en baisse : que faire (particulièrement en hiver) ?
La pression de votre chaudière baisse mais vous ne constatez pas de fuites ? ENGIE vous propose ce rapide guide pour savoir quoi faire et qui appeler !
Résumé de l'article
- Une baisse de pression se traduit par des radiateurs tièdes, des bruits de circulation ou une mise en sécurité de la chaudière : la pression normale doit rester entre 1 et 1,5 bar.
- Les causes les plus fréquentes sont une fuite d’eau (même invisible), un vase d’expansion dégonflé, une pompe encrassée ou des purges trop fréquentes.
- Pour faire remonter la pression, vérifiez les vannes de remplissage et ajoutez de l’eau jusqu’à 1,5 bar maximum, tout en surveillant le manomètre.
- Si la pression chute régulièrement après un appoint, faites appel à un chauffagiste : cela peut venir du vase d’expansion, de la pompe ou d’une micro-fuite dans le circuit.
- Un entretien annuel reste la meilleure solution pour maintenir une pression stable et éviter les pannes en hiver : il prolonge la durée de vie de la chaudière et améliore son rendement.
Lorsque les températures chutent et que votre système de chauffage fonctionne en continu, il n’est pas rare que votre chaudière accuse une baisse de pression. Rassurez-vous ! Dans la majorité des cas, il existe des solutions simples pour remédier au problème et regagner en confort thermique. Alors, quelles sont les bonnes habitudes et légers contrôles à mettre en place ? Et quand faut-il plutôt s’en remettre à l’expertise d’un professionnel ? On vous dit tout !
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Comment savoir si la pression de votre chaudière est trop basse ?
Lorsqu’une chaudière manque de pression, certains signes ne trompent pas. Et bonne nouvelle, vous pouvez les repérer bien avant que la chaudière ne s’arrête complètement !
Les symptômes à repérer
Plusieurs symptômes sont caractéristiques d’une pression insuffisante :
vos radiateurs sont tièdes, voire froids en partie haute ;
certaines pièces chauffent moins bien que d’habitude ;
l’eau a plus de mal à circuler dans le réseau (bruits de gargouillis ou de circulation irrégulière) ;
votre chaudière se met en sécurité fréquemment.
En repérant ces signaux, vous vous donnez les moyens d’agir rapidement, sans risque d’endommager votre installation.
Baisse de pression : quand est-ce normal et quand faut-il prêter attention à votre système ?
Il est normal que la pression varie légèrement au fil du temps. En début de saison de chauffe, lors de la remise en route de la chaudière, le niveau de pression a tendance à être plus bas que la normale. Idem après une purge. Tant que ces variations ne dépassent pas 0,3 bar, le système reste dans une zone de fonctionnement correcte. Au-delà, cela peut être le signe d’un dérèglement ou d’un problème d’équilibrage.
Bon à savoir
Un système de chauffage central fonctionne normalement lorsque la pression est comprise entre 1 et 1,5 bar sur le manomètre.
Dans une maison à plusieurs étages, on vérifie aussi la pression au point le plus haut du circuit, qui doit rester entre 0,2 et 0,5 bar.
En revanche, certains cas doivent attirer votre attention :
la pression de votre chaudière chute régulièrement, même après un appoint (baisse de plus de 0,3 bar en peu de temps),
la chaudière a du mal à relancer le chauffage après la remise en route,
une baisse de pression intervient chaque nuit ou après de longues périodes sans tirage.
Sans être alarmantes, ces situations méritent que vous creusiez le sujet : elles peuvent être symptomatiques d’un dysfonctionnement plus profond (problème de pompe ou de vase d’expansion, fuite invisible…), qui méritent d’être traité rapidement pour éviter une panne totale.
Pourquoi la pression de votre chaudière chute-t-elle ? Les causes les plus fréquentes
La pression de votre chaudière est anormalement basse ou en baisse ? Quelles en sont les explications les plus fréquentes ?
Une fuite d’eau (cause n°1, même invisible)
Dans la grande majorité des cas, la baisse de pression est liée à une fuite d’eau quelque part dans le circuit de chauffage. Les baisses de pression sans fuite sont rares, donc même si la fuite semble invisible au premier regard, il est conseillé de pousser les investigations. En hiver, lorsque l’installation est davantage sollicitée, une micro-fuite suffit (un simple goutte-à-goutte), au fil du temps, à faire chuter la pression.
Commencez par inspecter les points sensibles :
La chaudière, en particulier la soupape de sécurité ou encore le purgeur automatique ;
Le réseau hydraulique, au niveau des tuyaux de chauffage ou ses raccords ;
Les émetteurs de chaleur (radiateurs, planchers chauffants).
Si votre circuit n’est pas visible (comme dans le cas d’un plancher chauffant ou lorsque les tuyaux sont encastrés dans les murs) recherchez plutôt les traces indirectes :
zones humides au sol,
taches ou cloques sur un mur,
auréoles, moisissures, odeurs d’humidité,
petites flaques inexpliquées.
Si votre enquête personnelle n’a rien donné mais que la perte de pression persiste, mieux vaut faire intervenir un plombier ou un chauffagiste. De même, faites venir un professionnel si vous n’avez pas la possibilité de contrôler vous-même votre appareil ou votre système de chauffage. Certaines fuites sont difficiles à repérer à l’œil nu et nécessitent un contrôle professionnel.
Une pompe encrassée ou usée
Pour expliquer une baisse de pression, vous pouvez également aller chercher du côté de la pompe de votre chaudière, également appelée circulateur.
Cette pièce centrale dans une chaudière est chargée de faire circuler l’eau chaude dans l’ensemble du réseau de chauffage. Lorsqu’elle est encrassée, bloquée ou usée, l’eau ne circule plus correctement, ce qui provoque une baisse de pression et un manque de chaleur dans les radiateurs.
En principe, une pompe peut fonctionner jusqu’à une vingtaine d’années. Toutefois, son usure peut être accélérée par :
un manque d’entretien,
l’encrassement du circuit,
la présence de calcaire, surtout dans les régions où l’eau est dure.
Gare au calcaire
Dans certaines zones françaises (Nord, Est, Bassin parisien), le calcaire est une des raisons de l’usure prématurée d’une pompe.
Un vase d’expansion dégonflé
Si vous n’avez constaté ni fuite d’eau ni dysfonctionnement au niveau de la pompe, la baisse de pression peut venir du vase d’expansion. Cette pièce sert à compenser la dilatation de l’eau (plus elle est chaude, plus elle se dilate) lorsque la chaudière chauffe et permet de maintenir la pression stable dans tout le circuit.
Lorsque le vase perd en volume d’air ou se “dégonfle”, il ne peut plus absorber cette dilatation. La pression baisse alors régulièrement, voire chute brutalement lors des phases de chauffe.
Des purges trop fréquentes, une cause sous-estimée
En hiver, lorsque les radiateurs font du bruit ou chauffent irrégulièrement, on a souvent le réflexe de purger plusieurs fois de suite. Or, si la purge des radiateurs ou d’un plancher chauffant est utile pour évacuer l’air présent dans le circuit, elle peut, si elle est réalisée trop souvent, devenir contre-productive. Chaque purge entraîne en effet une perte d’eau dans le système. Si l’opération est répétée, cette déperdition finit par faire chuter la pression de manière durable.
Que faire pour faire remonter la pression de votre chaudière ?
Traitez la fuite d’eau pour faire remonter la pression de votre chaudière
Vous avez repéré une fuite d’eau susceptible d’expliquer la baisse de pression de votre système de chauffage ? Il va falloir la colmater pour résoudre le problème, soit en bricolant par vous-même, soit en faisant appel à un plombier.
Attention ! Ne surestimez pas vos capacités. Si la réparation vous semble délicate, n’hésitez pas une seconde à solliciter un professionnel, le circuit de chauffage n’est pas mince à affaire et il y circule de l’eau chaude ou sous pression. Si la fuite d’eau vient de la chaudière elle-même, seul un chauffagiste peut évaluer correctement la gravité du problème et estimer s’il est possible de réparer ou s’il est nécessaire de changer le matériel.
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Remplir le circuit d’eau : les bons gestes
Si vous avez écarté l’hypothèse d’une fuite, remettez simplement de l’eau dans le circuit afin de retrouver une pression correcte.
Voici comment procéder :
Repérez la ou les vannes de remplissage : elles se trouvent généralement sous la chaudière ou à proximité de l’arrivée d’eau. En cas de doute, consultez le manuel d’installation ;
Ouvrez doucement la vanne : dévissez les vannes dans le sens indiqué jusqu’à ce que vous entendiez l’eau pénétrer dans le circuit ;
Surveillez le manomètre ou l’écran de contrôle de votre chaudière : observez la montée progressive de la pression jusqu’à atteindre la zone recommandée (généralement entre 1 et 1,5 bar, mais cela peut varier en fonction de la taille du logement et du nombre d’étage) ;
Refermez la vanne fermement, lorsque la bonne pression est atteinte pour stabiliser l’installation.
Attention ! Cette opération doit rester exceptionnelle : faire un appoint d’eau trop fréquemment signifie que le circuit perd de l’eau quelque part ou qu’un composant fatigue.

Combien de fois dois-je réaliser un appoint d’eau par an ?
Un appoint d’eau peut être nécessaire après chaque purge, une fois par an en temps normal. Si vous devez remplir votre circuit d’eau plus de 2 fois au cours d’une saison de chauffe, contactez rapidement un professionnel.
Vérifier et/ou relancer la pompe
Si la pompe (circulateur) est à l’arrêt ou tourne mal, l’eau chaude ne circule plus correctement dans le réseau. La pression chute alors progressivement et le chauffage devient moins efficace.
Pour le vérifier :
- Approchez un tournevis du circulateur pour écouter si le moteur tourne.
- Si vous n’entendez aucun bruit, la pompe est probablement bloquée ou à l’arrêt.
Dans certains cas, il est possible de la relancer manuellement pour rétablir la pression de votre chaudière. Pour cela, munissez-vous d’un tournevis et manipulez le circulateur pour le débloquer.
Restez toutefois prudent : cette pièce est sensible. Pour éviter de détériorer votre matériel ou en cas de doute, mieux vaut faire appel à un chauffagiste, surtout en période de chauffe où une pompe fragilisée peut retomber en panne rapidement.
Que faire si le vase d’expansion est en cause ?
Si le vase d’expansion est dégonflé, la pression ne peut pas rester stable, même après un appoint.
Contrairement au simple remplissage d’eau, le contrôle ou le regonflage d’un vase d’expansion nécessite des outils et un réglage précis. Confiez donc cette intervention à un chauffagiste, qui pourra alors vérifier la pression réelle du vase, le regonfler si possible ou le remplacer si nécessaire.
Quand faut-il contacter un professionnel ? Les signaux d’alerte qui doivent vous alerter
Lorsqu’une simple remise à niveau ne suffit plus, il est important de faire intervenir un professionnel au plus tôt, afin de limiter les dégâts et éviter une panne totale de votre chaudière (surtout en plein hiver, lorsque vous avez vraiment besoin de vous chauffer !)
N’hésitez pas si vous observez l’un des cas suivants :
La pression retombe régulièrement après un appoint.
Vous devez rajouter de l’eau plus de deux fois dans la même saison de chauffe.
Vous suspectez une micro-fuite mais ne parvenez pas à l’identifier.
La pompe tourne mal, ne redémarre pas ou émet un bruit anormal.
Le vase d’expansion semble “dégonflé” ou laisse s’échapper eau/gaz.
La chaudière se met en sécurité de façon répétée.
Le chauffage ne parvient plus à maintenir une température confortable.
Vous pouvez le faire vous-même |
L’intervention d’un professionnel est recommandée |
|---|---|
Vérifier la pression sur le manomètre |
Rechercher et diagnostiquer une fuite non visible |
Effectuer un appoint d’eau ponctuel |
Contrôler ou remplacer un vase d’expansion |
Repérer une fuite apparente |
Débloquer / remplacer une pompe défectueuse |
Purger les radiateurs de manière occasionnelle |
Intervenir sur les organes de sécurité (soupape, purgeur automatique, etc.) |
Vérifier l’état visuel des raccords |
Pourquoi attendre aggrave la panne en cas de baisse de pression ?
Pour bien fonctionner, toutes les chaudières ont besoin d’une bonne pression d’eau, quel que soit :
leur combustible (bois, granulés, gaz ou fioul)
leur technologie (traditionnelle, à basse-température ou à condensation).
C’est elle qui permet à l’eau chaude de circuler correctement dans tout le circuit (horizontalement comme verticalement dans les maison à étages) et d’alimenter les radiateurs ou le plancher chauffant.
Lorsque cette pression devient instable, votre installation doit compenser en permanence, ce qui fatigue les composants et dégrade le rendement. Non seulement vous perdez en confort thermique mais en plus :
vous consommez plus d’énergie : la chaudière fonctionne plus longtemps pour atteindre la température demandée
vous dépensez plus d’argent en raison de cette surconsommation
les pièces clés (pompe, vase d’expansion, soupape) s’usent en accéléré
vous risquez la panne en période de froid, au moment où le chauffage est le plus sollicité.
Ainsi, plus vous attendez, plus le risque de panne grave (et son éventuelle coûteuse réparation) est grand. D’où l’intérêt d’une intervention préventive et de l’entretien !
L’entretien : la solution durable pour une pression stable tout l’hiver
Lorsqu’une chaudière est bien entretenue, ses composants fonctionnent de manière optimale et la pression reste stable plus longtemps, même en période de froid intense.
Un contrôle par an, c'est obligatoire
N’oubliez pas l’entretien annuel obligatoire ! Depuis 2009, votre chaudière doit être révisée par un professionnel agréé au moins une fois par an. L’occasion de faire le point sur votre matériel et profiter d’un œil expert pour repérer les causes d’une baisse régulière de pression.

Signez un contrat d’entretien pour un entretien avantageux !
En optant pour un contrat d’entretien, vous :
bénéficiez d’un passage régulier d’un professionnel qualifié,
sécurisez votre équipement sur la durée,
- réduisez le risque de panne en plein hiver,
- évitez les dépenses imprévues liées aux réparations d’urgence.
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Les gestes d’entretien au quotidien
Au-delà de la visite annuelle, vous pouvez également adopter de bonnes habitudes :
inspectez régulièrement le manomètre de pression d’eau sur votre chaudière,
en cas de baisse légère, ouvrez délicatement le robinet de remplissage jusqu’à ce que manomètre indique une pression suffisante,
évitez par ailleurs de purger trop souvent vos radiateurs ou votre plancher chauffant
Pression de chaudière en baisse : ce qu'il faut retenir
La pression en baisse de votre chaudière peut abîmer le matériel : vérifiez régulièrement qu’elle se situe dans la bonne zone de pression, généralement comprise entre 1 et 1,5 bar. La "bonne pression" peut varier dans certaines situations, notamment pour les grandes maisons avec plusieurs étages.
Une baisse importante de pression (au-delà de 0,3 bar) peut signifier que votre système de chauffage (chaudière, tuyauterie ou radiateurs) présente une fuite, que la pompe de votre chaudière est inefficace ou que son vase d’expansion est défaillant. Il est aussi possible que la purge de votre installation de chauffage soit trop régulière.
Lorsque vous constatez une baisse de pression, commencez par remplir votre circuit d’eau et colmatez la fuite d’eau s’il y en a une. Le vase d’expansion ou la pompe de votre chaudière sont hors d’usage ? Contactez un professionnel afin de faire les réparations qui s’imposent.
Ma chaudière perd de la pression la nuit : est-ce normal ?
Une légère variation de pression entre la chaudière à l’arrêt et en fonctionnement est normale. En revanche, si la pression chute systématiquement la nuit, cela peut signaler une micro-fuite ou un vase d’expansion dégonflé. Si la baisse dépasse 0,3 bar, il est préférable de faire vérifier l’installation.
Faut-il purger avant ou après avoir remis de la pression ?
La purge doit s’effectuer avant l’appoint d’eau. En effet, purger libère de l’air présent dans le circuit et peut faire chuter la pression. Une fois l’air évacué, on remet l’eau pour revenir au bon niveau de pression.
À quelle fréquence faut-il refaire l’appoint d’eau en hiver ?
Un appoint ponctuel après une purge est normal mais si vous devez remettre de l’eau plus de deux fois au cours d’une saison de chauffe, un défaut dans le circuit ou une fuite est possible. Faites intervenir un professionnel.
