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Installation d’un poêle à bois : le guide pas à pas, de l’emplacement à la première flamme
Du crépitement réconfortant aux économies d'énergie, tout commence par le bon choix et une installation sans fausse note de votre poêle à bois. Plongez dans ce guide pour choisir le type de poêle qui vous convient et connaître chacune des étapes d’une installation réussie.
Sommaire
- Choisir le poêle parfait pour vos besoins
- De quelle puissance avez-vous besoin ?
- La vérification de l’emplacement du poêle à bois dans le respect des règles de sécurité
- L'installation de votre poêle à bois : les étapes pas à pas
- Travaux d’installation d’un poêle à bois : quelle durée ?
- Prix de l’installation d’un poêle à bois et aides de l’État
- Après l’installation, pensez à l’entretien de votre poêle à bois
Une question sur les poêles à bois ? Nos conseillers experts sont là pour vous aider
Chaque année, de nombreux Français choisissent d'ajouter chaleur et charme à leur maison grâce à un poêle à bois. Économique à l'usage, cet équipement de chauffage d’appoint est particulièrement efficace pour compléter l’action d’une chaudière à combustible fossile (fioul ou gaz) ou encore de convecteurs électriques. Mais quels sont les points à connaître concernant l’installation d’un poêle à bois ? Tout ce que vous devez savoir dans ce guide !
Il existe divers types de poêle à bois, qui ne répondent pas tout à fait aux mêmes besoins. Faisons le point.
Quels sont les différents types de poêles à bois ?
Parmi les différentes options disponibles, il est important de choisir celle qui correspond le mieux à vos besoins en chauffage, à vos préférences, à votre style de vie et aux spécificités de votre maison. Mais quelles sont les différentes options ?
Type de poêle |
Les avantages |
Les inconvénients |
|---|---|---|
Un charme rustique Un fonctionnement avec des bûches de bois standard : idéal si vous avez un approvisionnement local en bois de chauffage. |
Un approvisionnement à la main en bûches régulier : peut ne pas convenir à des personnes qui travaillent à l’extérieur toute la journée par exemple. |
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Alimentés par des granulés de bois compressés : un chauffage plus constant et automatisé par rapport aux poêles à bûches. |
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Conçus pour stocker la chaleur produite pendant la combustion et la libérer progressivement dans l'espace. Chaleur douce et durable, même après que le feu est éteint. Peut convenir à des personnes travaillant à l’extérieur puisque seulement 2 flambées par jour sont nécessaires. |
Ne sont pas adaptés à toutes les maisons : demande une habitation bénéficiant d’une forte inertie. Le sol doit être suffisamment solide pour soutenir le poids de l’appareil. |
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Poêles à double combustion |
Conçus pour brûler les gaz de combustion avant qu'ils ne s'échappent par la cheminée. Une plus grande efficacité en termes de chaleur produite Une réduction des émissions |
D'autres types de poêles à bois existent : les poêles suspendus, les poêles scandinaves… Pour faire le choix le plus pertinent, n’hésitez pas à demander conseil à plusieurs spécialistes !
De quelle puissance avez-vous besoin ?
Déterminer la puissance adéquate est essentiel pour garantir un chauffage efficace et confortable, et nécessite de tenir compte de divers facteurs :
La taille de votre maison ou la superficie que vous souhaitez chauffer : plus elle est grande, plus le poêle devra être puissant.
Le niveau d'isolation (des murs, des fenêtres et du toit) et l’efficacité énergétique de votre maison : une maison bien isolée nécessitera moins de puissance de chauffage qu'une maison moins isolée.
Le climat régional : dans les régions plus froides, un poêle plus puissant sera nécessaire pour maintenir une température confortable, tandis que dans les climats plus doux, une puissance moindre peut suffire.
La hauteur sous plafond qui a un impact sur la répartition de la chaleur…
Dans la mesure où il peut être difficile d’appréhender tous ces facteurs, prenez conseil auprès d’au moins trois artisans spécialistes du chauffage au bois : vous aurez alors toutes les cartes en main pour vous orienter vers la puissance adéquate aux spécificités de votre maison et de votre localité.
La vérification de l’emplacement du poêle à bois dans le respect des règles de sécurité
Avant l’installation d’un poêle à bois, quelques vérifications et préparations de l’environnement du poêle sont nécessaires.
Quel emplacement idéal pour votre poêle à bois ?
Votre maison dispose d’un conduit de fumée préexistant ? L'emplacement de votre poêle à bois risque d’être contraint. Il vous faudra alors procéder à plusieurs vérifications, voire entamer quelques travaux le cas échéant.
Vous devrez d’abord vérifier la solidité du sol et son niveau de combustibilité. Un poêle à bois pèse en effet entre 100 kg et 300 kg : assurez-vous que votre plancher soit capable de supporter une telle charge. D’autre part, si votre sol est sensible à la chaleur (parquet par exemple), la pose d’une plaque de sol incombustible, en acier ou en verre le plus souvent, sera nécessaire.
Enfin, pensez à contrôler le mur d’adossement (contre lequel se positionne le poêle à bois). En cas de besoin, la pose d’une protection murale devra être envisagée.
Quelles distances de sécurité devez-vous respecter ?
L’utilisation sécurisée d’un poêle à bois réclame de respecter plusieurs distances de sécurité.
La plaque de sol incombustible doit par exemple couvrir une zone devant le poêle et sur ses côtés. Les distances de sécurité sont précisées dans la notice du fabricant du poêle. On estime néanmoins qu’une distance de 80 cm sur le devant du poêle à bois et de 20 cm sur tout le pourtour est adaptée.
L'installation de votre poêle à bois : les étapes pas à pas
L’installation d’un poêle est une opération délicate et définie par le DTU 24.1. Il est donc préférable de la confier à un professionnel. Ce dernier procédera aux étapes suivantes :
La préparation du conduit d’évacuation des fumées ;
L’installation d’un conduit de raccordement ;
La création, si besoin, d’une arrivée d’air ;
La pose de l’appareil et le premier allumage.
La préparation du conduit de fumées
La fumisterie, c’est-à-dire le conduit de fumée et le conduit de raccordement, est soumise à de nombreuses contraintes : diamètre, tracé, distances de sécurité par rapport aux matériaux inflammables.
C’est pourquoi le professionnel procède d’abord à la vérification du conduit d’évacuation des fumées à l’extérieur de la maison, s’il est préexistant. Il contrôle la conformité du dimensionnement du conduit pour s’assurer d’obtenir un tirage suffisant. Il inspecte sa résistance aux températures, le tracé du conduit, qui doit être le plus droit possible et respecter des contraintes spécifiques strictes, l’isolation du conduit et des sections, son étanchéité.
Si besoin, il procède à un chemisage (pose d’un enduit spécial) ou à un tubage (pose d’un tube indépendant et aux normes de sécurité à l’intérieur du conduit). Si le conduit traverse une paroi isolée, il pose d’un isolant incombustible à la périphérie du conduit. Il vérifie en outre la sortie de toiture : cette dernière doit être située à au moins 40 cm au-dessus de toute partie de construction distante d'au moins 8 mètres (sur une toiture classique). Enfin, il installe un coffrage autour du conduit de fumée s’il est métallique, afin d’éviter les risques de brûlures.
L’installation d’un conduit de raccordement
Après être intervenu sur le conduit d’évacuation des fumées, le professionnel installe un conduit de raccordement. Celui-ci fait le lien entre la sortie des fumées au niveau du poêle et le conduit de fumée.
Pour cela, il observe des règles spécifiques au niveau de l’étanchéité. Le diamètre du conduit de raccordement doit être identique ou supérieur à celui de la sortie des fumées au niveau du poêle. Son chemin doit être, entre autres, le plus court et le plus direct possible : de nombreuses règles s’appliquent concernant la géométrie du conduit de raccordement. Enfin, le professionnel prévoit une distance de sécurité égale à 3 fois le diamètre par rapport aux matériaux combustibles avec un minimum de 375 mm.
La vérification de l'arrivée d’air
Une arrivée d’air est indispensable pour le bon fonctionnement du poêle à bois. Elle peut être directe ou canalisée. Cela sera notamment le cas si votre maison dispose d’une ventilation mécanique ou d’une hotte aspirante.
L’arrivée d’air peut également être indirecte : un trou donnant directement sur l’extérieur, par exemple sur un garage, une cave ou un vide sanitaires s’ils sont suffisamment ventilés, apporte l’oxygène nécessaire.
La mise en place du poêle à bois et le premier allumage
Dernière étape : le professionnel pose l’appareil et le raccorde au conduit de fumées et au conduit de raccordement. Il réalise enfin une mesure de tirage, pour vérifier la bonne marche de l’appareil.
Prix de l’installation d’un poêle à bois et aides de l’État
En moyenne, la fourniture du poêle à bois, des éléments de fumisterie et de l’arrivée d’air, ainsi que leur pose, s’élève autour de 5 000 € TTC.
Ces frais dépendent bien sûr de la puissance, la marque et le modèle de votre poêle. Les tarifs horaires de la main d'œuvre et votre localisation entrent par ailleurs en jeu, de même que les éventuelles complications du chantier…
N’hésitez pas à demander plusieurs devis pour mettre en concurrence les professionnels.
Quelles sont les aides financières disponibles ?
Pour installer un poêle à bois, il est fortement recommandé de vous orienter vers une entreprise certifiée RGE Qualibois : elle a les compétences requises pour ces travaux et peut également vous aider à bénéficier de subventions de l’État.
De nombreuses aides financières intéressantes sont en effet disponibles pour l’achat et la pose d’un poêle à bois :
MaPrimeRenov’
Dispositif des CEE, c’est-à-dire la Prime Économie d’Énergie d’ENGIE
Éco-PTZ
TVA à 5,5 %
Aides des collectivités locales…
Après l’installation, pensez à l’entretien de votre poêle à bois
Un poêle à bûche ou à granulés demande un entretien quotidien, en plus de l’entretien annuel obligatoire.
L’entretien quotidien de votre poêle à bois
Avec un poêle à bois, il est important d’évacuer régulièrement les cendres présentes sur la grille de combustion. Pensez aussi à vider le bac à cendres placé dessous aux intervalles recommandées par le fabricant.
L’entretien annuel réglementaire d’un poêle à bois
Contrairement à une chaudière à bois ou à une chaudière à granulés, l’entretien annuel ne nécessite pas le passage d’un professionnel pour réviser le matériel.
En revanche, un ou deux ramonages annuels (dont au moins une fois pendant la saison de chauffe) sont requis. Référez-vous au règlement sanitaire départemental de votre commune.
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Installation d’un poêle à bois : les infos à retenir !
L’installation d’un poêle à bois, qu’il s’agisse d’un poêle à bûches, d’un poêle à granulés, poêle de masse etc… suit des étapes bien précises.
Il est d’abord indispensable de vérifier la compatibilité de l’emplacement possible avec votre poêle : des travaux de renforcement de votre sol et des murs environnant seront peut-être nécessaires.
Le professionnel chargé de l'installation du poêle procédera ensuite à l’inspection du conduit d’évacuation des fumées, lequel pourra être modifié si besoin. Il réalisera la pose du conduit de raccordement avant de créer une arrivée d’air, le cas échéant.
En fin de chantier, il mettra en place l’appareil en lui-même, le raccordera avec les éléments de la fumisterie et fera les derniers réglages.
Comptez en moyenne 2 jours de travaux pour un coût de 5 000 € pour l’installation d’un poêle à bois. Sachez néanmoins que des aides sont disponibles, notamment MaPrimeRénov’ ou encore le dispositif des CEE.
Comment stocker les bûches pour mon poêle à bois ?
Choisissez un abri bien ventilé et à l’abri de la pluie : vos bûches doivent rester sèches (c’est-à-dire comporter moins de 20% d’humidité) pour assurer un rendement satisfaisant.
Quelles sont les alternatives au poêle à granulés ?
Si votre maison ne peut pas accueillir de poêle à granulés, réfléchissez à la pose d’une pompe à chaleur air-air. Il s’agit d’un autre moyen plus durable de chauffer votre maison.
Combien coûte le ramonage d’un conduit d’évacuation des fumées ?
Le ramonage seul d’un conduit d’évacuation des fumées est abordable : entre 50 et 90 € par intervention.