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Pourquoi manger local et de saison ?
Miam, ces framboises vous font envie. Avant de les acheter, vous êtes-vous demandé si c’était la saison et d’où elles venaient ? En France, l’alimentation représente ¼ des émissions de gaz à effet de serre(1), mais consommer local et de saison peut aider à changer la donne. Décryptons ensemble l’assiette idéale pour réduire l’impact de nos aliments sur l’environnement.
Une empreinte carbone qui ne compte pas pour du beurre
L’alimentation est le 3e secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre, juste derrière le transport et le logement(2). Cette empreinte carbone élevée est principalement due à l’étape de production des aliments (2/3 des émissions(2)).
Le transport n’arrive qu’ensuite (même si son impact est important), suivi de la distribution et de la restauration. Pour réduire le bilan carbone de l’alimentation, il est donc conseillé d’agir en priorité sur la production en choisissant des aliments de saison, puis sur le transport en privilégiant des produits locaux. On vous explique à travers un exemple…
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Mettons les pieds dans le plat avec l’exemple de la tomate
Prenons trois tomates : une tomate française produite hors-saison, une tomate marocaine de saison et une tomate française de saison. À votre avis, laquelle a la plus grosse empreinte carbone ? Pour le savoir, comparons-les les unes aux autres :
- Contrairement à certaines idées reçues, la tomate française produite hors-saison émet plus de gaz à effet de serre qu’une tomate de saison venue du Maroc. Elle a en effet été cultivée sous serre chauffée et l’impact de cette production agricole est supérieur à celui du transport depuis l’Afrique du Nord(3).
- Si l’on prend les deux tomates françaises, la tomate produite hors-saison sous serre chauffée a une empreinte carbone 6 fois supérieure à celle de la tomate française produite en plein champ et proposée aux consommateurs en haute saison (c’est-à-dire de juin à septembre environ)(3).
- Enfin, si l’on met face à face la tomate française de saison et la tomate marocaine de saison, l’empreinte carbone de la première sera moins élevée que celle de la seconde car son transport a moins d’impact(3).
Le saviez-vous ?
Il n’y a pas que les fruits et légumes qui ont une saisonnalité : les poissons et fruits de mer aussi ! Il vaut mieux éviter d’en consommer pendant les cycles de reproduction afin de protéger les espèces. Par exemple, en août, vous pouvez manger des crevettes, du calmar, des moules, des langoustines, des anchois, des sardines, du Saint-Pierre, du thon blanc... En revanche, ce n’est pas encore la saison du bar, du haddock, du merlan, des huîtres ou des bulots.
L’assiette « bas carbone » qui donne l’eau à la bouche
Pour composer l’assiette idéale, on sait donc qu’il faut s’orienter vers des aliments de saison et locaux. Mais ce n’est pas tout ! Sachez aussi que les produits d’origine animale ont en général un bilan carbone supérieur à ceux d’origine végétale.
Cela s’explique par le fait que les animaux consomment d’importantes quantités de céréales dont la production émet elle-même des gaz à effet de serre (sans parler de la consommation d’eau). De plus, lors de la digestion, les ruminants émettent du méthane, un gaz 80 fois plus réchauffant que le CO2 sur une période de 20 ans(4).
61 %
C’est la part que représentent les produits carnés dans l’empreinte carbone de notre alimentation, avec la viande rouge en tête des aliments les plus carbonés(2).
En résumé, si c’est possible, réduisez votre consommation de viande ou de poisson et végétalisez votre assiette avec des fruits et légumes de saison, des céréales et des légumineuses. Quand vous mangez des aliments d’origine animale, tournez-vous de préférence vers des produits locaux de qualité.
Pratique pour mettre les bouchées doubles !
Il existe des calendriers qui vous aident à identifier les fruits et légumes de saison, par exemple celui de l’Ademe ou celui de Manger Bouger (qui indique aussi la saisonnalité des poissons et fruits de mer).
Pour consommer local, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a créé la plateforme Frais et local, qui permet de trouver des producteurs à proximité de chez vous.
Pour aller plus loin, et réduire encore davantage l’empreinte carbone de votre alimentation, vous pouvez choisir des aliments issus de modes de production durables tels que l’agriculture biologique, ou encore limiter au maximum le gaspillage alimentaire.
Vous êtes prêt(e) à relever le défi ? Alors à vous de jouer les cordons bleus responsables et, surtout, bon appétit !