Le gaspillage alimentaire en France

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Selon le Ministère de la Transition Ecologique, en France, les pertes et gaspillages alimentaires représentent 10 millions de tonnes de produits par an, soit une valeur commerciale estimée à 16 milliards d’euros.

Qu’est-ce que le gaspillage alimentaire ? 

Ce gaspillage représente un prélèvement inutile de ressources naturelles, telles que les terres cultivables et l’eau, et des émissions de gaz à effet de serre qui pourraient être évitées.

Ce sont également des déchets qui pourraient être évités, et qui n’auraient donc pas à être traités et n’engendreraient pas les coûts de gestion afférente.

Toutes les étapes de la chaîne alimentaire, production, transformation, distribution et consommation, participent aux pertes et gaspillages alimentaires.

L'étude de l’ADEME sur l'état des lieux des masses de gaspillages alimentaires montre que la répartition de ces pertes et gaspillages est la suivante :

  • 32 % en phase de production
  • 21 % en phase de transformation
  • 14 % en phase de distribution
  • 33 % en phase de consommation
     

Chez soi, on peut donc agir sur un tiers du problème ! Cette phase de consommation représente 30 kg par personne et par an de pertes et gaspillages au foyer (dont 7 kg de déchets alimentaires non consommés encore emballés), auxquels s’ajoutent les pertes et gaspillages générés en restauration collective ou commerciale. 

La réduction du gaspillage répond à un triple enjeu 

  1. Environnemental : à l’échelle mondiale, le gaspillage alimentaire émet autant de gaz à effet de serre qu’un pays dont le niveau d’activité se situerait en 3e position juste après celui de la Chine et des USA, en autre du fait de l’énergie nécessaire pour produire, transformer, conserver, emballer, transporter… C'est également un gaspillage de ressources naturelles conséquent et notamment d'eau ;
  2. Economique : le gaspillage alimentaire c’est inévitablement un gaspillage d’argent et il coûte cher : entre 12 et 20 milliards d’euros par an en France soit l’équivalent de 159 euros par personne
  3. Ethique et social : jeter de la nourriture est d’autant plus inacceptable dans la perspective d’une crise alimentaire mondiale, mais aussi dans le contexte social actuel propre à chaque pays y compris en France où l’on estime qu’1 personne sur 10 a du mal à se nourrir.

 

La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire introduit une série de mesures en faveur de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Elle renforce les dispositions introduites pour lutter contre le gaspillage alimentaire.

La loi se fixe comme objectif de réduire le gaspillage alimentaire de 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la distribution alimentaire et de la restauration collective d’ici 2025 et de 50 % par rapport à son niveau de 2015 dans les domaines de la consommation, de la production, de la transformation et de la restauration commerciale d’ici 2030.

La loi renforce les mesures de lutte contre le gaspillage alimentaire : les grossistes dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 50 millions d’euros sont désormais concernés par les obligations de non-destruction des invendus et de don alimentaire.

  • La loi renforce également les exigences, le suivi et le contrôle, par les opérateurs, de la qualité du don.
  • Les sanctions sont renforcées : en cas de destruction d’invendus alimentaires encore consommables, les contrevenants s’exposent à une amende pouvant atteindre jusqu’à 0,1 % du chiffre d’affaires du dernier exercice clos. Le montant de l’amende sera proportionné à la gravité des faits constatés (nombre et volume des produits).
  •  La date de durabilité minimale (à consommer de préférence avant le…) pourra être accompagnée d’une mention informant les consommateurs que le produit reste consommable après cette date. Les modalités seront fixées par décret.
  • L’ambition de la loi est aussi une meilleure gestion des stocks afin de limiter le gaspillage qui en découle : la date limite de consommation, la date de durabilité minimale et le numéro de lot devront être intégrés dans les codifications des produits. Cela permettra un meilleur traitement informatique des stocks. La mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2022.
  • La loi prévoit la création d’un label national « anti-gaspillage alimentaire » pour valoriser les initiatives.
gaspillage alimentaire

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Quelles solutions anti-gaspi peut-on adopter au quotidien ?

Il existe des solutions anti-gaspi à toutes les étapes de notre alimentation : avant les courses, pendant les courses et à la maison ! Comme par exemple :

  • Etablir ses menus et dresser une liste de courses
  • Acheter ce qu'il faut (attention aux grandes quantités en promo !)
  • Regarder les dates de péremption
  • Bien conserver les aliments et mettre devant ceux à consommer le plus vite
  • Ajuster les portions en utilisant des doseurs, et en évitant de servir trop
  • Cuisiner les restes et les fruits abimés : de nombreuses recettes sont à notre disposition

À la cantine ou au restaurant, même combat ! Servons-nous selon notre propre appétit et demandons à emporter ce qui n’a pas été consommé.  

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