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Que dire à un climatosceptique ?

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« Le froid glacial de cet hiver prouve qu’il n’y a pas de réchauffement climatique »… « Un ou deux degrés de plus, ce n’est pas si grave »... Vous avez déjà entendu l’une de ces croyances climatosceptiques ? À l’occasion de la COP29 de Bakou (Azerbaïdjan), elles risquent de ressurgir à la machine à café, sur les réseaux sociaux ou lors des repas de famille. Alors que répondre pour rétablir les vérités scientifiques ? Place au fact-checking ! 

Le saviez-vous ?

Selon l’Ademe(1), 28 % des Français croient que le changement climatique est un phénomène naturel que la Terre a toujours connu, et non une conséquence des activités humaines (c’est-à-dire un phénomène « anthropique »). 3 % vont même jusqu’à nier la réalité du changement climatique. Ces deux catégories sont ce qu’on appelle des climatosceptiques.

« Il fait tellement froid cet hiver, c’est bien la preuve qu’il n’y a pas de réchauffement climatique » : faux !

C’est l’une des grandes confusions des climatosceptiques : ils confondent climat et météo. La météo désigne le temps qu’il fait à un moment précis, sur une courte durée. Le climat, lui, renvoie à l’évolution des conditions atmosphériques sur le long terme. Aussi, les températures peuvent être glaciales pendant une semaine en hiver, il n’empêche que le climat change et se réchauffe si on l’étudie sur une période plus longue. Pour preuve, dans son dernier rapport de mars 2023*, le GIEC montre que la décennie 2011-2020 a été la plus chaude depuis environ 125 000 ans(2). Il explique également que la température à la surface de la Terre a augmenté de 1,1°C par rapport à la période préindustrielle (1850-1900)(3).

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« Les humains ne sont pas responsables du changement climatique » : faux !

Le rapport du GIEC le prouve, l’augmentation de la température à la surface du globe est directement liée aux émissions de gaz à effet de serre résultant des activités humaines : ces dernières ont grimpé de 80 % depuis 1970 et de 30 % depuis 1990, pour atteindre un niveau record entre 2000 et 2010(4).

Il est vrai que la nature peut aussi émettre du CO2. C’est notamment le cas lors des éruptions volcaniques. Cependant, ces dernières émettent 100 fois moins de gaz à effet de serre que les activités humaines(5). La végétation émet également du carbone, mais elle en absorbe en retour. Aucun phénomène naturel n’arrive donc à la cheville des activités humaines en termes d’émissions de CO2.

« Un ou deux degrés de plus, ce n’est pas si grave… » : faux !

Là aussi, il ne faut pas confondre météo et climat. Certes, un ou deux degrés de plus ne sont pas « graves » sur une journée ou une semaine. Néanmoins, si cette augmentation se fait au niveau du climat mondial dans la durée, les conséquences peuvent être dramatiques.

D’ailleurs, nous en avons déjà un aperçu : répétitions des événements climatiques extrêmes (vagues de chaleurs ou de sécheresse, inondations, cyclones…), biodiversité menacée, hausse du niveau des mers, production agricole perturbée… C’est pourquoi à partir de +1,5°C, soit l’engagement pris lors de la COP21 de Paris en 2015, chaque dixième de degré supplémentaire compte.

« Le niveau des mers ne monte pas » : faux !

Une fois encore, il faut observer le niveau des mers sur le long terme et non en fonction de phénomènes ponctuels comme les marées, au cours desquelles - chose normale - le niveau peut baisser. De plus, ce n’est pas parce que les eaux ne montent pas à tel endroit sur la côte méditerranéenne que le niveau moyen à l’échelle mondiale n’est pas en hausse. En raison de la fonte des glaciers et des calottes glaciaires due au changement climatique, le niveau des mers a augmenté en moyenne de 18 cm dans le monde entre 1870 et 2000(4). Et ce n’est qu’un début : depuis, le mouvement s’est accéléré, puisque la hausse a atteint 6 cm seulement en une vingtaine d’années(4). Or, un niveau moyen des mers plus élevé n’est pas sans conséquence : il démultiplie l’effet des phénomènes climatiques extrêmes et intensifie l’érosion du littoral, ce qui entraîne un recul du rivage et rend vulnérables les habitations côtières. 

« Le GIEC n’est pas légitime scientifiquement » : faux !

Le GIEC n’est pas un groupe de recherche à proprement parler. Toutefois, ses rapports, rédigés par des scientifiques, synthétisent l’ensemble des travaux sur l’évolution du climat menés par les chercheurs du monde entier. Des milliers de publications scientifiques sont étudiées à la loupe pour fournir un état des lieux complet, fiable et faisant consensus des connaissances les plus poussées sur le climat. En toute transparence, les informations présentées sont systématiquement sourcées. Et s’il a pu arriver que des données soient redressées, c’était uniquement par souci de justesse scientifique et non pour manipuler les esprits.

Vous connaissez à présent les arguments qui peuvent peser dans la balance face aux croyances d’un climatosceptique. Pour clore la discussion, vous pourrez lui rappeler qu’il est urgent de réduire nos émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement de la planète à moins de 2°C. À l’échelle individuelle, il existe différentes façons d’agir : se déplacer en transports en commun, à vélo ou en voiture électrique, rénover son logement pour améliorer sa performance énergétique, consommer local… Le champ des possibles est vaste !

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