Les forêts face au changement climatique

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Les premières conséquences du changement climatique sont déjà visibles sur la surface de la Terre : la  plus évidente est la hausse de la température moyenne de la planète. L’Organisation météorologique mondiale a signalé fin 2009 que la décennie 2000-2009 a été la plus chaude jamais enregistrée.

Lors de la conférence des Nations Unies sur le climat à Glasgow (COP26), le Canada, ainsi que plus de 100 autres pays, se sont engagés à mettre fin à la déforestation d'ici 2030 pour préserver les forêts. Celles-ci jouent un rôle clé dans l’absorption du dioxyde de carbone et le ralentissement du réchauffement de la planète.

Le premier levier pour atténuer le changement climatique est de réduire nos émissions de gaz à effets de serre. Les arbres, par leur capacité de séquestration et de stockage du carbone, sont des atouts précieux dans cet objectif de réduction du carbone que nous émettons. Mais ils sont aussi directement impactés. La gestion durable de la forêt est plus que jamais nécessaire pour préserver cette pompe à carbone naturelle.

 

La forêt joue un rôle majeur afin de lutter contre le changement climatique

Les forêts sont les poumons de la planète, elles jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique. Après les océans, elles sont le deuxième plus grand réservoir de carbone de la planète. Les forêts tropicales, qui se trouvent principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie, stockent actuellement l'équivalent d'un quart de siècle d'émissions de dioxyde de carbone.

  La forêt et le bois interviennent sur 3 leviers dans le cycle du carbone :

  • La séquestration, c'est-à-dire le pouvoir des arbres à absorber le carbone par la photosynthèse
  • Le stockage, soit la capacité à garder ce carbone. Un arbre sur pied ou transformé renferme un stock à moyen-long terme de carbone.
  • La substitution : le bois est une ressource naturelle et renouvelable qui peut, pour certains usages, être utilisé à la place de matériaux ou de sources d'énergie plus énergivores ou d'origine fossiles comme le plastique, l'aluminium, l'acier ou le pétrole.
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Les impacts de la déforestation sur le cycle mondial du carbone

La déforestation est source d’émission de gaz à effet de serre car les sols relâchent une partie du carbone organique stocké. En supprimant des végétaux qui auraient absorbé le CO2, elle participe également à l’augmentation de la concentration de ces gaz dans l’atmosphère.

Les forêts absorbent le dioxyde de carbone (photosynthèse) et le libèrent (respiration). Cette absorption et cette libération sont équilibrées et déterminent l’importance du « puits de carbone » des forêts, c’est-à-dire la quantité de carbone qui y est stockée. Parallèlement à l’absorption du dioxyde de carbone, les forêts perdent de l’eau par leurs feuilles (transpiration). La déforestation influe sur ces processus et peut produire de fortes rétroactions sur le système climatique.

La déforestation a une incidence sur le cycle mondial du carbone puisqu’elle élimine de grandes quantités de carbone stockées dans les arbres et augmente les pertes de carbone piégé dans le sol. Si les régions déboisées ne se régénèrent pas, la capacité d'absorption du dioxyde de carbone s'en trouvera également réduit à l'avenir.

La disparition de grandes étendues de forêts intactes peut avoir des conséquences importantes sur l’eau aux niveaux local et régional. La déforestation risque de réduire la formation de nuages et donc les précipitations, aggravant ainsi le risque ou la durée des périodes de sécheresse à des endroits qui subissent déjà les effets du réchauffement climatique.

 

Quelles sont les conséquences du changement climatique sur les forêts françaises ?

La France est un grand pays forestier avec près de 17 millions d'hectares en métropole, soit près de 31% du territoire métropolitain, et 8 millions en Guyane avec la forêt amazonienne. La forêt française métropolitaine est majoritairement feuillue.

Il est nécessaire, pour assurer le potentiel de puits de carbone des forêts, que les forêts françaises de demain soient adaptées au climat futur, de réfléchir aux essences qui seront le plus à même de résister.

Plusieurs équipes de recherche et développement réfléchissent à ces questions, au sein de l'Office national des forêts (ONF) pour les forêts publiques et de l'Institue de développement forestier (IDF-CNPF) pour les forêts privées.

Pour déterminer les essences qui seront les plus résistantes et adaptées, les chercheurs croisent les données climatiques actuelles (comme les précipitations, les températures) et l'aire de répartition des espèces, et les projettent en fonction des prévisions futures. Ils peuvent ainsi tester si certaines provenances, par exemple des chênes historiquement présents dans le sud de la France, seraient plus aptes à résister plus au Nord dans le climat futur.

 

ENGIE agit en faveur de la reforestation

En réponse à l’urgence climatique ENGIE a décidé de s’associer à Reforest’Action, une entreprise certifiée B Corp dont la mission est de préserver, restaurer et créer des forêts à travers le monde, en réponse à l’urgence climatique et à l’érosion de la biodiversité. Depuis sa création en 2010, Reforest’Action a financé plus de 17 millions d’arbres dans 39 pays grâce à la contribution de 3 000 entreprises et de 300 000 citoyens ! Reforest’Action a également été reconnu en tant que Partenaire-Acteur de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes.

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