Dossier ENGIE
Primes transports 2026 : Tout savoir sur les aides et montants !
Afin de soutenir les frais de transport des salariés dans leurs déplacements professionnels, le Gouvernement a mis en place un certain nombre d’aides financières. De la prise en charge obligatoire des frais de transport public à la prime de transport facultative, en passant par le forfait mobilité durable, découvrez les conditions relatives à ces aides pour les trajets domicile/travail.
Résumé de l'article
- Plusieurs aides financières sont ouvertes aux salariés d’entreprise privée ou publique dans leurs trajets domicile/travail
- La participation aux frais de transport public : une aide obligatoire, à la charge de l’employeur, qui doit couvrir au moins 50 % des frais engagés par le salarié.
- Deux autres aides facultatives peuvent être allouées par l’employeur : le forfait mobilités durables et la prime de transport.
- Enfin, dans certains cas, des indemnités kilométriques peuvent être versées aux salariés qui utilisent leur véhicule personnel pour effectuer leurs trajets professionnels.
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Prise en charge obligatoire des frais de transport en commun : que prévoit la loi 2026 ?
L’employeur (public ou privé) à l’obligation de prendre en charge au moins 50 % du coût des abonnements de transports en commun supporté par le salarié pour se rendre sur son lieu de travail. Cette réduction se base sur le tarif 2e classe pour le trajet le plus court. Cette obligation s’applique également aux services de location de vélos.
Tous les salariés sont concernés par la prise en charge obligatoire des frais de transport public, y compris les salariés à temps partiel :
- En cas de mi-temps ou plus, le salarié est remboursé dans les mêmes conditions que les salariés à temps complet.
- En cas de durée de travail inférieure à un mi-temps, le salarié bénéficie d’une prise en charge au prorata du nombre d’heures travaillées par rapport à un mi-temps.
Bon à savoir
Seules les cartes d’abonnement sont prises en charge par l’employeur, qu’elles soient annuelles, mensuelles ou hebdomadaires. Les titres de transport achetés à l’unité ne sont pas remboursables.
La prise en charge obligatoire par l’employeur des frais de transport engendre une exonération d’impôt sur le revenu sauf pour les salariés ayant opté pour la déduction de leurs frais réels. Cette exonération est limitée à la part légale prise en charge par l’employeur, c’est-à-dire 50 % des frais de transport domicile/travail.
Bien que reconduite en 2026, la loi de finances rectificative pour 2022 ne permet plus à l’employeur de profiter d'une exonération d’impôt au-delà de son obligation légale. Auparavant, sa participation aux abonnements de transports publics supérieure à 50 % (dans la limite de 75 %) lui offrait les mêmes avantages sur les 25 % restants. Ce n'est plus le cas depuis le 1er janvier.
Bon à savoir
Lorsque le salarié utilise son véhicule personnel pour ses trajets domicile/travail, l’employeur n’a aucune obligation légale de prendre en charge ses frais de transport.
La prime de transport : une aide facultative à l’initiative de l’employeur
Pour les trajets professionnels effectués au volant d’un véhicule personnel, l’employeur peut accorder aux salariés de son entreprise une prime de transport afin de couvrir la totalité ou une partie des dépenses relatives aux frais de carburant et d’alimentation des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou à hydrogène.
En 2026, les plafonds restent identiques à ceux de 2025 : un employé peut toucher jusqu'à 300 € maximum pour ses frais de carburant et 600 € maximum pour les frais d'alimentation et de recharge des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou hydrogène.
À noter qu’en Guadeloupe, Guyane, Martinique les plafonds sont à 600 € et à 900 € à La Réunion et Mayotte.
Pour en bénéficier, le salarié doit répondre aux conditions suivantes :
- Habiter dans une zone non desservie par les transports urbains ou une agglomération de moins de 100 000 habitants.
- Avoir des horaires de travail décalés ne permettant pas l’accès aux transports collectifs.
- Avoir un véhicule de fonction à disposition pour se rendre sur son lieu de travail.
Pour les salariés à temps partiel, la prise en charge dépend de la durée de travail effective. Au-dessus de 50 % de la durée légale du travail hebdomadaire, la prise en charge est la même qu'à 100 %. En dessous, elle est proportionnelle au nombre d'heures travaillées.
Bon à savoir
La prime de transport est cumulable avec :
- la prise en charge obligatoire des frais de transports en commun ;
- le forfait mobilité durable dans la limite de 600 € par an et par salarié ;
- le versement d'indemnités forfaitaires kilométriques.
- En cas de cumul avec les frais de transports en commun + le FMD, la prime carburant n'est pas exonérée de cotisations sociales (2026).
Forfait mobilités durables 2026 : montants et conditions
Entré en vigueur en mai 2020, le forfait mobilités durables a pour objectif d’encourager le développement d’une mobilité douce quotidienne plus respectueuse de l’environnement. Il s’agit en pratique de la prise en charge facultative par l’employeur des frais de trajet effectués à vélo, en covoiturage, cyclomoteur, motocyclette ou tout type d’engin de déplacement personnel motorisé ou non (trottinette, gyropode, hoverboard,...).
Cette aide financière prend la forme d’une allocation forfaitaire, ouverte de manière égalitaire à tous les salariés d’une même entreprise.
À l’instar de la participation obligatoire aux frais de transport public, le forfait mobilités durables est exonéré d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales dans la limite de :
- 700 € par personne et par an (dont 400 € au maximum de frais de carburant) ;
- 900 € par personne et par an si cumul du forfait mobilités durables avec la participation obligatoire des frais de transport en commun pour les salariés du secteur privé.
Pour les départements et régions d'outre-mer, l'exonération est portée à 900€ maximum par personne et par an.
Bon à savoir
L’exonération de cotisations du forfait mobilités durables est conditionnée par la preuve de l’utilisation des sommes allouées conformément à leur objet. Le salarié doit fournir à l'employeur une attestation sur l’honneur ou un justificatif de paiement des frais avancés lors de ses transports domicile/travail, pour chaque année civile.
Les autres aides financières ouvertes aux salariés
Les indemnités kilométriques pour les trajets professionnels au volant de son véhicule personnel
Lorsqu’un salarié est contraint d’utiliser son véhicule personnel pour effectuer tout trajet professionnel en raison de difficultés d’horaires ou d’absence de transports en commun à proximité, l’employeur peut alors rembourser les frais déboursés dans le cadre de ce trajet au titre du système des indemnités kilométriques.
Les frais remboursés par l’employeur dans le cadre de l’indemnité kilométrique sont les frais réels engagés par le salarié tels que les frais de carburant, d’assurance, de réparations, etc. Le montant de l’indemnité kilométrique se calcule en fonction d’un barème défini annuellement par l’administration fiscale qui ne concerne que les voitures et les deux-roues. Pour l’année 2026, le barème applicable a été fixé par un arrêté en date du 27 mars 2023.
Le versement de l’indemnité kilométrique par l’employeur peut se cumuler avec le versement de la prime de transport.
Quel barème kilométrique pour les véhicules électriques ?
Pour encourager la transition vers une mobilité électrique, le Gouvernement a instauré un barème d’indemnité kilométrique avantageux pour les conducteurs de véhicules électriques.
Voici un tableau récapitulatif du barème actuellement en cours :
Puissance administrative (en CV) |
Distance jusqu'à 5 000 km |
Distance de 5 001 km à 20 000 km |
Distance au-dessus de 20 000 km |
|---|---|---|---|
3 CV et moins |
d x 0,529 |
(d x 0,316) + 1 065 |
d x 0,370 |
4 CV |
d x 0,606 |
(d x 0,340) + 1 330 |
d x 0,407 |
5 CV |
d x 0,636 |
(d x 0,357) + 1 395 |
d x 0,427 |
6 CV |
d x 0,665 |
(d x 0,374) + 1 457 |
d x 0,447 |
7 CV |
d x 0,697 |
(d x 0,394) + 1 515 |
d x 0,470 |
La prime de transport de 4 €
En plus de ces aides, une prime de transport de 4 € peut également être allouée. Cette dernière, affranchie de cotisations sans justificatif, concerne tous les salariés, quel que soit le mode de transport utilisé.
Pour autant, si le salarié est logé sur son lieu de travail ou à proximité et que le recours à un moyen de transport quelconque n'apparaît pas justifié, la prise en charge de cette prime est soumise à cotisations.
Aussi, en cas de cumul avec la prime transport, le montant total de ces avantages ne peut être exonéré de cotisations et contributions sociales que dans la limite des frais réellement engagés par le salarié.
Est-ce que la prime de transport est obligatoire ?
L’employeur a l’obligation de prendre en charge au moins 50 % des frais d’abonnement de transports en commun des salariés de l’entreprise pour leurs déplacements professionnels.
En revanche, prime de transport, forfait mobilités durables, indemnités kilométriques demeurent des aides facultatives.
Les frais de stationnement peuvent-ils être pris en charge par l’employeur ?
Oui, si le salarié est contraint d'utiliser son véhicule personnel et d’engager des frais de parking pour le stationnement de son véhicule à proximité de son lieu de travail. Les dépenses engagées sont considérées comme des frais professionnels.
La prise en charge et le remboursement par l’employeur reste facultative.
Je me lance dans le covoiturage, puis-je bénéficier d’une aide financière ?
Le Gouvernement a créé en 2023 la prime 100 € à destination des primo-conducteurs qui se lancent dans le covoiturage courte distance depuis le 1er janvier 2023. La prime était versée sous forme de versement progressif via les plateformes de covoiturage recensées. Toutefois, en 2026, la prime de covoiturage courte-distance a été supprimée.