Dossier ENGIE
Tout comprendre sur le rendement des chaudières gaz
Avec la hausse des prix de l’énergie, la question du rendement de votre chaudière gaz, qui conditionne sa consommation de combustible, devient de plus en plus essentielle. Retour sur cette notion centrale avec ENGIE.
IntroductionAvec les travaux d’isolation, l’acquisition d’un nouveau système de chauffage dit à Très Hautes Performances Énergétiques (THPE) est une des pistes privilégiées de l’ADEME pour faire des économies d’énergie. Ainsi, si vous envisagez de remplacer votre ancienne chaudière gaz, on vous recommandera notamment d’être attentif aux rendements de votre futur équipement. Mais que désigne le terme de rendement ? Comment le calculer ? Et est-il possible d'améliorer les rendements d’une chaudière en fonctionnement ? Toutes les réponses avec ENGIE.
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Le rendement d’une chaudière gaz : de quoi
parle-t-on ?
Quel que soit le type de chaudière installé chez vous, le fonctionnement est similaire. Lorsque le combustible brûle, de la chaleur est dégagée, chauffant un fluide caloporteur. Ce dernier, en se déplaçant dans le réseau hydraulique de votre système de chauffage central, chauffe à son tour vos émetteurs de chaleur (radiateurs), ce qui fait grimper de quelques degrés l’air de votre maison.
Basiquement, le rapport entre la chaleur produite par votre chaudière et l’énergie consommée pour assurer cette production est désigné sous le terme rendement.
Cette donnée, exprimée en pourcentage, mesure donc l’efficacité énergétique de la chaudière. Ainsi, pour un rendement de 100%, toute l’énergie contenue dans le combustible est transformée sous forme de chaleur. En revanche, pour un rendement de 90%, 10 % de l’énergie contenue dans le combustible est perdue. Cette chaleur peut s'échapper dans les fumées par exemple sous forme de chaleur et d’imbrûlés dans les fumées.
La suite est logique : plus le rendement de votre chaudière est élevé, plus la production de chaleur est optimale par rapport à l’énergie consommée. En d’autres termes : à production de chaleur égale, la quantité de gaz brûlé par une chaudière dont le rendement s’élève à 90% sera plus importante que pour une chaudière dont le rendement atteint 100%.
Rendement nominal et rendement saisonnier d’une chaudière, quelles différences ?
Il existe deux types de rendements :
Le rendement nominal, qui estime le rendement de la chaudière lorsqu'elle est en fonctionnement ;
Le rendement saisonnier, qui estime le rendement de la chaudière durant la période de chauffe dans sa globalité, y compris lorsque le brûleur n’est pas en fonctionnement. Le rendement saisonnier donne des indications sur la performance énergétique d’une chaudière à l’année.
Le calcul du rendement a été modifié
Avec la directive européenne ErP (Éco-conception), le rendement saisonnier a été affiné.
Ainsi, l’efficacité énergétique saisonnière (ETAS) mesure les performances d’une chaudière durant toute la période de chauffe, en prenant par ailleurs en considération les conditions d’utilisation de cette dernière : les périodes de veille, les périodes d’inactivité, l’incidence des variations de température sur la puissance de chauffe…
Quels sont les rendements des principaux modèles de chaudière
Pour illustrer concrètement ce que nous venons d’évoquer, voici les rendements moyens sur lesquels vous pouvez compter pour les diverses technologies de chaudières à gaz.
Les rendements moyens des chaudières classiques
Les chaudières classiques développent des rendements moyens de l’ordre de 80 à 90 %.
Les rendements moyens des chaudières basse température
Un cran au-dessus technologiquement parlant des chaudières classiques, les chaudières gaz basse température affichent en moyenne des rendements de l’ordre de 90 % à 95 %.
Les chaudières basse température permettent donc jusqu’à 15 % d’économies d’énergie par rapport aux chaudières classiques.
Les rendements moyens des chaudières à condensation
Technologiquement avancées, les chaudières à gaz à condensation affichent des rendements oscillant entre 100 et 110 %.
Ces rendements sont possibles car les équipements à condensation récupèrent les calories de la vapeur qui provient de la combustion, et les utilisent à leur tour pour le chauffage du fluide caloporteur (eau de chauffage par exemple).
C’est la raison pour laquelle on obtient, en utilisant une chaudière à condensation, jusqu’à 30 % d’économies d’énergie par rapport à une chaudière classique.
Comment une chaudière peut-elle avoir un rendement supérieur à 100 % ?
Avec une chaudière classique, de la vapeur d’eau s’échappe dans les fumées de combustion. La production de chaleur d’une chaudière ne provient donc que du combustible et se matérialise par un indicateur : le pouvoir calorifique inférieur (soit PCI).
Avec une chaudière à condensation, les calories présentent dans la vapeur d’eau issue de la combustion sont récupérées. La production de chaleur de la chaudière provient donc à la fois du combustible et de cette vapeur d’eau, symbolisée par l’indicateur PCS (Pouvoir calorifique supérieur).
Le rendement d’une chaudière à condensation qualifie donc le PCS, souvent supérieur à 100% du PCI.
Le tableau comparatif des rendements moyens des chaudières gaz
Pour simplifier votre comparaison, voici les différents rendements atteints par les équipements au gaz selon leur technologie :
Modèle de chaudières |
Rendements moyens |
|---|---|
Chaudières gaz classiques |
entre 80 et 90 % |
Chaudières gaz basse température |
entre 90 et 95 % |
Chaudières à gaz à condensation |
entre 100% et 110% |
Votre appareil est vétuste ? Pourquoi ne pas envisager de le remplacer ? Sachez que pour vous soutenir dans ce projet, des aides existent pour changer de chaudière et acquérir une chaudière THPE. Vous pouvez notamment profiter du dispositif des CEE (Ma Prime Économie d’Énergie d’ENGIE) et de la TVA à 5,5%. En revanche, MaPrimeRenov’ et aides de l’Anah ne sont plus mobilisables pour l’achat d’une chaudière gaz, même THPE.
Comment calcule-t-on le rendement d’une chaudière ?
Pour simplifier au maximum, on dira que le rendement correspond à la chaleur produite (ou quantité d’énergie sortante) divisée par le combustible consommé (ou quantité d’énergie entrante).
Ainsi, pour calculer le rendement nominal ou rendement utile (exprimé sous le terme ηutile), c’est-à-dire le rendement lorsque le brûleur est en fonctionnement, on applique la formule suivante :
- ηutile = Pu / Pa
Dans cette formule, Pu représente l’énergie utile de la chaudière fournie à l’eau de chauffage et Pa le débit de combustible en kg/heure ou m3/heure multiplié par son pouvoir calorifique PCI/PCS (autrement dit la puissance contenue dans le combustible).
Le calcul du rendement saisonnier d’une installation de chauffe est encore plus complexe :
Rendement saisonnier chaudière (ou ηsais) = ηutile / [1 + qE x (nT / nB – 1)] où
ηutile = rendement utile ;
qE = perte de chaleur à l’arrêt ;
nT = nombre d’heures de la saison de chauffe ;
nB = nombre d’heures où le brûleur fonctionne sur toute la période.
Comme vous vous en doutez à la lecture de ces formules, le calcul du rendement d'une est rarement à la portée des particuliers. Alors, comment connaître le rendement de votre chaudière gaz ?
Comment connaître le rendement de votre chaudière gaz ?
Depuis quelques années, les fabricants de chaudière ont pour obligation d’indiquer le rendement de leurs équipements à gaz sur leurs documentations techniques. Vous y retrouvez cette indication sous la forme d’un pourcentage.
De plus, la réglementation impose d’indiquer une étiquette énergétique sur chaque modèle de chaudière en vente. Celle-ci classant les équipements de A à G (A pour les chaudières les moins énergivores).
Si l'indication n’y est pas, comme cela peut être le cas pour les chaudières datant d’avant 2015, demandez cette information au chauffagiste en charge de l’entretien de votre chaudière. Il est en mesure de réaliser le calcul.
Pourquoi est-il important de connaître le rendement de votre chaudière ?
Compte-tenu de l’influence du rendement de la chaudière sur le niveau de consommation d’énergie, il s’agit d’un indicateur clé pour :
Demander le passage d’un chauffagiste (en dehors de l’entretien annuel) en cas de baisse de rendement inexpliquée ;
Envisager de changer son ancienne chaudière pour un équipement à haute performance énergétique ;
Estimer sa future consommation d’énergie et sélectionner des chaudières performantes, plus respectueuses de l’environnement.
De quoi dépend le rendement de votre chaudière ?
De nombreux éléments influent sur le rendement de votre chaudière, en premier lieu sa technologie. Nous avons ainsi vu que les chaudières à condensation étaient beaucoup moins gourmandes en énergie que les chaudières classiques. Toutefois, la marque de votre équipement ainsi que son âge ont un impact non négligeable sur ses rendements.
De même, l’état des brûleurs de votre chaudière a une incidence sur le rendement de votre matériel. S’ils sont inadaptés à la chaudière ou encrassés, le rendement de combustion de la chaudière risque de baisser. Le réglage du brûleur et l'encrassement de la chaudière ont également des répercussions négatives sur son rendement. Un tirage trop important au niveau de la cheminée de votre chaudière aura par ailleurs tendance à amenuiser les performances de la chaudière. Enfin, l'existence d’entrées d’air parasites nuit aux rendements d’une chaudière.
Vous pouvez le constater : la majorité de ces facteurs relèvent de la qualité de l’entretien. Et il est important de noter que sans entretien, les rendements d’une chaudière s'effondrent. Or, la baisse de 1 unité (1 %) du rendement de combustion équivaut, en première approximation, à une surconsommation de 1 % !
D'où la nécessité de confier l’entretien de votre équipement au gaz à un partenaire de confiance. En faisant appel à un chauffagiste de qualité, de préférence RGE certifié Qualigaz vous vous donnez les moyens de :
Repérer au moins annuellement les éventuelles pertes d’énergie d’une chaudière.
Localiser des dysfonctionnements entraînant une perte de rendements.
Procéder aux réglages qui s’imposent pour optimiser le rendement et allonger la durée de vie de votre équipement de chauffe.
Rendement d'une chaudière : ce qu'il faut retenir
Le rendement d’une chaudière gaz est déterminant : il mesure en effet le rapport entre l’énergie que la chaudière produit et celle qu’elle consomme pour cette production. Ainsi, plus le rendement est élevé, moins votre chaudière va consommer de gaz pour vous chauffer et produire de l’eau chaude sanitaire.
Le calcul du rendement d’une chaudière gaz est complexe. Toutefois, les fabricants ont désormais l’obligation de le mentionner dans la documentation technique de votre équipement. Pour un appareil plus ancien, n'hésitez pas à demander au chauffagiste chargé de son entretien de calculer son rendement.
En moyenne, le rendement des chaudières à gaz s’échelonne de 80% pour une chaudière classique jusqu’à 110% pour une chaudière à condensation.
Toutefois, ces moyennes peuvent fluctuer en fonction des modèles et surtout de l’état général de votre équipement. Il est en effet important de savoir qu’une chaudière bien entretenue par un chauffagiste expert présente un rendement optimisé par rapport à une chaudière encrassée.
Quel est le rendement moyen d’une chaudière gaz à condensation ?
Une chaudière gaz à condensation moderne affiche un rendement supérieur à 100 %, souvent entre 108 % et 110 %. Ce rendement "supérieur à 100 %" est possible grâce à la récupération de la chaleur des fumées de combustion. Chaleur qui était perdue avec les anciens modèles.
Pourquoi le rendement d’une chaudière gaz classique est-il plus faible qu’un modèle à condensation ?
Le rendement d'une chaudière classique (basse température) est plus faible (généralement 80 % à 90 % sur PCI) car elle rejette les fumées de combustion directement à l'extérieur, emportant avec elles de la chaleur. La chaudière à condensation, elle, condense ces fumées pour récupérer cette énergie dite “latente”, ce qui lui permet d'atteindre un rendement supérieur.
Quelle est la différence entre rendement PCI, PCS et ETAS pour une chaudière gaz ?
- PCI (Pouvoir Calorifique Inférieur) : c'est la référence la plus courante. Elle ne tient pas compte de l'énergie contenue dans la vapeur d'eau des fumées. C'est pourquoi le rendement d'une chaudière à condensation peut dépasser 100 % sur PCI.
- PCS (Pouvoir Calorifique Supérieur) : c'est la chaleur totale, y compris la chaleur de la vapeur d'eau. Sur PCS, le rendement est toujours inférieur à 100 % avec une chaudière car il y a toujours des pertes.
- ETAS (Efficacité Énergétique Saisonnière) : c'est la norme européenne obligatoire. Elle donne une vision plus réaliste du rendement sur une année complète (y compris les périodes où la chaudière tourne au ralenti). C'est la référence actuelle pour les aides de l'État.
Comment vérifier si le rendement de ma chaudière gaz est encore optimal ?
Le meilleur moyen est de consulter l'attestation d'entretien annuel. Le chauffagiste mesure les performances de combustion et le taux de monoxyde de carbone. Une augmentation significative de la température des fumées rejetées indique que le transfert de chaleur est moins efficace et que le rendement a diminué.
Quels facteurs peuvent diminuer le rendement d’une chaudière gaz au fil du temps ?
Plusieurs facteurs peuvent entraîner une baisse de performance :
- Encrassement du corps de chauffe : la suie et les dépôts empêchent un transfert de chaleur optimal vers l'eau.
- Eau boueuse : l'accumulation de boues dans le circuit de chauffage réduit la circulation et l'efficacité de la distribution de chaleur.
- Usure des composants : un brûleur mal réglé ou des pièces vieillissantes entraînent une combustion imparfaite.
L’entretien annuel permet-il d’améliorer ou de maintenir le rendement d’une chaudière gaz ?
Oui, absolument. L'entretien annuel est essentiel pour maintenir le rendement à son niveau maximal. Il comprend le nettoyage complet des zones de combustion et d'échange thermique, ainsi que la vérification des réglages. Cet entretien régulier peut vous faire économiser jusqu'à 10 % sur votre consommation de gaz.
Comment optimiser le rendement d’une chaudière grâce à la régulation et aux réglages ?
L'optimisation passe par :
- Le thermostat d'ambiance : régler la chaudière pour qu'elle produise la bonne quantité de chaleur, aux bons moments.
- L'équilibrage du réseau : assurer une bonne répartition de la chaleur entre les radiateurs.
- L'abaissement de la température de l'eau : sur les chaudières à condensation, baisser la température de l'eau (idéalement sous 55 °C) maximise la condensation et donc le rendement.
Un rendement élevé permet-il réellement de réduire la consommation de gaz et la facture ?
Oui, de manière très significative. Le rendement est directement lié à l'efficacité énergétique. Le passage d'un ancien modèle classique (rendement ~85 %) à une chaudière à condensation (rendement ~108 %) permet de réduire la consommation de gaz de 15 % à 30 %. Cette économie se traduit par une baisse durable et immédiate de votre facture.
ENGIE peut-il proposer un diagnostic pour évaluer le rendement et recommander une amélioration ou un remplacement ?
Oui, ENGIE peut vous mettre en relation avec des professionnels RGE qui effectuent une analyse de votre installation. Ce diagnostic inclut l'évaluation du rendement de votre chaudière actuelle, l'identification des sources de déperdition et, le cas échéant, une recommandation personnalisée pour une amélioration (entretien, régulation) ou un remplacement par un modèle plus performant (condensation ou hybride).