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Tarifs réglementés de l’électricité : une “très légère baisse” d’environ 9 euros par an à prévoir
La Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) a transmis sa proposition d’évolution des Tarifs Réglementés de Vente d'Électricité (TRVE) au 1er février 2026. Elle recommande une légère baisse moyenne de 0,83 % TTC. Cette évolution n’est pas encore définitive, car elle doit être validée par les pouvoirs publics.
L'actu en 3 points
- La CRE propose une baisse moyenne de 0,83 % des tarifs réglementés de l’électricité au 1er février 2026.
- Cette quasi-stabilité résulte d’une baisse des coûts d’approvisionnement contrebalancée par d’autres composantes tarifaires (réseaux, fiscalité).
- La décision finale reste à valider par le gouvernement avant application.
Chaque année, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) propose l’évolution des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), commercialisé sous le nom du « tarif bleu » par EDF et qui sert généralement de mètre-étalon du marché de l’électricité. Pour le 1er février 2026, Emmanuelle Wargon, présidente de la CRE, annonce dans un entretien accordé à France Info, avoir transmis au gouvernement une proposition visant une diminution de 0,83 % par rapport à la période précédente.
Quel est l'impact concret sur la facture ?
« Ce que nous proposons, c’est une stabilité, c’est même une très légère baisse » a indiqué Emmanuelle Wargon durant son interview. Cette baisse de 0,83 % se traduit par une économie limitée sur la facture annuelle pour un ménage moyen puisqu’elle « représente environ 9 euros par an de réduction ».
Cette dernière préconise également de « consommer plus en heures creuses et moins en heures pleines ». « Pour cette année, dès qu'on consomme plus de 26% de l'électricité totale en heures creuses, on y gagne », assure-t-elle.
Pourquoi l’évolution est-elle modérée ?
Selon la CRE, cette stabilité est la conséquence de plusieurs mouvements au sein de la part approvisionnement, notamment une baisse du coût d’approvisionnement en énergie et des garanties de capacité, compensée par des hausses de certains coûts de commercialisation et une fiscalité qui évolue.
Emmanuelle Wargon précise que le prix de l'électricité se divise en trois tiers. « Un tiers sur l'électricité elle-même », avec les prix « sur le marché de gros sont orientés à la baisse ». Un autre tiers correspond aux « tarifs de réseau », soit les coûts de transports et de distribution. Ils « avaient bougé l'année dernière, cette année ils sont stables », poursuit Emmanuelle Wargon.
Enfin, le dernier tiers correspond aux taxes où des « mouvements contradictoires » s’affrontent, entre baisse de la CTA annoncée par le Premier ministre et hausse des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE). « Quand on prend la résultante de tout ça, ça fait cette stabilité, légère baisse », conclut la présidente de la Commission.
Qui est concerné par cette évolution ?
La baisse proposée s’appliquera uniquement aux ménages et petits professionnels abonnés aux tarifs réglementés de vente de l’électricité commercialisé par EDF, ou à des offres indexées sur ces tarifs.
Pour le reste du marché, les prix évoluent indépendamment du Tarif Réglementé et il n'est donc pas concerné. Rappelons cependant que les offres de marché peuvent évoluer plus fortement à la baisse. La présidente de la CRE invite d’ailleurs les consommateurs à « faire jouer la concurrence ».