Dossier ENGIE
Tout savoir sur la micromobilité, ces modes de transports doux
Placée au cœur du nouveau paradigme de la mobilité urbaine, la micromobilité répond aux défis actuels de congestion des axes, de pollution et à la nécessité de solutions de transport pratiques et plus durables. Alors que les villes s'adaptent à ces changements, la micromobilité émerge comme pilier majeur de la mobilité verte, façonnant ainsi la ville de demain.
Au fait, c'est quoi la micromobilité ? Quels sont les véhicules phares et les règles qui la régissent ? Comment cette nouvelle approche influence-t-elle les déplacements urbains ? ENGIE vous répond.
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Micromobilité : de quoi parle-t-on ?
Micromobilité et multimodalité : réinventer les déplacements
La micromobilité, définie comme une forme de mobilité douce, englobe une variété croissante de petits véhicules électriques, ou non, comme les trottinettes, les vélos pliables, les monoroues, les skateboards, les gyropodes 1 roue ou 2 roues, et autres engins de glisse.
Ces moyens de transport individuels, compacts et légers, s’adaptent très bien dans un système multimodal. En effet, transportables, ils permettent de réaliser les premiers et derniers kilomètres d’un même trajet.
La multimodalité désigne la possibilité d’utiliser plusieurs modes de transport pour un même trajet. Ainsi, la micromobilité se retrouve au même carrefour que les métros, trains, tramway et autres transports en commun. Ce concept promet des parcours plus fluides en constituant une alternative efficace et fiable à l’usage des voitures personnelles.
L’usage des solutions de micromobilité en essor
Interrogés sur l’impact de la hausse des carburants, 65% des propriétaires de véhicules thermiques déclarent se déplacer plus fréquemment qu’avant avec une solution de micromobilité. Trottinettes électriques, gyroroues et vélos en tête de liste.
En outre, la pandémie a provoqué une baisse de la popularité des transports en commun, renforçant ainsi le rôle de la micromobilité dans les modes de déplacement quotidien.
Les véhicules phares de la micromobilité
La micromobilité se divise en deux catégories :
- Les modes de déplacements non motorisés tels que le vélo, la marche à pied, le roller, etc.
- Les engins de déplacement personnel motorisé (EDPM). Ces derniers comprennent les trottinettes électriques, les vélos à assistance électrique, les skateboards électriques, les monocycles électriques, les scooters et les vélos électriques partagés.
Certains engins sont accessibles en libre-service, bien que certaines villes aient décidé d'interdire cette pratique.
S’ajoutent les engins, électriques ou non, accessibles en libre-service, essentiellement des vélos et trottinettes bien que certaines aient décidé d’interdire cette pratique. C’est le cas à Paris des trottinettes en libre-service depuis le 1er août 2023.
Code de la route et EDPM : les règles à respecter
Les EDPM sont soumis à une législation spécifique. En voici les principales dispositions :
- Pour être qualifiés d’EDPM, les véhicules doivent être dépourvus de place assise et équipés d'un moteur non thermique. Ils ne peuvent dépasser une vitesse de 25 km/h.
- Depuis le décret du 31 août 2023, seuls les usagers de 14 ans et plus peuvent conduire un EDPM.
- Le transport de passagers est strictement interdit. Les EDPM sont des moyens de locomotion individuels.
- La circulation sur les trottoirs est interdite (sauf dérogation locale). En cas de non respect, une amende fixée à 135 euros depuis le 1er septembre 2023.
- En agglomération, les EDPM sont autorisés à rouler sur les pistes et bandes cyclables, lorsqu’elles sont présentes sur la chaussée. À défaut, ces véhicules individuels peuvent circuler sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 50 km/h.
- À noter que hors agglomération, leur circulation est autorisée uniquement sur les voies vertes et les pistes cyclables.
Tout propriétaire d’un EDPM doit souscrire une assurance responsabilité civile
Trottinette, vélo, gyroroue et autres EDPM sont considérés comme des engins à moteur. Conséquence, il est obligatoire de s’assurer contre les risques de dommages qui pourraient être causés à autrui en cas d’accident. Si vous n’êtes pas assurés, vous devrez alors vous acquitter de la réparation du préjudice subi par la victime de l’accident.
Comment la micromobilité façonne-t-elle la ville de demain ?
L’essor de la micromobilité en milieu urbain dessine une nouvelle ville et de nouvelles logiques de déplacement, non sans avantages pour les personnes et l’environnement.
D’abord, l’impact de ces mobilités douces se mesure sur les effets de réduction de la pollution :
- moins de véhicules à moteur thermiques sur les voies au quotidien ;
- un désengorgement des grands axes aux heures de pointe au profit de l’usage des transports en commun et des solutions de micromobilité ou de mobilité partagée ;
- moins d'émissions de gaz à effet de serre.
Puis, le recours réussi à la multimodalité offre des déplacements urbains et péri-urbains plus fluides. Et pour tout le monde. Le développement des réseaux variés de transports favorise le désenclavement des territoires mal desservis par les transports traditionnels.
Cependant, le succès de la micromobilité reste dépendant de l'adaptation des infrastructures urbaines, particulièrement en termes de sécurité.
Des pistes cyclables sécurisées, des espaces piétons dédiés, des places de stationnement et des stations de recharge pour les engins électriques sont autant d'arguments en faveur du passage à la micromobilité.
Micromobilité : ce qu'il faut retenir
La micro mobilité est un concept qui s’inscrit dans la mobilité douce et qui désigne les modes de transport légers et compacts, conçus pour des déplacements de courte distance.
Elle englobe les trottinettes électriques, les vélos électriques, les skateboards électriques, les gyropodes, les hoverboards, les monoroues, les rollers, etc.
Les villes et leurs périphéries doivent pouvoir s’adapter à ce type de mobilité afin d’assurer la sécurité des usagers et la fluidité des déplacements.
Des règles spécifiques s’appliquent aux engins de déplacement personnel motorisé dont la vitesse maximale est limitée à 25 km/h.
Quels sont les avantages de la micromobilité ?
La micromobilité apporte quatre avantages principaux :
- Elle est plus écologique. Elle réduit le recours à l'automobile essence ou diesel, ce qui permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
- Elle est économique. Les usagers de ces modes de transport n’ont plus de frais d’essence ou de gasoil.
- Elle est plus pratique. Il est possible d’arpenter les centres villes, zones piétonnes et rues étroites. Elle vous écarte des embouteillages réduisant le risque de stress dû à la conduite.
- Elle permet de gagner du temps. Exempts d’embouteillages, vos trajets durent moins longtemps aux heures de pointes.
Puis-je bénéficier d’une aide à l’achat d’une trottinette électrique ?
Non. S’il existe des aides d'État et locales pour l’achat d’un vélo à assistance électrique, il n’en est pas de même pour les trottinettes électriques.
Malgré tout, certaines collectivités locales octroient une aide financière. Pour savoir si votre commune en fait partie, vous pouvez vous renseigner auprès des services de votre mairie.
Où puis-je stationner mon EDPM ?
Le stationnement sur un trottoir n’est possible que s’il ne gêne pas la circulation des piétons sous peine d’amende. Les maires peuvent cependant prévoir des règles spécifiques dans leur commune. D’ailleurs, certaines villes ont aménagé des espaces spécifiques pour le stationnement d’EDPM, plus particulièrement les trottinettes électriques.