Dossier ENGIE
Gel et pompe à chaleur : tout ce qu’il faut savoir
En hiver, vous avez déjà peut-être observé du givre sur l’unité extérieure de votre PAC. Ce phénomène est, la plupart du temps, lié au fonctionnement normal de votre pompe à chaleur, mais certains signaux doivent toutefois alerter. Alors, que faire en cas de gel sur votre pompe à chaleur, les risques réels, les idées reçues et les bons gestes à adopter ?
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Entretenir sa PAC c'est une obligation légale, c'est aussi moins de panne et des performances optimales.
Voir du givre sur une pompe à chaleur en hiver peut inquiéter : est-ce normal, est-ce dangereux, faut-il intervenir ?
Dans la plupart des cas, la formation de givre fait partie de la vie normale d’une PAC quand le froid s’installe. Lorsque l’unité extérieure de votre PAC fonctionne en chauffage, la température de surface de l’échangeur (ou évaporateur) est inférieure à celle de l’air ambiant (d’environ 7 d°C). À son contact, l’humidité contenue dans l’air condense puis gèle si la température de surface est négative. Vous observez alors du givre sur les ailettes ou autour de l’échangeur.
L’important est de savoir distinguer une situation attendue d’un symptôme qui mérite un contrôle. Alors, dans quelles situations le gel présente un vrai risque pour votre pompe à chaleur ? Et que faut-il faire pour éviter tout dommage sur votre appareil ? On fait le point avec ENGIE !
Les risques réels du gel sur une PAC en hiver
Les cycles de dégivrage automatiques
En principe, votre équipement est conçu pour gérer le givre au quotidien, grâce à des systèmes de dégivrage intégrés et automatiques, c’est-à-dire :
soit un système de dégivrage piloté automatiquement (capteurs, algorithmes) ;
soit l’inversion de cycle (la PAC modifie temporairement son fonctionnement pour réchauffer l’échangeur extérieur) ;
soit, sur certains appareils, une résistance électrique, qui vient en appui dans des conditions spécifiques.
Ces cycles de dégivrage vont s’activer pour faire fondre le givre accumulé, afin de maintenir les échanges thermiques et garantir l’efficacité de votre pompe à chaleur. Mais il peut toutefois arriver que le gel devienne problématique.
Quand le gel devient un signal anormal
Si du gel se forme sur votre pompe à chaleur et qu’il persiste malgré plusieurs phases de dégivrage, et/ou si votre PAC émet des bruits anormaux (claquements, vibrations inhabituelles, souffle irrégulier), soyez attentifs.
Ces signaux méritent que vous vous y attardiez, car ils ont des conséquences désagréables au quotidien et peuvent mettre votre PAC en risque :
une chute nette de performance : un temps de chauffe plus long, un inconfort thermique, une eau moins chaude si votre PAC air/eau produit également l’eau sanitaire ;
une consommation qui augmente sans explication ;
à terme, des dommages causés au compresseur.
L’origine de ce mauvais fonctionnement peut être de diverses natures :
de mauvais réglages de la fonction de dégivrage,
un encrassement des échangeurs de votre PAC,
une circulation d’air insuffisante et/ou obstruée (neige, feuilles),
une sonde de température défaillante qui lance des cycles de dégivrage trop fréquents mais inefficaces,
un dysfonctionnement du circuit frigorifique (une fuite de fluide), etc.
Pour un diagnostic précis, faites appel à un professionnel. Seul un artisan spécialisé pourra interpréter correctement les symptômes et sécuriser le fonctionnement de votre équipement.
Que faire si votre pompe à chaleur est givrée ? Les bons gestes et ceux à éviter
Si vous observez du gel sur votre PAC, la bonne réaction n’est pas toujours d’agir ! Tout dépend de l’état de fonctionnement du dégivrage automatique de votre unité extérieure. Si vous observez des cycles de dégivrage efficaces (le givre disparaît après un cycle) et qu’un laps de temps raisonnable s’écoule entre deux cycles, il n’y a pas lieu d’intervenir.
Toutefois, rien ne vous empêche de :
vérifier l’environnement de la PAC: rien ne doit bloquer l’air (feuilles, cartons, objets, congères).
surveiller le confort thermique ressenti : si le chauffage et la température de l’eau chaude sanitaire semblent stables, tout va bien !
En revanche, voici ce qu’il vaut mieux éviter de faire :
Ne grattez pas les ailettes avec un objet dur, vous risqueriez de les endommager plus que le givre ne le fait.
Ne versez pas d’eau bouillante sur votre appareil, il risquerait un choc thermique trop important et se mettrait en sécurité.
N’employez pas de produits chimiques ou dégivrants non recommandés par votre artisan chauffagiste.
N’enfermez pas l’unité extérieure sous une bâche plaquée : la ventilation fait partie intégrante de son fonctionnement.
Vous avez un doute ? Le meilleur réflexe reste de prendre avis auprès d’un professionnel, surtout si vous constatez une baisse d’efficacité de la pompe à chaleur.
Comment prévenir le givrage de la PAC ?
Si on ne peut pas “supprimer” totalement le givre, dans la mesure où il s’agit d’un phénomène naturel dans le fonctionnement d’une PAC, on peut en revanche limiter les conditions qui l’aggravent.
Quel emplacement choisir pour limiter le gel ?
Les conditions d'implantation de votre unité extérieure va jouer un rôle dans la fréquence de formation du gel. Privilégiez :
un emplacement dégagé (la PAC doit avoir accès à un flux d’air continu et renouvelé) ;
un support stable et surélevé si besoin, pour éviter l’accumulation d’eau ou de neige fondue ;
éviter les recoins, murs trop proches, haies collées, zones de ruissellement.
Là encore, les conseils d’un professionnel chauffagiste expérimenté sont des ressources précieuses. N’hésitez pas, au moment de l’installation, à discuter de la question avec lui.
Adaptez la puissance de votre PAC au climat
Pour que le gel ne constitue pas un risque pour votre PAC, le dimensionnement du matériel (c’est-à-dire sa puissance) doit être réfléchi en fonction :
de vos besoins réels (en lien avec vos habitudes de consommation, votre temps de présence sur place, etc.) ;
de l’isolation de votre maison,
de la configuration de votre intérieur, etc.
Un installateur qualifié réalisera une étude de dimensionnement et procèdera à un calibrage fin après la pose.
Protégez sans étouffer
Certains accessoires sont compatibles pour limiter la formation de gel, comme les casquettes ou les auvents : ces derniers protègent votre PAC contre la pluie verglaçante par exemple, mais ne coupent pas la circulation de l’air, ni ne gêne l’accès à la maintenance.
Reportez vous aux recommandations du fabricant et demandez conseil à votre installateur en cas de doute.
L’entretien : l’atout contre la formation de gel dangereux pour la PAC
Pensez aussi et surtout à l’entretien ! Obligatoire tous les deux ans, il constitue l’arme n°1 pour prévenir les dysfonctionnements et préserver la longévité de votre équipement !
Même si vos cycles de dégivrage fonctionnent a priori correctement, l’entretien vous aide à maintenir une bonne efficacité et un rendement optimal.
Et pour éviter d’avoir à y penser, renseignez-vous sur un éventuel contrat d’entretien avec votre chauffagiste. Non seulement il se chargera de vous appeler pour fixer le rendez-vous de maintenance, mais en plus vous pourrez bénéficier de tarifs avantageux en cas de panne entre deux passages programmés.
Gel et pompe à chaleur, ce qu’il faut retenir
La formation de givre / givrage sur une pompe à chaleur est, en règle générale, normale en hiver.
Un système de dégivrage est installé sur les pompes à chaleur, de manière à piloter automatiquement un cycle de dégivrage régulier.
En revanche, si le givre devient persistant, si des bruits apparaissent, ou si l’efficacité pompe à chaleur baisse, il faut s’inquiéter.
Évitez les actions agressives (grattage, eau bouillante, produits inadaptés) : si le givre s'installe durablement, faites appel à un professionnel.
Rappelez-vous que l’entretien régulier de votre pompe à chaleur aide à maintenir performance, confort et durabilité.
Est-ce qu’une PAC est en panne s’il y a du givre ?
Souvent, non : un peu de givre sur une pompe à chaleur en période de froid est tout à fait normal, tant que le cycle de dégivrage pompe à chaleur fait son travail et que les performances restent cohérentes.
Combien de temps dure un cycle de dégivrage de pompe à chaleur ?
C’est variable en fonction du modèle, des conditions météo et du niveau de givre. Consultez la documentation fabricant ou demandez l’avis d’un professionnel lors d’un entretien.
Puis “casser” le givre pour aider la PAC ?
C’est déconseillé : vous risquez d’abîmer les ailettes de l’échangeur, de déformer un élément voire, dans le pire des cas, de provoquer une fuite. Mieux vaut faire appel à un professionnel si vous constatez que le gel s’accumule.
Ma PAC fait-elle plus de bruit pendant le dégivrage ?
Lors du dégivrage, le système peut changer de régime, un bruit différent peut donc être observé. En revanche, si le bruit devient franchement anormal (vibrations fortes, sons métalliques), mieux vaut faire vérifier l’appareil.