Tout savoir sur le chauffe-eau

Votre eau de consommation domestique est acheminée depuis le réseau public de distribution jusqu’à vos robinets en passant par le réseau de tuyauterie installé chez vous. Mais attention, cette eau arrive froide. Pour faire la vaisselle, laver votre linge ou vous doucher, vous utilisez de l’eau chaude. C’est le rôle du chauffe-eau ou du ballon d’eau chaude de la chauffer.

  1. La différence entre un ballon d’eau chaude et un chauffe-eau
  2. Les différents types de chauffe-eau
  3. L'entretien d'un chauffe eau
  4. Bien choisir son chauffe-eau
  5. Le prix d'un chauffe-eau
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1/ Ballon d’eau chaude ou chauffe-eau : quelles différences ?

Les termes chauffe-eau et ballon d’eau chaude sont indifféremment employés pour désigner le système de production d’eau chaude sanitaire. En réalité, les 2 appareils ne fonctionnent pas de la même manière.

  • Le chauffe-eau, également appelé chauffe-eau instantané, fonctionne de la même manière qu’une machine à café . Le chauffe-eau instantané se déclenche dès que vous commandez de l’eau chaude à un robinet, l’eau passe dans l’appareil où elle est instantanément chauffée au contact du brûleur, et ressort chaude. Pas de réservoir, pas de stockage permanent d’eau chaude !
  • Le ballon d’eau chaude, également appelé chauffe-eau à accumulation, stocke de l’eau que l’appareil chauffe grâce au brûleur, de manière continue et à température constante. Vous puisez dans cette réserve d’eau chaude dès que vous allumez un robinet. Quand la réserve diminue, de l’eau froide arrive dans le ballon pour y être chauffée à son tour.

Pour résumer, avec un chauffe-eau instantané, vous déclenchez le chauffage de l’eau quand vous actionnez un robinet et la production se fait sur le moment. C'est l'idéal pour un système de production d’ECS d’appoint ou dans un logement de surface réduite accueillant peu d’habitants.
Avec un ballon d’eau chaude, vous disposez d’une réserve d’eau chaude permanente. C'est indispensable pour subvenir aux besoins de consommation d’une famille nombreuse.

Certains chaudières gaz sont équipées d’un chauffe-eau à micro-accumulation combinant un micro-ballon de quelques litres à un fonctionnement à production instantanée. Vous disposez ainsi d’une petite réserve d’eau chaude à température constante, tout en profitant aussi d’eau chaude illimitée. Cet équipement peut convenir à des foyers de 2 à 3 personnes, avec une seule salle de bains.

Le chauffe-eau instantané

Concurrent du modèle à accumulation, le chauffe-eau instantané met en avant ses propres arguments pour vous séduire.
 

Qu’est-ce qu’un chauffe-eau instantané ?

Il désigne un type de chauffe-eau dont la principale particularité est de ne pas posséder de réservoir. Contrairement au chauffe-eau à accumulation, le chauffe-eau instantané propose aux occupants d’un logement de l’eau chaude sanitaire de manière illimitée, et de façon quasi-instantanée. 

Son fonctionnement est assez simple : il se résume à produire de l’eau chaude uniquement au moment où une personne en sollicite. Le chauffe-eau instantané ne dispose donc pas d’une cuve ou d’un ballon d’eau chaude chargé de stocker l’eau chaude en attente d’une utilisation. Il favorise en cela une meilleure gestion de l’eau chaude.
 

Les différents modèles de chauffe-eau instantané

Si vous optez pour un chauffe-eau instantané pour votre logement, sachez que vous aurez le choix entre les modèles électriques ou au gaz. L’un et l’autre de ces modèles de chauffe-eau instantané présentent des avantages et des inconvénients communs, mais aussi des avantages et des inconvénients propres à chacun.
 

Les avantages du chauffe-eau instantané

  • Gain de place : dans la mesure où l’appareil ne stocke pas d’eau, vous économisez la place du réservoir.
  • Economies d’énergie : le chauffe-eau est un lieu de transit pour l’eau, qui y est chauffée instantanément. L’appareil se met en marche uniquement lorsque vous commandez de l’eau chaude. Dans ces conditions, vous réalisez des économies importantes : toute l’eau que vous chauffez est effectivement consommée. Ces économies d’énergie se répercutent sur votre facture et contribuent à préserver l’environnement…
  • Entretien facilité : l’appareil est petit et compact. Il est facile à entretenir, et vous vous épargnez les problèmes liés à l’accumulation de calcaire et de tartre.

Mais dans la mesure où l’eau est chauffée instantanément, le volume d’eau chaude disponible à un instant T est limité. C’est-à-dire que si vous commandez de l’eau chaude à plusieurs robinets de votre logement, l’appareil ne sera pas nécessairement en mesure de produire suffisamment et suffisamment vite pour subvenir aux besoins. Vous constaterez des écarts de température, et le confort ne sera pas optimal.
 

Le prix d'un chauffe-eau instantané

Le coût d’un chauffe-eau instantané varie de 200 à 600€ en moyenne. On trouve également des modèles de chauffe-eau instantané dont le prix dépasse le millier d’euros pour des performances accrues. Dans votre budget pour l’achat d’un chauffe-eau instantané, prévoyez le coût de la main d’œuvre liée à son installation par un professionnel (entre 200 et 400€).

L’installation d’un chauffe-eau instantané peut être en partie financée par des aides financières, des subventions et/ou grâce à une TVA réduite à 5,5%. À la différence des autres types de chauffe-eau (chauffe-eau thermodynamique, chauffe-eau solaire), le chauffe-eau instantané ne permet pas de bénéficier du crédit d’impôt CITE. Seules des subventions locales et/ou des aides de l’Anah peuvent vous être accordées pour diminuer le coût de l’installation d’un chauffe-eau instantané dans votre logement.

Le chauffe-eau à accumulation

Le chauffe-eau à accumulation (cumulus étant une marque de chauffe-eau électrique) ou ballon accumulateur tampon est une solution de stockage pour l'excédent d'eau chaude produite par la chaudière ou le chauffe-eau. Il permet en effet de contenir un certain volume d’eau dans une cuve et de la chauffer grâce à un dispositif qui diffère en fonction du genre d’appareil.
Comme le ballon accumulateur optimise le rendement des installations de chauffage en restituant la chaleur accumulée, il favorise les économies d'énergie.
 

Fonctionnement d'un chauffe-eau à accumulation

Equipé d’un thermostat, le chauffe-eau à accumulation fait monter la température jusqu’au niveau demandé. Lorsqu’un habitant utilise de l’eau, la cuve se remplit d’eau froide et un nouveau cycle de chauffe se relance.
A noter que ces appareils sont généralement dotés d’un contacteur jour / nuit ou heures pleines/heures creuses afin de lancer son cycle de chauffe la nuit uniquement.
 

Les avantages du ballon d’eau chaude

  • Une réserve importante d’eau chaude  : le ballon de stockage, en fonction de sa capacité, vous permet de bénéficier d’un important volume d’eau chaude. Vous pouvez ainsi solliciter l’appareil simultanément dans la cuisine et la salle de bain, tout en faisant fonctionner une machine à laver : tous les robinets sont en mesure de fournir l’eau chaude.
  • Un stock d’eau chaude disponible en permanence : le ballon stocke de l’eau à température constante, en permanence. L’eau qui coule de vos robinets est donc immédiatement chaude.

Attention cependant à bien dimensionner l’appareil. Si vous avez utilisé l’intégralité du stock d’eau chaude, le ballon doit chauffer de nouveau un volume important, cela peut prendre du temps. Veillez donc à choisir un modèle disposant d’une capacité en litres adaptées à vos besoins de consommation.
De plus, le ballon d’eau chaude, en fonction de ses dimensions, prend de la place. Prévoyez un espace dédié ou dissimulez-le astucieusement pour ne pas subir la vue de cet appareil encombrant.
 

Les différents types de ballons d'eau chaude

  • Le cumulus électrique. Abordable et facile à installer, ce type de chauffe-eau à accumulation chauffe en une fois l'eau froide grâce à une résistance électrique et la stocke à température de façon à fournir toute l'eau chaude sanitaire du foyer. On parle souvent de cumulus, du nom de la marque qui en commercialise.
    Attention : la réglementation thermique RT 2012, en vigueur pour les constructions neuves, interdit le recours au cumulus électrique, considéré comme énergivore.
    Un cumulus électrique coûte entre 100€ et 700€ en fonction notamment du volume et de la résistance.
  • Le chauffe-eau à accumulation ou ballon accumulateur au gaz. Il est quant à lui doté d’un brûleur à gaz naturel, voire à gaz liquéfié, lui conférant un chauffage particulièrement rapide. C’est pourquoi il est souvent indiqué pour les cuves aux grands volumes. Ce système doit en revanche être accompagné d’un dispositif d’évacuation des fumées. Il peut s’agir d’un conduit de cheminée ou d’un système de ventouse.
    Un chauffe-eau gaz coûte en moyenne 800€.
  • Le chauffe-eau à accumulation ou ballon accumulateur solaire. Ce type d'appareil dit à échangeur voit son eau sanitaire chauffée via des panneaux photovoltaïques. Si le chauffe-eau solaire est économe en énergie puisqu’il n’utilise ni gaz ni électricité, il reste toutefois limité pour une utilisation domestique. En effet, la contenance de son ballon d’eau chaude ne peut dépasser 300 litres.
    Son tarif initial est en outre assez élevé, un équipement complet pour cumulus solaire peut atteindre 4 000€.
  • Le chauffe-eau à accumulation ou ballon accumulateur thermodynamique. Devenu la norme au sein des nouvelles constructions soumises à la RT 2012, le chauffe-eau thermodynamique est le plus performant des ballons d'eau chaude en termes d’économies d’énergie, excepté les modèles solaires. Il est en effet possible d’économiser ses ressources à hauteur de 70% en comparaison d’un chauffe-eau à accumulation électrique. Pour obtenir de telles performances, le& cumulus thermodynamique, système associant ballon d’eau chaude et pompe à chaleur, tire ses calories de l’air.
    Un chauffe-eau thermodynamique revient environ à 3 000€.

A noter : si les modèles les moins énergivores sont les plus chers, ils sont éligibles à certaines aides de l’Etat à condition de respecter les critères en vigueur.
 

L'installation et l'entretien d'un ballon accumulateur

L’installation de ce type de matériel n’est pas à la portée de tous. Si, avec des connaissances et un peu d’expérience, il est possible d’installer un cumulus électrique, pour les autres types de chauffe-eau, le recours à un artisan RGE (Reconnu garant de l’environnement) est recommandé.

L'entretien est essentiel pour optimiser les performances de votre appareil et lui assurer une meilleure longévité. Il faut notamment lutter contre le calcaire et le tartre. Pour cela, placez le cumulus en position vidange une fois par mois. Si votre ballon est doté d’une résistance blindée, il faudra vider la cuve tous les deux ans après avoir mis l’appareil hors tension. Une pause qu’il est conseillé d’observer lors d’absences prolongées pour éviter de chauffer inutilement.

 

2/ Quels sont les différents types de chauffe-eau ?

Les caractéristiques, les avantages et les inconvénients de chacun de ces deux types de chauffe-eau - instantané ou à accumulation - diffèrent et en font un appareil plus ou moins adapté à votre situation. Dans ces deux catégories, le chauffe-eau se décline en différents modèles :

  • le chauffe-eau au gaz ;
  • le chauffe-eau thermodynamique ;
  • le chauffe-eau solaire ; 
  • le chauffe-eau électrique.

Le chauffe-eau au gaz

Un chauffe-eau au gaz est un excellent compromis entre le chauffe-eau électrique et les chauffe-eau thermodynamique (CET) ou solaire (CESI).
Il couvre l’intégralité de vos besoins en eau chaude sanitaire, quand le CESI et le CET nécessitent des systèmes d’appoint. Et si le prix du chauffe-eau gaz est légèrement supérieur au prix du modèle électrique à l’investissement, mais son rendement et le prix du gaz offrent de meilleures performances. Malgré un coût d’achat supérieur, le prix d'un chauffe-eau au gaz est donc plus vite rentabilisé.
 

Zoom sur l'accumulateur à eau chaude

L'accumulateur ECS (Eau Chaude Sanitaire) a la spécificité de pouvoir produire immédiatement de l'eau chaude à au-moins 60 °C. L'eau est réchauffée par un fluide caloporteur ou par une résistance qui circule dans un circuit à serpentins ou à plaques à l'intérieur du ballon. Elle reste à la température programmée et est réchauffée après chaque puisage.

Les accumulateurs à condensation fonctionnant au gaz naturel sont parmi les plus performants puisqu'ils réutilisent la source énergétique des gaz brûlés pour faire chauffer l'eau.

Certains modèles d'accumulateurs ECS se raccordent au conduit de cheminée existant de la chaudière. Il est quelquefois nécessaire de modifier celui-ci. Dans certains cas dits "à ventouse", l'appareil est simplement relié au système d'évacuation du toit ou d'un mur extérieur. Il est cependant important de procéder à un entretien annuel en faisant appel à un professionnel, notamment pour éliminer le calcaire et les incrustations à l'intérieur du réservoir de l'accumulateur d'eau chaude.

Le chauffe-eau thermodynamique

Le chauffe-eau thermodynamique (CETI) ou cumulus thermodynamique est un système de chauffage qui récupère les calories présentes naturellement dans l’air pour produire votre eau chaude sanitaire. Il se compose d’un espace pour stocker l’eau (ballon de 150 à 300 litres d’eau) et d’une pompe à chaleur (PAC). Il permet de réduire de 3 à 4 fois la consommation d’énergie pour la production d’eau chaude pour un faible coût d’investissement.

Comment fonctionne un ballon d'eau chaude thermodynamique ?

Le fonctionnement d’un ballon d’eau chaude thermodynamique est assez similaire à celui d’une pompe à chaleur aérothermique. Toutefois, au lieu de produire de la chaleur dans le logement, l’appareil capte la chaleur contenue dans l’air ambiant pour produire de l’eau chaude sanitaire.

  1. L’air capté à l’extérieur, ou en provenance d’une VMC, est aspiré par un ventilateur.
  2. Cet air transmet ses calories au fluide frigorigène du système de la pompe à chaleur et le réchauffe.
  3. Un évaporateur passe ce fluide de l’état liquide à l’état gazeux.
  4. Un compresseur, utilisant l’électricité, augmente la température et la pression du fluide pour que ses calories soient transmises au ballon d’eau.

Lorsque la température de l’air est trop faible pour produire de l’eau chaude sanitaire en quantité suffisante, le relais est assuré par un appoint électrique ou par une chaudière à condensation au gaz naturel.

L’installation d’un ballon thermodynamique est recommandée si vous ne pouvez pas vous équiper d’une chaudière à condensation car vous n’avez pas le gaz naturel dans votre commune ou si vous ne pouvez pas installer un système de chauffage au bois ou un chauffe-eau solaire individuel.
 

Avantages et inconvénients d'un ballon thermodynamique

Pouvant répondre sans difficulté aux besoins d’une famille de 6 personnes, le ballon thermodynamique permet de réaliser d’importantes économies d’énergie par rapport à un chauffe-eau classique. La baisse de la consommation atteint 70% lorsque toutes les conditions sont réunies, d’où un retour sur investissement rapide. De plus, cet appareil est classifié par les pouvoirs publics comme ressource énergétique renouvelable, ce qui donne accès à plusieurs aides financières : l’éco-prêt à taux zéro, une TVA réduite.

Mais pour fonctionner convenablement, le ballon d’eau chaude thermodynamique doit être installé dans une pièce disposant d’un volume d’air minimum : au moins 20 mètres cubes. L’appareil ne peut donc être installé dans les pièces exigües, à moins de pomper l’air d’une pièce voisine chauffée ou l’air extérieur si le climat le permet, en faisant poser une gaine spécifique. Ce qui va bien sûr nécessiter des travaux plus conséquents.
 

Quelle performance attendre d’un ballon thermodynamique ?

Vérifiez le Coefficient de Performance (COP) de votre installation. Un COP à 3 indique une consommation de votre chauffe-eau thermodynamique de 1 kWh d’électricité pour produire 3 kWh d’énergie. La norme se situe à 2,5 et, dans la pratique, plutôt à 2, mais toujours plus que le rendement à 0,7 d’un chauffe-eau électrique à effet Joule.
 

Quel prix pour un chauffe-eau thermodynamique ?

La fourniture et l’installation d’un chauffe-eau thermodynamique coûtent 3 500 € environ. Il est toujours recommandé de faire appel à des professionnels RGE pour assurer l’installation. On estime que le prix de votre ballon thermodynamique sera rentabilisé en 8 ans et d’autant plus si vous avez pu bénéficier d’aides pour le financer…
 

Comment l’installer dans son logement et l’entretenir ?

Il est conseillé de capter l’air dans une pièce où la température est de 20°C en moyenne et ne descend jamais en dessous de 5°C, et d’éviter d’utiliser l’air d’une pièce à vivre afin de ne pas provoquer une surconsommation de chauffage.
Privilégiez l’air des locaux annexes chauffés, comme la buanderie. Par ailleurs, fixez la température de l’eau chaude sanitaire aux alentours de 50 °C, si vous souhaitez maximiser les économies d’énergie.

Comme tout chauffe-eau, le ballon thermodynamique doit faire l’objet d’un entretien régulier, en particulier une vidange pour effectuer le détartrage (par un professionnel de préférence). Il est également nécessaire de retirer la poussière qui obstrue peu à peu l’évaporateur, pour préserver la performance de l’appareil.

Le chauffe-eau solaire

Avec un chauffe-eau solaire individuel, vous pouvez diviser par 2 ou 3 votre facture d’énergie pour la production d’eau chaude sanitaire (ECS). En effet, selon la région, un chauffe-eau solaire individuel peut couvrir de 50 à 70% des besoins annuels en eau chaude d’un foyer.
Ce type de chauffe-eau vous permet ainsi de gagner en indépendance énergétique en profitant de l’énergie solaire, de réduire le montant de vos factures d’énergie en même temps que vos émissions de CO2 et de profiter d’aides financières (soumises à conditions) pour diminuer le coût d’installation.

Comment fonctionne un chauffe-eau solaire individuel ?

Il est composé des éléments suivants :

  • Des panneaux solaires pour capter ’énergie. Ils sont posés au sol ou sur un toit. Leur surface est ajustée selon le nombre d’habitants dans le foyer et la région (plus ou moins ensoleillée). Les capteurs solaires sont disposés sur une zone dégagée, sans ombre projetée par de la végétation ou des bâtiments.
  • Un fluide caloporteur qui circule dans des tubes en cuivre directement en contact avec les capteurs solaires. Ce fluide réchauffé par le rayonnement solaire est acheminé dans des canalisations calorifugées jusqu’au ballon. Là, il restitue l’énergie solaire et chauffe l’eau par le biais d’un échangeur thermique.
  • Un ballon de stockage d’eau, également calorifugé pour éviter les pertes de chaleur. D’ailleurs, il est aussi conseillé de le placer non loin des capteurs et dans un local chauffé isolé pour réduire les déperditions thermiques. Et puis, moins il y a de canalisations, moins l’installation coûte cher. Le ballon solaire est de dimensions différentes en fonction de la composition du foyer. Par exemple, il faut prévoir un ballon de 100 à 250 litres, avec système d’appoint, pour un logement abritant deux personnes.
  • Un système de chaudière d’appoint qui prend le relais et chauffe l’eau en cas de manque d’ensoleillement.


Comment entretenir un CESI ?

Rien d’obligatoire, mais pour préserver sa performance et allonger sa durée de vie, mieux vaut faire entretenir votre installation par un professionnel une fois par an, comme pour une chaudière.

Vos panneaux solaires, ces pourvoyeurs d’énergie, sont le cœur de l’installation. Les nettoyer régulièrement est donc recommandé pour obtenir toujours un bon rendement.
 

Quel est le prix d’un chauffe-eau solaire individuel ?

Tout d’abord, sachez que l’Ademe conseille d’acheter tous les composants de votre CESI chez un seul fabricant et de faire appel à un professionnel RGE pour l’installation. Le budget équipement, pose, mise en service dépend du dimensionnement des panneaux solaires et de la marque du ballon. Mais, à titre d’information, comptez entre 3 800€ et 5 500€ TTC pour 3 à 5 m2 de panneaux solaires et un ballon d’eau de 200 à 300 litres.

Dernier point, si votre logement a plus de 2 ans, vous pouvez bénéficier, sous réserve d’éligibilité, de certaines aides financières comme MaPrimeRénov', l’éco-prêt à taux zéro ou une TVA réduite à 5,5 %.

Le chauffe-eau électrique

Aujourd’hui, c'est le type de chauffe-eau le plus présent dans les habitations françaises, mais cette position est remise en cause par les nouvelles réglementations techniques visant à maîtriser la consommation énergétique des ménages. C'est en effet un des appareils électroménagers consommant le plus d'énergie (jusqu'à 15% des dépenses annuelles en électricité d'un foyer).
 

Chauffe-eau instantané ou cumulus électriques ?

Un chauffe-eau instantané est un appareil produisant de l'eau chaude sanitaire (ECS) à la demande, contrairement à un chauffe-eau à accumulation, qui conserve l’eau chaude dans un ballon, en vue d’une utilisation ultérieure.
Il existe cependant des chauffe-eau à semi-accumulation, c’est-à-dire qui peuvent chauffer l’eau en continu.

Le chauffe-eau électrique instantané

Il permet notamment de produire de l’eau chaude immédiatement et sans limitation de quantité, contrairement à un ballon d'eau chaude.
Très compact, il peut être installé partout à condition d'être situé à proximité d'un point d'eau et des équipements qu'il alimente pour que l'eau chauffée ne refroidissent pas trop vite en circulant dans les tuyaux.
Il ne nécessite pas beaucoup d'entretien (pas de tartre ni de corrosion en l'absence de ballon de stockage) et ne consomme de l'énergie que lorsqu'il fonctionne.
A noter cependant que son débit d’eau chaude, moins important que pour un chauffe-eau à accumulation, n'est pas forcément adapté un un foyer gros consommateur d'eau chaude sanitaire.

Le ballon d'eau chaude

On parle souvent de cumulus, pour ce modèle, du nom d'une célèbre marque de chauffe-eau accumulateur électrique. Comme le chauffe-eau instantané, le ballon électrique utilise une résistance et un thermostat pour chauffer l'eau pour ensuite la stocker dans un ballon et la maintenir à température jusqu'au moment où elle est utilisée.
On trouve 2 types de résistances :

  • la résistance stéatite qui n'est pas en contact direct avec l’eau ;
  • la résistance blindée qui est immergée dans l'eau.

Les modèles à résistance stéatite évitent la création de calcaire, offrent de bonnes performances sur le long terme et permettent davantage d’économies d’énergie que les modèles à résistance blindée, certes plus accessibles mais en proie à l’entartrage.
 

Quelle est la consommation électrique moyenne d’un ballon d’eau chaude ?

Un chauffe-eau consomme en moyenne 800 W d’électricité par an et par personne. Pour faire baisser la consommation électrique de votre ballon d’eau chaude, vous pouvez :

  • programmer le déclenchement automatique du chauffage du ballon en heures creuses,
  • mettre en place un entretien régulier ;
  • dimensionner le volume du ballon d’eau chaude à vos besoins pour ne pas chauffer plus d’eau que nécessaire ;
  • régler le thermostat à la bonne température.

 

3/ Comment optimiser le fonctionnement d'un chauffe-eau ?

Le bon fonctionnement du ballon d’eau chaude au gaz passe quant à lui par le respect de certaines normes d’installation et d'obligations d’entretien. Le décret n°2009-649 énonce les modalités de l’entretien obligatoire des chauffe-eau à gaz (il doit être effectué par un professionnel agréé, à la charge du locataire le cas échéant). Mais plusieurs astuces vous permettent également d’optimiser son fonctionnement et de réduire votre consommation d’eau chaude.

  • N’oubliez d’éteindre votre appareil (ou de baisser le thermostat au minimum en période de grand froid) lorsque vous partez en vacances.
  • Si votre appareil est installé dans une pièce non chauffée, pensez à l’isoler au maximum : cela vous permettra d’optimiser son rendement et de réduire sa consommation énergétique (calorifugeage du ballon d'eau chaude à l’aide de rouleaux de fibres végétales).
  • Pour réduire le gaspillage d’eau chaude, vous pouvez aussi installer des mousseurs sur vos robinets et privilégier les douches.

L'entretien et le détartrage d'un chauffe-eau

Il existe différents types de chauffe-eau : chauffe-eau instantané, à accumulation, chauffe-eau gaz, chauffe-eau thermodynamique... Tous ne requièrent pas le même entretien. Le chauffe-eau à gaz est le seul type de chauffe-eau à nécessiter un entretien annuel obligatoire.

Pour les autres types de chauffe-eau, les nombreux avantages de l'entretien devraient suffire à vous convaincre de le réaliser de façon régulière. Il permet en effet de prolonger la durée de vie de l'appareil, de limiter les risques de panne, d’optimiser ses performances et de diminuer sa consommation énergétique.
 

L'entretien annuel obligatoire des chauffes-eau à gaz

Le décret n°2009-649 énonce les modalités de l’entretien obligatoire des chauffe-eau à gaz. Il doit être effectué par un professionnel certifié, garant du suivi de votre appareil et de sa conformité avec les règles de sécurité en vigueur (entretien à la charge du locataire le cas échéant).

Cet entretien obligatoire consiste à :

  • nettoyer certaines parties du chauffe-eau (l’injecteur, la veilleuse et son filtre, les ailettes du corps de chauffe, les becs du brûleur) ;
  • détartrer le corps de chauffe ;
  • remplacer le clapet et le joint d’arrivée d’eau.

L’entretien est généralement prévu dans le contrat de maintenance établi avec un professionnel (plombier) et permet d’assurer le bon fonctionnement du ballon d’eau chaude gaz.
 

L'entretien d'un ballon d'eau chaude

Il peut se résumer à quelques opérations :

  • la vidange et le détartrage du ballon d’eau chaude ;
  • le nettoyage des différents éléments qui composent le ballon d’eau chaude ;
  • la vérification du bon état du groupe de sécurité sur les modèles électriques ;
  • la mesure de la pression.

Toutes ces opérations permettent de conserver un ballon d’eau chaude en parfait état de marche, mieux vaut donc ne pas les négliger.

Zoom sur la vidange d'un chauffe-eau

Elle permet d’ôter les résidus de calcaire et les autres sédiments stockés à l’intérieur de l’appareil. Elle est recommandée pour optimiser les performances de l’appareil et lors d’une absence prolongée et en cas de gel.
L’opération se résume à couper le courant (chauffe-eau électrique), à ouvrir la vanne de vidange pour vider le chauffe-eau (en reliant la cuve à un tuyau d’arrosage pour évacuer l’eau dans un évier ou à l’extérieur) puis à procéder au remplissage de la cuve.

Zoom sur le détartrage d'un chauffe-eau

Pourquoi détartrer son chauffe-eau ?

Comme la plupart des appareils et des équipements, le chauffe-eau doit être régulièrement entretenu pour fonctionner de manière optimale. L’entretien régulier du chauffe-eau - prévu en général via un contrat d’entretien annuel - assure en effet la longévité de cet équipement et permet également de réduire sa consommation d’énergie.

En fonction de la région dans laquelle est situé le logement, l’eau est plus ou moins dure. Les eaux dures (ou eaux entartrantes) sont constituées de nombreux minéraux. Or, sous l’effet de la chaleur, ces minéraux peuvent être à l’origine de la formation de dépôts de calcaire. Ce "tartre" se forme plus ou moins rapidement et s’accumule petit à petit sur les parois du réservoir ou de la cuve du chauffe-eau, sur sa résistance et sur l’anode de protection anti-corrosion.

Détartrer votre chauffe-eau de manière régulière permet de prolonger la durée de vie de sa résistance et de ralentir la corrosion et la dégradation de sa cuve. En plus de réaliser des économies d’énergie, le détartrage permet également de mieux maîtriser la température de l’eau sanitaire produite. En effet, un dépôt d’1 mm de tartre sur un corps de chauffe augmente la consommation d’énergie de 8%, et 10 mm de tartre peuvent être à l’origine d’une augmentation de 50%. Les dépôts de calcaire doivent donc être retirés de manière régulière, surtout si le logement est situé dans une zone à eau "dure ".

À quelle fréquence détartrer son chauffe-eau ?

Un chauffagiste (ou un plombier) doit venir contrôler l’état et le fonctionnement de votre chauffe-eau de manière régulière. Ces vérifications permettent de prolonger la durée de vie de votre chauffe-eau, d’optimiser ses performances et de diminuer sa consommation énergétique. La fréquence d’entretien dépend du type d’équipement. Un chauffe-eau gaz est par exemple soumis à un entretien annuel obligatoire, alors que l’entretien d’un chauffe-eau solaire peut être effectué tous les trois ans.

L’artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) vérifie l’état général de l’équipement, de la résistance et des raccords, l'absence de corrosion et de fuite, le fonctionnement et la régulation de l’appareil, les éléments de sécurité, l’état du fluide caloporteur… Tous ces contrôles sont consignés dans un cahier d’entretien.
Spécialiste de l’entretien des chauffe-eau, il vérifie l’état d’entartrage de votre appareil. Il peut procéder à son détartrage si besoin, en respectant les règles de sécurité préconisées.

Les étapes d'un détartrage

  • Après avoir coupé l’alimentation électrique et l’alimentation en eau du chauffe-eau, il procède à la vidange de la cuve (dans le cas d’un chauffe-eau à accumulation). Pour cela, il ouvre le robinet de purge situé sur le groupe de sécurité, et attend que toute l’eau s’en écoule.
  • Une fois le réservoir vide, il s'occupe de détartrer des différents éléments du chauffe-eau. A l'aide d’une brosse et d’un produit spécial, il retire les dépôts de calcaire présents sur la résistance électrique et sur l’anode. Il nettoie ensuite les dépôts accumulés dans le fond de la cuve.
  • Il remonte enfin la platine et le thermostat, avant de remplir à nouveau le chauffe-eau pour pouvoir le remettre en route.

En fonction de l’énergie utilisée par l'équipement, le tarif du détartrage peut varier. Le coût de détartrage d’un chauffe-eau gaz n’est par exemple pas le même que celui d’un chauffe-eau solaire ou thermodynamique. Votre chauffagiste pourra vous établir un devis et vous indiquer le prix de sa prestation avant de venir procéder au détartrage.
 

À qui confier l’entretien de son ballon d’eau chaude et pour quel budget ?

Seuls les ballons d’eau chaude à gaz sont soumis à un entretien obligatoire par un professionnel. Les autres modèles de ballon d’eau chaude peuvent être entretenus par les particuliers, sous réserve d’avoir les compétences requises.

Le coût de l’intervention d’un professionnel pour l’entretien d’un ballon d’eau chaude varie selon la nature de l’intervention, le lieu et l’artisan sélectionné. Il oscille le plus souvent entre 100 et 200€. À noter qu’il existe des contrats d’entretien annuel pour le chauffe-eau comme pour les chaudières gaz.
L’entretien d’un ballon d’eau chaude ne peut en revanche être financé par les aides accordées pour le financement des travaux énergétiques.

Le détartrage du chauffe-eau est-il à la charge du locataire ou du propriétaire du logement ?

C’est au propriétaire du logement d’assurer l’entretien du chauffe-eau. En effet, la loi française impose au propriétaire de mettre à disposition de ses locataires un logement décent (article 1719 du Code civil). Il doit être équipé d’installations de chauffage normales et le propriétaire doit en assurer l’entretien (articles 1719 et 1720 du Code civil).

Le réglage de la température du chauffe-eau

Le chauffe-eau permet d’alimenter un logement en eau chaude sanitaire. Le réglage de la température du chauffe-eau ne doit pas être effectué au hasard. Pour éviter les risques de brûlure mais également pour réduire la facture d’énergie, les réglages doivent être effectués avec soin.
 

Pourquoi régler la température du chauffe-eau ?

La température programmée sur le thermostat va permettre de chauffer l’eau à une certaine température. Cela vous garantit une eau suffisamment chaude sans toutefois chauffer trop fortement l’eau. En jeu : votre sécurité mais aussi votre consommation énergétique... et le montant de votre facture d’énergie. 

La sécurité

Une eau sanitaire chauffée à trop haute température par un chauffe-eau peut considérablement augmenter le risque de brûlure. De nombreux accidents domestiques sont recensés chaque année, ayant pour origine une température de chauffe-eau trop élevée.

Ces accidents sont notamment plus nombreux chez les jeunes enfants ainsi que chez les personnes âgées, qui ne possèdent pas forcément la vigilance nécessaire à l’ouverture du robinet d’eau chaude. En 3 secondes seulement, un enfant peut être victime d’une brûlure au 3e degré au contact d’une eau à 60°C(1).  Afin de réduire le risque de brûlure, veillez à ne pas régler la température à une valeur supérieure à 60°C.

Au contraire, une eau qui n’est pas suffisamment chauffée augmente le risque de prolifération bactériologique. Pour éviter une contamination de l’eau par la salmonelle, l’aspergillose ou bien encore la légionellose, il est conseillé de régler la température à une valeur supérieure à 50°C.
La température idéale se situe donc entre 50°C et 55°C.

Les économies d’énergie

Le chauffe-eau est un équipement très énergivore. Il représente en moyenne 12% de l’énergie consommée par un logement. Par conséquent, programmer le thermostat sur une température de chauffe-eau trop élevée vous obligera à utiliser plus d’eau froide tout en payant plus cher votre consommation d’énergie.
Pour réaliser des économies d’énergie sur votre prochaine facture, veillez à ne pas programmer une température de chauffe-eau gaz supérieure à 60°C.
           

Comment régler la température ?

Pour réaliser au mieux le réglage de la température, n’oubliez pas de vous référer à la notice d’utilisation de votre chauffe-eau.
Commencez par repérer le bouton de commande : il est généralement apparent ou sous une trappe amovible. Si la commande du thermostat se situe sous un couvercle de protection, dévissez le couvercle en faisant attention à ne pas perdre les vis.

Tournez la molette ou la vis de réglage vers le + ou le – selon si vous souhaitez augmenter ou réduire la température de l’eau. Puis revissez le boîtier de protection et remettez le courant au niveau de votre chauffe-eau.

Pour vous assurer du bon réglage, vous pouvez vérifier la température du chauffe-eau quelques jours plus tard à l’aide d’un thermomètre placé sous l’eau chaude du robinet. En cas de doute sur le réglage, n’hésitez pas à faire appel à un artisan RGE.

Le détartrage du chauffe-eau est-il à la charge du locataire ou du propriétaire du logement ?

C’est au propriétaire du logement d’assurer l’entretien du chauffe-eau. En effet, la loi française impose au propriétaire de mettre à disposition de ses locataires un logement décent (article 1719 du Code civil). Il doit être équipé d’installations de chauffage normales et le propriétaire doit en assurer l’entretien (articles 1719 et 1720 du Code civil).

Comment savoir si la consommation de votre chauffe-eau est correcte ?

L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) estime à environ 12% la consommation d’un chauffe-eau sur la consommation énergétique totale d’un foyer1. Pour un couple avec deux enfants, la consommation d’un chauffe-eau représente ainsi un coût compris entre 250 et 350€ à l’année avec un chauffe-eau au gaz naturel.

Comment réduire ou mieux contrôler la consommation d’un chauffe-eau ?

Vous avez le sentiment que votre facture énergétique explose ou que vous consommez trop d’eau chaude sanitaire ? Voici comment mieux maîtriser votre consommation.

Entretenez votre appareil

L’entretien d’un ballon d’eau chaude participe au bon fonctionnement de l’appareil. Pensez donc à entretenir régulièrement votre chauffe-eau pour optimiser ses performances. Veillez en particulier à ce que les éléments de votre chauffe-eau ne soient pas trop endommagés par le calcaire contenu dans l’eau .

Adoptez les bons gestes pour une meilleure gestion de l’eau chaude

Quelques gestes simples appliqués au quotidien permettent d’avoir une meilleure gestion de l’eau chaude et de diminuer la consommation d’un chauffe-eau comme :

  • privilégier les douches aux bains ;
  • ne pas laisser couler l’eau chaude lors du brossage de dents ;
  • régler la température de l’eau du chauffe-eau pour éviter une surconsommation inutile (l’idéal est une température de l’eau comprise entre 55°C et 60°C)3.

Choisissez le bon modèle de chauffe-eau

Il existe aujourd’hui une large gamme de chauffe-eau disponibles sur le marché. Certains sont plus économes que d’autres. En construction neuve comme dans le cas de travaux de rénovation énergétique, le choix du bon chauffe-eau est une première étape incontournable pour réaliser des économies d’énergie. Soyez notamment vigilant(e) sur la taille du chauffe-eau qui doit être adaptée à vos besoins, à la configuration de votre logement et à la composition de votre foyer.

Installez le chauffe-eau au bon endroit

Plus un chauffe-eau est installé loin des lieux où vous avez besoin d’eau chaude, plus les risques de déperditions de chaleur sont importants. Dans la mesure du possible, privilégiez donc une installation de votre chauffe-eau à proximité de la salle de bains et/ou de la cuisine.

Le groupe sécurité d'un chauffe-eau

Le groupe de sécurité sur un chauffe-eau est l’une des pièces majeures de l’appareil. Composé d’un clapet antiretour, d’une vanne d’arrêt quart de tour, d’une soupape de sécurité et d’une molette, le groupe de sécurité d’un chauffe-eau remplit plusieurs fonctions :

  • maintenir la pression à l’intérieur du chauffe-eau sous les 7 bars ;
  • bloquer les remontées d’eau chaude dans le réseau d’eau froide ;
  • stopper l’arrivée d’eau froide lors de la vidange du chauffe-eau.
Le groupe sécurité pour un chauffe-eau Le groupe sécurité pour un chauffe-eau

Comment choisir un groupe de sécurité pour chauffe-eau ?

Le groupe de sécurité pour un chauffe-eau peut prendre plusieurs formes selon le type d’appareil qui équipe votre logement. On distingue ainsi les modèles de groupes de sécurité coudés et des modèles de groupes de sécurité droits, des modèles en laiton et des modèles en inox, etc.
Si vous souhaitez remplacer le groupe sécurité du chauffe-eau, optez pour un modèle qui présente les mêmes caractéristiques que celui d’origine. Ainsi vous conserverez les mêmes performances tout en assurant le bon fonctionnement de votre appareil. N’hésitez pas pour cela à faire appel à un professionnel qui saura vous orienter vers le bon choix de groupe de sécurité pour votre chauffe-eau.
 

Combien coûte un groupe de sécurité ?

Selon ses caractéristiques et selon les modèles, le coût d’un groupe de sécurité pour chauffe-eau varie entre une vingtaine et une cinquantaine d’euros, voire un peu plus. Au prix du groupe de sécurité, il convient d’ajouter l’intervention d’un professionnel pour son remplacement lorsque vous ne disposez pas des compétences techniques nécessaires pour le réaliser vous-même.
À l’inverse de l’investissement dans un appareil de chauffage sanitaire éligible, l’achat d’un groupe de sécurité seul ne permet pas de prétendre aux aides accordées pour le financement de travaux énergétiques.

 

 

4/ Comment bien choisir son chauffe-eau ?

Avant de demander des devis pour l’installation ou le remplacement de votre chauffe-eau ou de votre ballon d'eau chaude, vous devez identifier précisément l’appareil qu’il vous faut. En fonction de ses caractéristiques, son prix peut en effet varier.

  • La contenance de votre ballon d’eau chaude. Plus vos besoins en eau chaude sanitaire sont importants, plus la capacité de votre ballon de stockage doit être élevée. Pour évaluer vos besoins, vous devez tenir compte de 2 éléments du nombre de personnes qui habitent la maison (une famille nombreuse consomme nécessairement plus d’eau chaud et du nombre de robinets d’eau chaude : machines à laver, baignoires, lave-mains… listez vos appareils énergivores pour estimer votre consommation.
    Sachez pour information qu’une personne consomme chaque jour environ 50 à 60 litres d’eau chaude à 45°C. un couple aura donc besoin d’un ballon de 100 litres minimum alors qu’une famille de 5 choisira un ballon de 250 litres minimum. Bien entendu, le prix du ballon augmente avec sa contenance, mais il n’est pas directement proportionnel - et également de la configuration où il sera posé.
  • Les contraintes de votre logement. Le chauffe-eau existe en version verticale et en version horizontale. Selon l’espace disponible pour son installation, il vous faudra privilégier l’un ou l’autre de ces modèles de chauffe-eau.
  • La marque de votre cumulus. Attention : un prix plus élevé ne vous garantit pas une meilleure qualité, ni une garantie produit plus étendue. Pour identifier le bon fabricant, fiez-vous notamment au bouche-à-oreille, à la e-reputation de l’entreprise et à la durée de la garantie.

A noter : sous conditions, vous pouvez prétendre à certaines aides pour réduire le coût de votre investissement.

 

5/ Les critères de variation du prix d'un chauffe-eau

La contenance et la marque de votre chauffe-eau ne sont pas les seuls critères de variation du prix. En effet, les contraintes de pose rentrent en ligne de compte pour établir un devis. Sachez notamment que le remplacement d’un appareil coûte sensiblement plus cher qu’une installation dans le neuf : le remplacement implique de déposer l’ancien chauffe-eau. Autant de temps légitimement facturé par l’artisan. Le remplacement d’un appareil de chauffage ECS nécessite en outre, parfois, de modifier les alimentations et les réseaux. La main d’œuvre augmente alors le prix de l'appareil.

Un modèle suspendu coûte légèrement plus cher qu’un modèle à poser : là encore, la charge de travail de l’installateur est supérieure et justifie cet écart de prix. L’emplacement de l’équipement - confiné dans les combles ou facilement accessible dans votre garage - peut aussi faire varier les tarifs.
Le prix varie aussi en fonction du type de chauffe-eau : à performances égales, un modèle instantané coûte moins cher qu’un modèle à accumulation.

Le prix d’un chauffe-eau varie ainsi de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros. Pour payer le juste prix, n’hésitez pas à demander plusieurs devis comparables.

  • Pour un chauffe-eau au gaz, comptez entre 600€ et 2 000€ TTC, matériel et pose inclus.
  • En comparaison, le coût du chauffe-eau électrique, moins performant sur le plan de la rentabilité, est à peine inférieur (150€ à 1 500€).
  • Le CET (chauffe-eau thermodynamique) et le CESI (Chauffe-eau solaire individuel) nécessitent des investissements largement plus importants (respectivement entre 2 500€ et 4 000€, et entre 4 500€ et 7 000€).

Financer l'achat d'un chauffe-eau

En fonction du type de chauffe-eau et sous conditions, vous pouvez prétendre à certaines aides financières pour l’achat de votre chauffe-eau (aides de l’Anah, subventions locales, primes diverses...).

Voir les différentes aides