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Électricité photovoltaïque : autoconsommation ou revente ?

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Depuis 2017, les particuliers qui produisent leur électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques ont la possibilité de la consommer, de la revendre, ou de revendre uniquement le surplus. Quels sont les avantages de l’autoconsommation photovoltaïque et de la revente du surplus ? Quels sont les critères à prendre en compte avant de vous lancer dans la production d’énergie photovoltaïque ?

Production d’électricité photovoltaïque : revendre ou consommer, ou les deux ?

L’énergie photovoltaïque a plus d’un avantage : elle est écologique, renouvelable, et elle permet de bénéficier d’aides financières non négligeables tant à l’installation que sur le long terme par le biais d’exonérations sur l’impôt sur le revenu. Trois solutions s’offrent aux particuliers pour produire et autoconsommer leur électricité photovoltaïque.

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La revente de toute l’électricité photovoltaïque produite

Le premier cas, le plus connu, est la revente de toute l’électricité photovoltaïque produite chez vous. Vous pouvez revendre à EDF ou à un autre fournisseur d’énergie l’électricité photovoltaïque que vous avez produite, à condition que votre installation ait été effectuée par un entrepreneur, facture à l’appui. Il vous faut signer un contrat d’approvisionnement d’une durée de 20 ans avec EDF OA (obligation d’achat). Le prix d’achat de l’électricité produite par panneaux solaires est révisé tous les ans à la date anniversaire de la signature du contrat.

La consommation de toute l’électricité photovoltaïque produite

Depuis 2017, vous avez le choix d’autoconsommer l’électricité photovoltaïque produite chez vous. Votre installation ne doit pas dépasser la puissance de 3kWc (kilowatt-crête, c’est-à-dire la puissance maximale du dispositif), et ne doit pas être raccordée au réseau. Vous consommez instantanément ce que vous produisez, ce qui vous permet de faire des économies sur votre facture d’électricité. Il convient donc de ne pas surdimensionner l’installation pour qu’elle reste rentable. Vous devez signer auprès d’ENEDIS ou de votre entreprise locale de distribution (EDL), selon le cas, une convention d’autoconsommation (CAC).

La consommation de l’électricité photovoltaïque produite et la revente du surplus

La dernière solution consiste à autoconsommer l’électricité photovoltaïque dont vous avez besoin et à revendre le surplus, ce qui permet d’obtenir à la fois une diminution du montant de votre facture d’électricité et un revenu annuel en fonction des kWh revendus. Vous percevez pendant 5 ans une prime qui est calculée en fonction de la dimension de votre installation.

Quels sont les critères à prendre en compte avant l’installation de panneaux photovoltaïques pour l’autoconsommation ?

Le photovoltaïque, c’est fantastique, mais ne cédez pas aux sirènes des démarcheurs qui vous promettent monts et merveilles. Avant de franchir le pas, il faut prendre en compte un certain nombre de facteurs.

Vos besoins énergétiques

Avant d’opter pour une solution plutôt qu’une autre, essayez de déterminer précisément vos habitudes de consommation électrique. Si vous n’êtes pas là de la journée et si vous vous absentez pendant les vacances estivales, ce qui fait que votre consommation d’électricité n’est pas à son maximum en journée quand le soleil permet de produire de l’électricité, privilégiez la revente totale à l’autoconsommation. L’idéal est d’estimer votre "bruit de fond" (c’est-à-dire votre consommation minimale) qui correspond à la consommation de vos appareils fonctionnant tout le temps. Si votre production d’électricité couvre leur consommation, il peut être intéressant d’opter pour l’autoconsommation.

Le taux d’ensoleillement de votre région

Les panneaux photovoltaïques ne sont pas rentables partout dans le monde. L’ADEME met à disposition une carte d’ensoleillement de la France qui vous permet de vérifier la rentabilité de votre installation.

La place disponible

Un autre facteur à prendre en compte est l’intégration au bâti. Il n’est pas nécessaire d’installer les panneaux photovoltaïques sur la toiture : de nombreuses techniques existent désormais pour poser des panneaux solaires chez soi, sur du bardage, des brise-soleil, des murs-rideaux, par exemple. Installer des panneaux solaires sur des équipements peut se révéler coûteux et vous fait perdre les primes d’intégration au bâti.

L’optimisation de votre consommation d’électricité

Si vous pratiquez l’autoconsommation de l’électricité photovoltaïque produite, vous aurez peut-être à changer vos habitudes de consommation : faire tourner le lave-linge et le lave-vaisselle ou chauffer l’eau sanitaire pendant la journée plutôt que le soir ou la nuit, par exemple, quand les panneaux solaires produisent de l’électricité, afin de consommer en instantané. Vous pouvez pour cela vous équiper de boxes qui mettent en route les appareils lorsque de l’électricité photovoltaïque est produite pour éviter la perte du surplus (ou sa revente à un tarif désormais peu rentable).

Les coûts d’installation et de fonctionnement

C’est le nerf de la guerre. Néanmoins, une bonne nouvelle : les coûts ont énormément baissé ces dernières années, et il faut compter aujourd’hui entre 2 000 et 2 500 € par kilowatt-crête posé*. Le coût d’entretien n’est pas élevé non plus, et les dispositifs ont une durée de vie qui oscille entre 20 et 25 ans à l’heure actuelle. Il faut toutefois ajouter, en cas de revente partielle ou totale du surplus, le TURPE (tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité) facturé par ENEDIS ou votre EDL, soit 15 € par mois pour la revente du surplus et 40 € par mois pour la revente totale. Le seul coût important est l’éventuel remplacement de l’onduleur. Attention, cela peut coûter jusqu’à 2 000 €.

Le tarif de revente du surplus

Pour calculer la rentabilité de votre installation si vous décidez de revendre le surplus ou la totalité de votre production d’électricité photovoltaïque, il faut connaître le prix de rachat par le fournisseur d’énergie. C’est la CRE qui détermine le tarif d’achat de l’électricité produite chaque trimestre. Notez que ce tarif est en baisse constante ces dernières années. Toutefois, en autoconsommation, cela peut rester très intéressant financièrement, et la bonne nouvelle est que les fournisseurs d’énergie proposent désormais des solutions d’autoconsommation solaire tout compris, comme l'offre My Power d'ENGIE**.

*https://www.inc-conso.fr/content/panneaux-photovoltaiques-revendre-ou-autoconsommer **MyPower : Jusqu'à600€TTC d'économies sur votre facture d'électricité. Le calcul des économies est réalisé à partir de données de production issues du site PVGis (prenant en compte l’inclinaison et l’orientation du toit), de données de consommation estimées grâce à la date de construction du logement et le nombre d’occupants (références obtenues avec le rapport RAGE 2014, ADEME) et d’un taux d’autoconsommation fixé à 90%.Le montant en euros est calculé en multipliant les kWh autoconsommés (production solaire multipliée par le taux d’autoconsommation) avec un prix du kWh fixé à 0,176€ pour les 10 prochaines années. Ce prix est défini sur base du tarif réglementé Heures Pleines 9kVA applicable au 1er février 2018 sur lequel est appliqué une augmentation de 2,5% par an sur les 10 prochaines années. Informations données à titre indicatif, qui ne tiennent pas compte des habitudes de consommation, du contrat d’énergie souscrit et de l'éventuelle revente sur le réseau. Exemple pour 600€ d’économies / an : maison située dans la zone la plus ensoleillée de France, orientée plein sud, inclinaison du toit 30°par rapport à l’horizontal, logement construit avant 1948, surface de 100 m², composé de 4 personnes et puissance installée de 2,6kWc, soit 10 panneaux. Installation en une journée : sous réserve de conditions météorologiques et d’accès favorables. 1040€ de prime –retour de déc201. La prime de 1040€ correspond à un kit photovoltaïque en autoconsommation MyPower standard de 2,6kWc. Le montant est obtenu en multipliant la puissance installée (2,6kWc) par une prime de 400€/kWc installé conformément à l’arrêté tarifaire du9 mai 2017. Cette prime sera versée sur 5 années, soit 208€ par an.

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