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Récupérateur d'eau de pluie : concilier geste éco-citoyen et économies

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Chaque Français consomme aujourd’hui plus de 150 litres d’eau par jour. Comment préserver la ressource “eau”  ? Découvrez les solutions pour la récupération des eaux de pluie dans cet article.

La récupération de l'eau de pluie génère des économies importantes: L'économie réalisée serait de 250 € par an pour une famille de 4 personnes.

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Avec l'augmentation du niveau de vie, chaque Français consomme aujourd’hui plus de 150 litres d’eau par jour, soit 3 fois plus qu’il y a 30 ans1. Comment préserver la ressource “eau” face à cette explosion des besoins domestiques ? La récupération des eaux de pluie pour des usages bien définis est une solution encouragée par l'État et qui vous permet de faire des économies.

Principes de fonctionnement de la récupération d’eau de pluie

Assez simple à installer, un récupérateur d'eau de pluie comprend quatre éléments :

  • Un revêtement de toit et des gouttières adaptés : l'amiante-ciment et le plomb sont interdits pour un usage intérieur. Avec un toit de 100 m2, vous pouvez récupérer gratuitement de 3 000 à 60 000 litres d'eau de pluie par an, selon la pluviométrie de votre région ;
  • Un système de filtration pour supprimer impuretés, microbes, bactéries, produits toxiques… Selon les usages, il s'agit d'un filtre à membrane ou osmoseur, d'un filtre céramique ou d'un stérilisateur UV (qui nettoie 99 % des bactéries) ;
  • Une cuve de stockage des eaux de pluie, de surface ou enterrée, en béton, en polyéthylène, voire en polyester souple prenant la forme d'un gros coussin. Son volume dépend là encore des usages : 500 litres suffisent pour l'arrosage d'appoint, 10 000 litres multiplient les possibilités ;
  • Une pompe distribuant l'eau vers les points de consommation.

Les usages possibles

Les usages autorisés sont à la fois extérieurs et intérieurs :

  • Dans le jardin, l'arrosage bien sûr, mais aussi le lavage de la terrasse ou de la voiture, voire le remplissage partiel de la piscine avec pour système de filtration un stérilisateur UV ;
  • Dans la maison, l'alimentation de la chasse d'eau des toilettes, le lavage des sols et même celui du linge à la condition de traiter l'eau de pluie. En revanche, l'usage dans la douche ou pour le lave-vaisselle est proscrit. L'utilisation intérieure entraîne un entretien annuel obligatoire des équipements2.

Le propriétaire d'un récupérateur doit faire une déclaration d’usage en mairie conformément à l’article R 2224-19-4 du code général des collectivités territoriales.


Les avantages écologiques et économiques

On estime que 45 % de l’eau consommée en France pourrait être issue de l’eau de pluie, ce qui serait une solution durable à l’assèchement des nappes phréatiques. La récupération limiterait également les risques d'inondation en milieu urbain, où les sols sont imperméabilisés par l’asphalte et le béton qui les recouvrent.

Au-delà du geste éco-citoyen, la récupération de l'eau de pluie génère des économies importantes :

  • Des économies d’eau et d’énergie : le prix de l'eau augmente chaque année de 10 % et il variait en moyenne de 3,50 à 4,15 € le m3 en 2014. 1/3 de la consommation d’eau d'un ménage est attribué au seul fonctionnement des toilettes. Avec une cuve de récupération, il serait possible d’économiser jusqu’à 50 % sur le montant annuel de la facture en eau3.
  • Une durée de vie prolongée du matériel électroménager et une baisse de la consommation de produits détergents : plus douce que l'eau courante, parfois très calcaire, l'eau de pluie préserve du tartre et accroît l'efficacité des savons et lessives. L'économie réalisée serait de 250 € par an pour une famille de 4 personnes.

L'investissement initial varie de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros, selon la complexité du système et de son installation. Grâce aux économies qu’il permet, il peut être assez vite amorti.


Les aides financières possibles

  • La TVA sur l'installation d'un récupérateur d'eau de pluie bénéficie d'un taux préférentiel de 10 % depuis le 1er janvier 2014.
  • L'ANAH a mis en place des subventions finançant jusqu'à des 50 % des travaux améliorant l’efficacité énergétique des foyers.
  • Certaines collectivités locales subventionnent les récupérateurs d'eau de pluie, comme les Conseils Généraux des Hauts-de-Seine (jusqu'à 50 %) et de la Martinique (de 50 à 90 %)4.
  • Un Crédit impôt a été voté dans le cadre de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006. Il est de 15 % du montant des équipements éligibles, mais plafonné (jusqu'au 31 décembre 2015) à 8 000 € pour une personne seule et 16 000 € pour un couple marié soumis à imposition commune.

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1 Source : Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie
2 Service-Public.fr
3 VosEconomiesdenergie.fr
4 Calculeo.fr

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